<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://berry-aspas.spaces.live.com/mmm2008-05-17_13.22/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fberry-aspas.spaces.live.com%2fcategory%2fLivres%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Michelle,l'Amie des Animaux: Livres</title><description /><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catLivres</link><language>en-US</language><pubDate>Thu, 24 Jul 2008 15:37:26 GMT</pubDate><lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 15:37:26 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-5662579787166539668</live:id><live:alias>berry-aspas</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>Rencontre avec Elisabeth de Fontenay L'homme, cette drôle de bête</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9616.entry</link><description>&lt;span&gt;Rencontre avec Elisabeth de Fontenay&lt;/span&gt;
      &lt;h2&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/07/17/lhomme-cette-drole-de-bete"&gt;L'homme, cette drôle de bête&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt; 
        &lt;div&gt;
        Par Catherine David        &lt;/div&gt;
        &lt;div&gt;
        &lt;div align=justify&gt;
&lt;p&gt;
&lt;b&gt;Dans un livre magistral, la philosophe poursuit sa réflexion sur la frontière invisible entre le monde animal et le genre humain&lt;/b&gt;

&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;i&gt;«Sans offenser le genre 
humain»&lt;/i&gt;, on pourrait lui dire ses quatre vérités. Lui dire par exemple qu'il n'est pas seul au monde, que la &lt;i&gt;cause animale&lt;/i&gt;
est aussi la sienne, et qu'il se détruit de l'intérieur en martyrisant
les bêtes, tandis que la biodiversité se réduit comme une peau de
chagrin. Lui demander à quoi il emploie ses qualités spécifiques, ses
miracles techniques, ses pouvoirs exorbitants. L'inviter à prendre
conscience des souffrances qu'il inflige étourdiment à des êtres sans
défense, au nom de la raison du plus fort. Lui rappeler qu'il n'est pas
seul à jouir, à souffrir et à mourir. Et que les êtres vivants ne sont
pas des objets comme les autres. Est-il honteux, est-il ridicule d'être
bouleversé par la souffrance d'un cheval ou d'un phoque, par les
abattoirs, par les massacres de vaches folles et de volatiles suspects
de sras? Mais est-il admissible d'exposer, comme le fait l'artiste
d'avant-garde Eduardo Kac, des lapins fluorescents, des &lt;i&gt;«organismes artistement 
modifiés»&lt;/i&gt;, des monstres au goût du jour destinés à satisfaire une &lt;i&gt;«sinistre pulsion scopique»&lt;/i&gt;?

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
La question est lancinante. Faut-il 
reléguer aux calendes grecques l'examen de la question animale, sous prétexte 
que les souffrances infligées aux humains seraient plus graves, et en quelque 
sorte sacrées ? Ou faut-il au contraire araser toute différence, détruire la 
vieille notion d'exception humaine, traiter l'animal comme un homme, promouvoir 
les grands singes au rang de sujets de droit ? Ni l'un ni l'autre, mon capitaine 
!&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Une matriarche de la 
Bible&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;b&gt;
&lt;/b&gt;A ce dilemme effrayant, Elisabeth de Fontenay n'en finit pas de
s'affronter, de livre en livre, tout en frayant pour la philosophie une
voie nouvelle, une éthique généreuse qui refuse les stéréotypes des
deux camps. &lt;i&gt;«Je suis assise entre 
deux chaises et je tiens à cette position.»&lt;/i&gt; Défendre la cause animale, oui. 
Offenser le genre humain, non. Plaider pour le respect des autres formes de vie, 
oui. Mais sans dénier pour autant à l'homme sa place singulière - à la condition 
de reconnaître que cette singularité n'est pas un privilège mais une charge.

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;div&gt;&lt;div style="width:170px"&gt;
&lt;img src="http://bibliobs.web2.rue89.typhon.net/files/Sylvie Prioul/EdeFontenay2%C2%A9Patrick Gaillardin drsp.jpg" title="EdeFontenay2©Patrick Gaillardin drsp.jpg" alt="EdeFontenay2©Patrick Gaillardin drsp.jpg" width=170 height=248&gt;
&lt;div style="width:170px"&gt;
&lt;div&gt;©Patrick Gaillardin&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Elisabeth de Fontenay est née en 1934. Agrégée
de philosophie, on lui doit notamment «les Figures juives de Marx»
(1975), «le Silence des bêtes» (1998) et «Diderot ou le matérialisme
enchanté» (2001).&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;On le voit, loin d'être offensé, le genre humain est honoré par
le courage d'une personne telle qu'Elisabeth de Fontenay, libre et
lucide, une matriarche de la Bible qui aurait lu Diderot (1). Héritière
des Lumières, brillant produit du système éducatif français, élève de
Vladimir Jankélévitch, admiratrice de Hans Jonas, elle a conscience
d'être une &lt;i&gt;«marginale»&lt;/i&gt;, une émigrée de l'intérieur. Et bien
sûr, c'est grâce à ce regard excentré (et parfois excentrique!) qu'elle
réussit à mettre en évidence ce que d'autres passent tranquillement
sous silence - et à faire entrer de plein droit la compassion dans la
philosophie. Mais d'où lui vient ce point de vue décalé qui rend sa
vision irremplaçable ? &lt;i&gt;«Au collège catholique de Sainte-Marie où j'ai fait mes 
études sans savoir que ma mère était juive, j'étais plutôt indisciplinée je me 
sentais différente, mais mes camarades me trouvaient «chevaleresque» et les 
religieuses m'aimaient bien parce que j'étais bonne en versions grecque et 
latine.»&lt;/i&gt;

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
Née en 1934, juive par sa mère et châtelaine par son père, Elisabeth de
Fontenay porte son nom avec un mélange de nostalgie et de fierté,
heureuse de ce métissage compliqué. A la voir vivre et penser, on
devine que les contradictions existentielles qui font la trame de sa
biographie ne sont pas appelées à être résolues, mais exaltées et
sublimées. Et quand on l'interroge sur les racines de sa vocation
philosophique, elle parle de l'essentiel. &lt;i&gt;«Ma mère venait d'une famille d'Odessa, son 
nom de jeune fille était Hornstein, ses parents et elle avaient débarqué en 
France en 1905 à cause des pogroms. Ils étaient très cultivés, soucieux 
d'intégration dans la culture française et absolument pas religieux. Au collège, 
j'ai toujours eu le sentiment que j'étais différente de mes petites camarades. 
Et puis... presque toute la famille de ma mère est morte à Auschwitz. La mère de 
ma mère, la sœur de ma mère et son mari, ainsi que leurs deux enfants qui 
avaient le même âge que moi et mon frère. Micheline et Daniel Feinstein, 11 ans 
et 9 ans. Nous passions nos vacances ensemble, on jouait aux gendarmes et aux 
voleurs. Ils ont été déportés en mars 1944. Dénoncés, probablement par des 
voisins. Aucun d'entre eux n'avait jamais porté l'étoile 
jaune.»&lt;/i&gt;

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
Les auditeurs de France-Culture connaissent bien cette voix grave qui
parfois monte jusqu'au cri ou se réduit à un chuchotement passionné,
cette intelligence irriguée par l'émotion, ce mélange de simplicité
paysanne et de sophistication intellectuelle. Et l'inquiétude
perpétuelle qui émane de tout son être. &lt;i&gt;«Pendant toute ma jeunesse, j'ai 
été littéralement tétanisée par l'idée que ma mère aurait pu être déportée et 
gazée, elle aussi. Mais j'ai eu de la chance, je n'ai pas perdu mes parents, ma 
mère a survécu, à 90 ans, elle me récitait encore la «Nuit d'octobre» de 
Musset.»&lt;/i&gt; Un buste de plâtre rose sur la cheminée et d'envahissants tapis 
d'Orient témoignent encore de sa présence tant aimée dans l'appartement parisien 
d'Elisabeth de Fontenay.

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;i&gt;«Mon père était un brillant 
avocat, officier de carrière, issu d'une vieille famille terrienne. Il faisait 
ses pâques, mais il était pour le Front populaire. Et il préférait la chasse à 
la messe. Pendant la guerre, il s'est engagé très activement dans la Résistance. 
En janvier 1944, il a été nommé commissaire de la République à Rouen, dans la 
clandestinité. Ensuite il est devenu directeur de l'ENA pendant dix-sept ans, 
pour former des fonctionnaires qui ne soient plus des traîtres.»&lt;/i&gt;
C'est paradoxalement grâce à ce père chasseur, en compagnie des cockers
de la meute, que la future philosophe des bêtes a développé son amour
pour celles-ci, &lt;i&gt;«surtout les mammifères et parmi eux les chiens, les vaches 
et les chevaux... Et les animaux domestiques ont une biographie, vous savez. Ce 
qui m'importe, c'est l'animal en tant qu'individu, chaque oiseau mazouté...»&lt;/i&gt;
Et c'est bien à un renversement des rôles qu'elle nous invite, dans le
sillage d'un texte extraordinaire de son ami Jacques Derrida, «Cet
animal que donc je suis» (du verbe &lt;i&gt;suivre&lt;/i&gt;!), où le philosophe, nu dans 
sa salle de bains, se sent regardé par son chat. Cependant, même le chat de 
Derrida n'écrit pas de livres et, pour Elisabeth de Fontenay, il serait 
désastreux de renoncer à l'idée d'une exception humaine, dans la mesure 
justement où elle fonde notre responsabilité.&lt;br&gt;

&lt;h3&gt;&lt;b&gt;Le propre-de-l'homme&lt;/b&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p align=justify&gt;
&lt;b&gt;
&lt;/b&gt;Après «le Silence des bêtes», ce livre qui a fait date dans
l'histoire de la philosophie, elle persiste et signe et scrute son
obsession. Qu'en est-il, finalement, de cette fameuse frontière
invisible que l'on appelle vaguement le propre-de-l'homme?
Existe-t-elle? A quoi sert-elle? Est-il souhaitable de l'abolir? &lt;i&gt;«On peut aller très loin 
dans la protection des animaux sans demander pour autant l'extension des droits 
humains aux grands singes. Il est vrai que nous sommes des primates, avec 99% de 
gènes en commun avec les chimpanzés. Mais la science ne peut dicter le droit. Sa 
fonction est de décrire le réel, pas d'édicter une norme. Nous sommes une espèce 
animale mais nous nous déclarons genre humain. Il ne s'agit pas tant de défendre 
nos droits que de reconnaître nos devoirs.»&lt;/i&gt;

&lt;div align=justify&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p align=justify&gt;
Car ce qui est en question, dès qu'il s'agit des bêtes, c'est bien la
destinée de l'être humain au sens défini, superbement, par &lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/arthur-rimbaud"&gt;Rimbaud&lt;/a&gt;: &lt;i&gt;«Voleur de feu, chargé de l'humanité des 
animaux mêmes.»&lt;/i&gt; Ces animaux... qui nous regardent.

&lt;p align=right&gt;
&lt;i&gt;C.D.&lt;/i&gt; 

&lt;p align=justify&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;«Sans offenser le genre humain. Réflexions sur la cause 
animale»,&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt; par Elisabeth de Fontenay, Albin Michel, 216 p., 18 
euros.&lt;/i&gt;

&lt;p align=justify&gt;
(1)&lt;i&gt; «Diderot ou le matérialisme 
enchanté», Grasset, 1979.&lt;/i&gt;

&lt;p align=center&gt;
&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/critiques_obs"&gt;&lt;i&gt;Toutes les critiques de l'Obs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

&lt;p align=center&gt;
&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/entretien"&gt;&lt;i&gt;Tous les entretiens parus sur BibliObs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; 

&lt;p align=left&gt;
Source: «le Nouvel Observateur»  du 17 juillet 2008.

        &lt;/div&gt;
      
&lt;br&gt; 
        &lt;div&gt;
                &lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
      
      &lt;div&gt;
     17/07/2008&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span&gt;52 lectures&lt;/span&gt;&lt;li&gt;&lt;br&gt;&lt;/ul&gt;       &lt;/div&gt;
      
      &lt;div&gt; 
      &lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/elisabeth-de-fontenay" rel=tag title=""&gt;Elisabeth de Fontenay&lt;/a&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/genre-humain" rel=tag title=""&gt;genre humain&lt;/a&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/monde-animal" rel=tag title=""&gt;monde animal&lt;/a&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/philosophie" rel=tag title=""&gt;philosophie&lt;/a&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://bibliobs.nouvelobs.com/sans-offenser-le-genre-humain" rel=tag title=""&gt;Sans offenser le genre humain&lt;/a&gt;&lt;li&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/comment/reply/6358&lt;br&gt;&lt;/ul&gt;      &lt;/div&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Rencontre+avec+Elisabeth+de+Fontenay+L'homme%2c+cette+dr%c3%b4le+de+b%c3%aate&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9616.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9616.entry</guid><pubDate>Thu, 17 Jul 2008 13:01:34 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9616/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9616.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-07-17T13:01:34Z</dcterms:modified></item><item><title>Une vie de cochon</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9471.entry</link><description>&lt;font size=5&gt;&lt;strong&gt;Une vie de cochon&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;
&lt;font size=3 color="#990000"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les affres de la vie des
cochons d'élevage et des travailleurs qui s'en occupent... Attention,
dans ce livre, il n'y a que la couverture qui soit mignonne et rose !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;div align=right&gt;
&lt;font size=2 color="#888888"&gt;04/07/2008&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;


		&lt;table border=0&gt;
			&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;
				&lt;td align=center&gt;
				

		
	
	
	
	
	
	
	
	
	
	







	&lt;br&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;



		


&lt;table width=300 align=left&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td align=center&gt;

&lt;a href="http://www.cocooking.fr/diaporama.cfm?id=108101&amp;amp;page=1"&gt;&lt;img src="http://www.cocooking.fr/objets/400/13712.jpg" title="  La Découverte" width=300 border=0&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;

&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
		
		
		
		






&lt;div align=justify&gt;
Bien que la narratrice soit une petite fille, ce roman n'est clairement
pas à offrir à un enfant... En une centaine de pages, Solenn nous
raconte sa vie entre ses copains, son frère, son père routier et
surtout sa maman, employée dans une porcherie industrielle. Dès qu'elle
le peut, Solenn va aider cette dernière et s'étonne à chaque instant de
la violence de cet univers pour les animaux comme pour les hommes. &lt;br&gt;Voici un récit d'une simplicité déconcertante qui en dit bien plus que de nombreux rapports officiels sur l'élevage industriel. 
&lt;br&gt;&lt;b&gt;Parce que ce que la viande que nous mangeons ne pousse pas en
barquette dans les rayons de supermarchés, nous avons voulu en savoir
un peu plus pour consommer mieux. Nous avons donc posé nos questions à
Jocelyne Porcher, co-auteur de « Une vie de cochon » et chargée de
recherches à l'INRA :
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Pourquoi avoir écrit ce livre ?
&lt;br&gt;Jocelyne Porcher&lt;/b&gt; : J'ai rencontré Christine Tribondeau, la co
auteur du livre, dans le cadre d'une enquête sur d'anciennes salariées
de porcherie industrielles qui avaient quitté volontairement ce
travail. J'avais déjà écrit avant d'autres livres et articles sur ces
porcheries industrielles mais cela s'adressait en général aux
chercheurs.
&lt;br&gt;Je voulais, cette fois-ci, écrire pour tous. J'en ai parlé avec
Christine car elle aussi avait envie que les résultats de l'enquête
soient connus du plus grand nombre. &lt;b&gt; Nous voulions montrer que la
souffrance des animaux et des hommes est due à l'organisation du
travail dans les systèmes industriels. &lt;/b&gt;
&lt;br&gt;Nous sommes parties de mon article « une vie ordinaire » où un
cochon prend la parole, qui avait eu un grand succès. Du coup, la
première personne s'est imposée et Christine a choisit de faire parler
une petite-fille parce qu'elle même elle avait croisé une petite fille
dans une porcherie où elle travaillait. &lt;br&gt;Résultat, c'est un livre pour l'ouvrier de porcherie, pour mes
collègues chercheurs et pour tous les autres mais, disons, à partir de
14 ans.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;b&gt;Comment votre livre a-t-il été reçu?
&lt;br&gt;Jocelyne Porcher&lt;/b&gt; : On a rencontré récemment rencontré des
ouvriers en porcherie qui l'avaient lu et qui avaient beaucoup aimé.
Mais ce n'est certainement pas le cas de tous, ça dépend du point de
vue des personnes ! &lt;b&gt; Ceux qui l'ont aimé n'ont pas prévu de changer
de comportement dans leur travail pour le moment mais je suis certaine
que c'est une prise de conscience longue et j'espère que nous pouvons y
participer grâce à ce livre. &lt;/b&gt;
&lt;br&gt;Tous les retours qu'on a en général sont très positifs, le livre
sensibilise à la cruauté du système. Il aide à comprendre dans quel
engrenage les gens sont pris sans les juger.
&lt;br&gt;On voit d'ailleurs que la maman de Solenn est partagée : en même elle déteste et elle aime son métier. 
&lt;br&gt;Attention, après lecture, certains pensent qu'il vaut mieux devenir
végétariens, je tiens à préciser que ce n'est pas du tout notre propos
!
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;b&gt;Vous même, vous avez vécu le quotidien de la mère de Solenn à la porcherie?
&lt;br&gt;Jocelyne Porcher&lt;/b&gt; : J'ai d'abord été éleveuse puis j'ai
travaillé quelques temps dans des porcheries industrielles. C'est
l'immense contraste entre ces deux modes d'élevages qui m'a donné envie
de reprendre des études pour creuser la question : &lt;b&gt; qu'est-ce que c'est que l'élevage ? Pourquoi on vit et travaille avec les animaux ? &lt;/b&gt;
&lt;br&gt;Mais j'ai moins connu ce milieu que Christine Tribondeau qui a
travaillé neuf ans dans une porcherie industrielle avant de changer de
métier pour devenir travailleuse sociale.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;b&gt; Qu'est-ce qu'il faudrait pour que les choses évoluent ?
&lt;br&gt;Jocelyne Porcher&lt;/b&gt; : Si on est réaliste, &lt;b&gt; c'est très mal parti ! Dans le monde entier, notamment dans les pays émergeants, il y a un boom des productions industrielles. &lt;/b&gt;  On s'achemine vers de la viande pourrie produite à l'étranger pour les masses et du bon et cher pour les riches.
&lt;br&gt;&lt;b&gt; Il faudrait vraiment renoncer à produire des animaux et se remettre à les élever. &lt;/b&gt;
Ca veut dire qu'il faudrait beaucoup plus d'éleveurs. Les consommateurs
mangeraient moins de viande, elle coûterait forcément plus cher, et
nous serions tous plus responsables. &lt;br&gt;Politiquement, il faut qu'il y ait une rupture avec les systèmes
industriels et, au niveau personnel, que nous prenions conscience que
nous sommes tous responsables de ce qui arrive aux animaux d'élevage
dans les systèmes industriels !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;b&gt; Et en temps que consommateurs, aujourd'hui, qu'est ce qu'on peut faire ?
&lt;br&gt;Jocelyne Porcher&lt;/b&gt; : Dans les supermarchés, &lt;b&gt; 99 % de la viande de porc vient de l'élevage industriel. Le mieux aujourd'hui est de choisir du porc bio&lt;/b&gt;.
On en trouve pas trop difficilement et ce sont des porcs qui sont
élevés en plein air ou sur paille et qui ne subissent aucune mutilation
comme dans l'élevage industriel -&lt;b&gt; c'est à dire qu'on ne leur coupe
pas la queue, qu'on ne leur arrache pas les canines, qu'ils ne vivent
pas dans le noir sur des caillebotis dans lesquels ils se coincent les
pattes et se blessent... &lt;/b&gt;
&lt;br&gt;Mais ça ne suffit pas, il faut s'intéresser au cahier des charges
de l'élevage biologique pour qu'il continue d'évoluer positivement et
ne prenne les travers de l'industrialisation.
&lt;br&gt;Quand on habite en ville, on peut aussi avoir recours aux AMAP, beaucoup proposent maintenant de la viande. 
&lt;br&gt;&lt;b&gt; Il faut renouer le lien que l'industrialisation a dénoué entre
les consommateurs et les éleveurs, ainsi nous nous sentirons tous
responsables des animaux. &lt;/b&gt;
&lt;br&gt;Une bonne technique, quand c'est possible, par exemple en vacances,
c'est de connaître l'éleveur et de savoir s'il travaille en plein air
ou non. Il ne faut pas hésiter à se rendre sur place et à discuter avec
les éleveurs. Ca permet de comprendre leurs contraintes, de rencontrer
les animaux et de sortir de l'abstraction !
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;b&gt;Une vie de cochon, Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau, Editions de la Découverte, 8 euros
&lt;br&gt;&lt;br&gt;
Lucile Escourrou&lt;br&gt;&lt;br&gt;
&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;







&lt;b&gt;http://www.cocooking.fr/article.cfm?id=108101&lt;br&gt;&lt;/b&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Une+vie+de+cochon&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9471.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9471.entry</guid><pubDate>Sat, 05 Jul 2008 03:48:16 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9471/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9471.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-07-05T03:48:16Z</dcterms:modified></item><item><title>Rencontre avec Jane Goodall</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9235.entry</link><description>
					

		

		
        

  

&lt;table border=0 width="100%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=top width=205&gt;
       &lt;div&gt;


                
                        
                        &lt;div style=""&gt;
                                &lt;img alt=Janegodall src="http://assets.madame.lefigaro.fr/images/photo_set_item/picture/000/056/110/article_left_column/janegodall.jpg"&gt;
                                &lt;span&gt;D.R.&lt;/span&gt;
                                
                                &lt;div&gt;
                                        &lt;p&gt;Jane Goodall et son compagnon Mr.H.
                                &lt;/div&gt;
                                
                        &lt;/div&gt;
                        
                




				
                                

                
				

                
                &lt;div&gt;
                		
                        &lt;h4&gt;À lire aussi :&lt;/h4&gt;
                        
                        	
                        		
                      			  	
                                &lt;p&gt;
                                        &lt;a href="http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/1230-ecologie-la-voie-sacree"&gt;
                                                Écologie : 
la voie sacrée
                                        &lt;/a&gt;
										&lt;br&gt;
Depuis trente ans, il est l'infatigable défenseur de la planète. Le
biologiste, fondateur de l'Institut européen d'Écologie, lance un cri
d'alerte.... 
                      			          
                                
                        
                &lt;/div&gt;
                


        &lt;/div&gt;
	  
	  
	  
	  
	
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        &lt;div style="width:100%"&gt;




                

	
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                                &lt;img alt="Madame Figaro" src="http://assets.madame.lefigaro.fr/images/repackaged_article_source/picture/000/000/004/kiosque-madame-b.gif"&gt;
                                
                        

                        &lt;h1 style="width:380px"&gt;Jane Goodall “Comme nous,  les chimpanzés ont l’amour du pouvoir”&lt;/h1&gt;

						
						
							&lt;h3&gt;C’est
son combat pour la défense des grands singes et de l’environnement qui
l’a rendue célèbre. Samedi 7 juin, cette grande dame donne une
conférence à Paris (1). Au menu : la sauvegarde de la planète, bien
sûr, mais aussi la qualité de notre alimentation.&lt;/h3&gt;
						
						
						
						
							
							
								&lt;p&gt;Paru le 05.06.2008, par Elizabeth Gouslan
								
							
						

                        &lt;p&gt;1/2


	&lt;p&gt;C’est
une légende vivante. Soixante-quatorze ans et une silhouette de
teenager, Jane Goodall traverse le hall du Lutetia, au pas de charge,
vêtue d’un K-Way rouge, s’assied et commande un thé. Cheveux blancs en
queue-de-cheval, poignets de tanagra, un pendentif hindou en céramique
accroché au cou, l’éthologiste humaniste installe sur son fauteuil un
chimpanzé en peluche usé jusqu’à la corde et un casque de moto.
Insolite. Elle est accompagnée de Jeroen Haijtink, 26 ans, responsable
en France de « Roots &amp;amp;Shoots », programme éducatif environnemental
et humanitaire réservé aux jeunes, de la maternelle au lycée, dans
quatre-vingt-quinze pays au total.


	&lt;p&gt;Au quotidien, les
jeunes passionnés, à l’image de Jeroen, agissent dans le domaine de
l’environnement, depuis la collecte de cartouches d’encre jusqu’à la
création de jardins de papillons : il s’agit d’apprendre, dès le
berceau, à aimer son prochain et à sauvegarder la planète. Jane Goodall
raconte son formidable itinéraire. Elle ne dételle jamais. Tout à
l’heure, elle repartira pour l’Afrique. Jeroen la conduira à
l’aéroport… à moto.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Madame Figaro&lt;/em&gt;.
On vous connaît pour vos combats humanitaires : nommée en 2002 Messager
de la paix par Kofi Annan, vous œuvrez pour la sauvegarde de
l’environnement. Mais depuis toujours, vous êtes aussi l’une des plus
célèbres observatrices des chimpanzés et des grands singes…&lt;/strong&gt;


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jane Goodall. -&lt;/strong&gt;
Laissez-moi d’abord vous présenter ce petit chimpanzé en peluche tout
usé ! C’est mon doudou, mon porte-bonheur. Il s’appelle Mr. H et m’a
été offert, il y a quinze ans, par Gary Haun. Cet homme, qui
appartenait à la marine américaine, est subitement devenu aveugle. Au
lieu de renoncer, il a décidé de devenir magicien. Puis il s’est lancé
dans les sports de l’extrême : ski de fond, escalade, plongée
sous-marine, saut en chute libre… Il est fantastique. Son Mr. H m’a
accompagnée dans cinquante-huit pays, et nous venons de créer Mr. H
Junior, une réplique de cette antique peluche, parce que Mr. H et moi,
nous devenons vieux. Junior est porteur d’un message. Il dit : « S’il
vous plaît, aidez-nous à diffuser l’espoir et la paix à travers le
monde. » Il a l’air d’un gamin assis sur son popotin, non ?


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand vous étiez jeune, il y avait deux millions de chimpanzés. Aujourd’hui, on n’en recense que deux cent mille.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Moins : cent cinquante mille, je le crains. C’est un symptôme de ce
qui se passe dans le monde. On ruine la biodiversité et ce qui a été
créé depuis des millions d’années disparaît, des arbres qui ont plus de
deux mille ans agonisent. Au Congo, des entreprises françaises et
allemandes chassent les bonobos et les chimpanzés, abattent les arbres
pour construire des routes.

                &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;


                
                        
                        &lt;div style=""&gt;
                                &lt;br&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;
                                
                                &lt;div&gt;
                                        
                                &lt;/div&gt;
                                
                        &lt;/div&gt;
                        
                




				
                                

                
				

                
                &lt;div&gt;&lt;table border=0 width="100%"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=top&gt;&lt;div style="width:100%"&gt;&lt;div&gt;&lt;br&gt;
                                
                        

                        &lt;h1 style="width:380px"&gt;Jane Goodall “Comme nous,  les chimpanzés ont l’amour du pouvoir”&lt;/h1&gt;

						
						
							&lt;h2&gt;&amp;quot;Mangez ce qui a poussé ou qui a été élevé sainement.&amp;quot;&lt;/h2&gt;
						
						
						
						

                        &lt;p&gt;2/2


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles furent vos découvertes les plus étonnantes quand vous étudiiez les chimpanzés en Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Ma plus grande stupeur fut de réaliser qu’ils adoraient le pouvoir
pour le pouvoir, exactement comme l’espèce humaine. On savait depuis
longtemps qu’ils surveillaient leur territoire, qu’ils luttaient entre
eux pour une femelle, pour la domination dans le clan. Mais l’amour du
pouvoir… Ça, je ne pouvais pas l’imaginer.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela se matérialise de quelle façon ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Il existe des castes, et il se trouve que les singes appartenant à
une hiérarchie inférieure peuvent accéder au sommet de la pyramide en
éliminant le chef. C’est une compétition qui ressemble en tout point à
la concurrence entre les mâles humains.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre fondation et votre dernier livre (2) plaident pour une vie en harmonie avec la nature. N’est-ce pas utopique ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Non, ce n’est pas idéaliste. C’est le contraire qui est hérétique. En
supprimant une petite plante insignifiante, c’est l’animal qui se
nourrit d’elle que vous allez supprimer également. L’écosystème est un
château de cartes. Une seule tombe et tout s’écroule.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommes-nous plus vigilants aujourd’hui ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Pas du tout, nous sommes bien loin du but ! Je vais vous confier une
anecdote édifiante. Mon éditeur avait envie de couper mon chapitre sur
le foie gras, parce que les Français n’auraient pas aimé qu’on les
critique sur ce point sensible. Il l’a finalement laissé mais il a
insisté pour qu’on supprime l’horrible photo montrant un canard avec un
tube enfoncé dans la gorge. Je lui ai dit : « Si on supprime celle-là,
alors on les enlève toutes. » Voilà pourquoi mon livre ne contient
aucune illustration ! Je le répéte ici : mangez ce qui a poussé ou qui
a été élevé sainement.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Êtes-vous végétarienne ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Petite, en Angleterre, je mangeais de la viande. Mais l’Afrique m’a
appris à me nourrir autrement. Il m’arrive de manger des œufs, mais
seulement de poules élevées librement. Jamais de chair d’animaux.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous prônez la &lt;em&gt;slow food&lt;/em&gt;... C’est-à-dire ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Il s’agit d’une nourriture dépourvue d’engrais chimiques et de
pesticides. À l’opposé de la « fast food » qui repose sur des animaux
nourris d’hormones et même d’antibiotiques. C’est pourquoi le mouvement
« slow food » nous permettrait de faire des économies de santé ! Il
serait bon d’introduire des programmes dans les écoles, à l’image du
chef anglais Jamie Oliver.


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce qui fait obstacle à cet art de vivre ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- Les gens trouvent que la nourriture bio est trop chère. Et puis ils
ne sont pas prêts à changer leur mode de vie. Une amie tanzanienne a
visité récemment les États-Unis. À son retour, elle a dit qu’elle
n’avait rien compris à cette société. « Pourquoi ces gens passent-ils
leur vie à courir, à travailler, à gagner plus pour acheter des choses
dont ils n’ont pas besoin et à manquer de temps pour élever leurs
enfants ? » a-t-elle demandé. C’est vraiment un monde de fous :
acheter, gagner, posséder !


	&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avoir au lieu d’être. Au contact des animaux, on apprend sans doute l’inverse ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
- J’ai toujours été une contemplative, une adoratrice de la nature. Ce
monde si matérialiste sans spiritualité ne peut pas me convenir. Il est
vrai que les animaux nous apprennent la joie de l’instant. À leur
manière, les chimpanzés sont des adeptes du bouddhisme !


	&lt;p&gt;(1)  Au Grand Rex, 1, bd Poissonnière, 75002 Paris. Projection du film &lt;em&gt;Le Peuple singe&lt;/em&gt; à 17 heures ; conférence à 20 heures. Entrée libre mais réservation obligatoire sur evenement@janegoodall&lt;br&gt;
(2) Institut Jane Goodall, 1, rue du Général-Bertrand, 75007 Paris. Site : &lt;a href="http://www.janegoodall.fr/"&gt;www.janegoodall.fr&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.janegoodall.fr/"&gt;« Nous sommes ce que nous mangeons », éditions Actes Sud.
.&lt;/a&gt;


	&lt;p&gt;http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/1373-jane-goodall-comme-nous-les-chimpanzes-ont-l-amour-du-pouvoir/1&lt;br&gt;

                &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Rencontre+avec+Jane+Goodall&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9235.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9235.entry</guid><pubDate>Sat, 07 Jun 2008 08:49:31 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9235/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!9235.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-06-07T08:49:31Z</dcterms:modified></item><item><title>Réflexions sur l’éthique animale</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8837.entry</link><description>&lt;h1&gt;Réflexions sur l’éthique animale&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;

  &lt;table align=center border=0 width="93%"&gt;
	&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;

    	 
    	&lt;b&gt;Les &lt;a href="http://www.animaletsociete.com/"&gt;rencontres « Animal et Société »&lt;/a&gt;,
cycle de négociations destinées à faire évoluer les relations
humains/animaux, sont l’occasion de nous entretenir avec Jean-Baptiste
Jeangène Vilmer, philosophe et juriste, spécialiste de l’éthique
animale. Il nous éclairera sur les différentes approches du statut de
l’animal, et sur l’état des réflexions actuelles, dont la richesse et
la complexité sont relativement méconnues en France.&lt;br&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt; 
    
        
        
        
        
         
&lt;a href="http://www.agoravox.fr/IMG/Ethique_animale.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/Ethique_animale.jpg" align=left border=0 width=300&gt;&lt;/a&gt;

 Ce printemps s’ouvrent à Paris, sous l’égide du ministère de
l’Agriculture, les rencontres appelées « Animal et Société ».
Présentées parfois comme le « Grenelle de la protection animale » qui
fait suite au « Grenelle de l’environnement » de l’automne dernier, ce
cycle de réunions va mêler aussi bien des exploitants agricoles que des
ONG de la défense animale, ainsi que des politiques et des
scientifiques, afin de réfléchir aux relations humains/animaux et
tenter de déboucher sur des avancées concrètes. Comme l’indique
M. Michel Barnier, ministre de l’Agriculture :&lt;span style="" lang=FR&gt;&lt;br&gt;
 &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang=FR&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 73.4pt 0.0001pt 2cm;text-align:justify"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:10pt" lang=FR&gt;« S’appuyant
sur des débats d’opinion animés, sur des réflexions scientifiques et
éthiques renouvelées, la question du rapport entre l’homme et l’animal
a acquis, en une trentaine d’années, une importance sans précédent. »&lt;br&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:10pt" lang=FR&gt;(&lt;a href="http://www.animaletsociete.com/"&gt;http://www.animaletsociete.com&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang=FR&gt;&lt;br style=""&gt;
&lt;br style=""&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang=FR&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;Le &lt;a href="http://www.jbjv.com/"&gt;chercheur Jean-Baptiste Jeangène Vilmer&lt;/a&gt;,
à la fois philosophe et juriste, a enseigné l’éthique à l’Université de
Montréal et vient de publier aux Presses Universitaires de France (PUF)
l’ouvrage &lt;i&gt;Ethique animale&lt;/i&gt;, qui est une référence
en français sur le sujet. Il va répondre à nos questions sur un sujet
de société qui est en train d’émerger en France comme une préoccupation
importante. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L’utilisation des animaux par les humains recouvre des secteurs
d’activités très différents, et les problèmes qui en découlent sont
nombreux. Un panorama de la situation est donné dans la deuxième partie
de votre livre &lt;i&gt;Ethique animale&lt;/i&gt;. Pouvez-vous nous donner quelques exemples qui sont révélateurs de l’ampleur des problèmes ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Afin de livrer un tour d’horizon assez complet, j’examine six
catégories en particulier : les animaux de consommation, de recherche,
de divertissement, de compagnie, les animaux sauvages et les animaux de
travail. Et, au sein de chaque groupe, un certain nombre de problèmes.
Certains sont bien connus, parce qu’ils sont eux-mêmes spectaculaires
ou qu’ils donnent lieu à des réactions spectaculaires de la part des
militants : on pense assez spontanément aux abus de l’élevage
industriel, à l’expérimentation animale, la corrida, la chasse aux
phoques ou aux fourrures de chiens et chats, par exemple. &lt;br&gt;
    &lt;br&gt;
D’un point de vue purement quantitatif, la question des animaux de
consommation devrait être une préoccupation première. L’homme consomme
annuellement plus de 53 milliards d’animaux d’élevage, qui représentent
plus de 20% de toute la biomasse animale terrestre et, en Occident, 98%
de la totalité des animaux avec lesquels nous sommes en interaction. A
titre de comparaison, les animaux tués pour la consommation alimentaire
sont 100 fois plus nombreux que la somme de tous les animaux tués dans
tous les autres secteurs indiqués ci-dessus. C’est la raison pour
laquelle la question du végétarisme est souvent présentée comme une
priorité dans la stratégie des défenseurs de la condition animale. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
On peut douter, toutefois, de la pertinence d’une approche seulement
quantitative, car la cruauté d’une pratique ne se juge pas au nombre de
ses victimes. La corrida tue un nombre infinitésimal de taureaux par
rapport aux abattoirs, mais elle le fait d’une certaine manière qui non
seulement ne vise pas à minimiser la souffrance de l’animal, mais
encore s’expose devant un public. De ce point de vue, par l’exemple
qu’elle donne, par le rapport à l’animal qu’elle perpétue, envers et
contre les principes et les lois les plus élémentaires en matière de
bien-être animal (puisqu’elle est une exception, j’y reviendrai), je
considère que cette pratique est autant préjudiciable à la condition
animale que les abus de l’élevage industriel.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Si l’on pense, maintenant, aux autres aspects de l’exploitation
animale, moins médiatiques peut-être mais tout aussi préoccupants,
j’examine par exemple la captivité des animaux sauvages dans les
cirques et les zoos, les courses de lévriers, les combats d’animaux,
l’alimentation des animaux de compagnie, le phénomène de la viande de
brousse, l’impact de la médecine traditionnelle, le sort des poissons -
dans les aquariums, lors de la pêche de loisir et dans la
pisciculture -, la situation des animaux militaires et les conséquences
des exercices militaires sur la faune sauvage, ou encore la bestialité,
c’est-à-dire le fait pour un homme d’avoir des relations sexuelles avec
un animal.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bien entendu, la notion de « problème » est elle-même problématique :
certains voient des problèmes d’éthique animale là où d’autres ne
voient que l’exploitation habituelle des animaux. Tout dépend de la
conception que l’on a de l’animal - être vivant sensible, digne de
considération morale, ou produit de consommation comme un autre. De ce
point de vue, cette deuxième partie sur les « problèmes » est
conditionnée par la première partie consacrée aux « idées »,
c’est-à-dire aux différentes théories du statut moral de l’animal.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Bien qu’il soit aujourd’hui parfaitement établi
scientifiquement que les animaux ont une vie émotionnelle et affective
riche, et qu’ils sont autant que l’humain capables de souffrir, ils
restent presque toujours considérés comme des êtres de peu
d’importance. Cela se vérifie aussi bien dans la façon dont les humains
traitent concrètement les animaux, que dans le langage courant qui
traduit un mépris profond de l’animalité (« être un animal », « se
conduire comme un animal », etc.). Comment expliquez-vous cet état
d’esprit ? A-t-il une justification rationnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Rationnelle, non, mais il n’en est pas moins puissant, et c’est tout le
problème. Le mépris de l’animalité que vous décrivez est la marque de
l’anthropocentrisme moral qui domine nos relations avec les animaux -
dans le monde occidental en tout cas - depuis deux millénaires. On
aurait tort, à mon avis, de concevoir ce comportement comme une
exception, un cas particulier. Cette préférence pour le genre humain,
de la part des humains, est dans la stricte continuité d’autres
comportements au sein même de l’humanité, comme le racisme et le
sexisme, qui cette fois sont unanimement dénoncés, précisément parce
qu’ils ont lieu entre humains, c’est-à-dire « entre nous ». &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Les discriminations selon l’espèce (spécisme), la race (racisme) ou le
sexe (sexisme) ne sont jamais que des manifestations d’une préférence
plus fondamentale pour le soi, que certains aiment fonder dans la
biologie, et dont l’histoire, faut-il le rappeler, peut aussi être
celle de la barbarie. Lorsque le juge Posner, après de nombreux autres,
après Nozick qui invoquait déjà « le principe général selon lequel les
membres d’une espèce donnent légitimement plus de poids à leurs
semblables », utilise cet argument de la préférence pour les siens afin
de justifier l’exploitation animale, Singer a raison de répondre en
citant Himmler faisant l’éloge de la préférence nationale et avouant
son indifférence quant au sort des « autres races » comme les Russes ou
les Tchèques. Et qui ignore qu’en France aussi, ce genre de
raisonnement peut conduire à préférer « sa famille à ses amis, ses amis
à ses voisins, ses voisins à des inconnus, des inconnus à ses ennemis »
et, en bout de ligne, « les Français, puis ensuite les Européens, enfin
les Occidentaux »... ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Mais dans le cas des animaux, dira-t-on, cette discrimination est bien
fondée sur une justification rationnelle, puisqu’ils sont moins
intelligents que nous, qu’ils ne disposent pas de ces facultés
intellectuelles (la rationalité, l’abstraction, la projection, la
compassion, le sens de la justice, etc.) qui garantissent notre
différence définitive et qui, de ce fait, nous autorisent à les
mépriser et donc à les exploiter comme bon nous semble. Tout est dans
ce double lien de causalité : la supériorité de nos facultés
intellectuelles, qui signifie donc l’infériorité des animaux, serait
une justification rationnelle au mépris profond de l’animalité et, par
voie de conséquence, au peu de cas que nous faisons de leur souffrance.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Or, c’est précisément ici que, depuis Rousseau au moins, un certain
nombre de penseurs dénoncent un sophisme : quel est le lien entre les
facultés intellectuelles d’un être et la considération que nous lui
devons eu égard à sa capacité de souffrir ? Aucun, sans quoi nous
devrions en toute logique avoir autant de considération morale pour les
animaux que pour les cas marginaux humains que sont notamment les
enfants, les séniles, les comateux, les handicapés mentaux profonds,
qui dans certains cas ont moins de capacités intellectuelles que des
animaux supérieurs adultes. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
C’est le mot fameux de Bentham : « Un cheval ou un chien adulte est un
animal incomparablement plus rationnel, et aussi plus causant, qu’un
enfant d’un jour, ou d’une semaine, ou même d’un mois. Mais s’ils ne
l’étaient pas, qu’est-ce que cela changerait ? La question n’est pas :
peuvent-ils raisonner ? ni : peuvent-ils parler ? mais : peuvent-ils
souffrir ? »&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La tradition utilitariste anglo-saxonne va donc montrer que
l’utilisation des critères intellectuels traditionnels pour exclure les
animaux de notre champ moral n’est pas rationnelle, comme le rappelle
également Sidgwick : « la différence de rationalité entre deux espèces
d’êtres sensibles ne permet pas d’établir une distinction éthique
fondamentale entre leurs douleurs respectives ».&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Cette question n’est pas seulement philosophique, elle a aussi de
nombreux aspects sociologiques, des plus passionnants. Ce sont les
« stratégies d’exclusion » auxquelles je consacre un chapitre. Il
s’agit des stratagèmes, des alibis et de l’ensemble des actions mises
en œuvre pour justifier l’exploitation animale et ses abus, tout en
modérant la culpabilité des acteurs et des spectateurs. De ce point de
vue, « l’infériorité » des animaux, ou en tout cas ce qui est présenté
comme tel, joue un rôle important puisqu’il s’agit d’un mécanisme
puissant permettant de se distancier d’eux sur le plan émotionnel.
Rappelons également que cette soi-disant certitude est en fait
culturellement variable. James Serpell remarque que seules les cultures
ayant domestiqué des animaux défendent leur infériorité. Il en déduit
que nous dénigrons les animaux parce que nous les domestiquons.
L’infériorité des animaux serait alors « une véritable doctrine
politique, propagée pour faciliter l’exploitation animale ».&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;La « protection animale » est apparue au Royaume-Uni au XIXe
siècle, elle fait désormais partie du paysage associatif et sociétal de
la France et de beaucoup d’autres pays. Elle n’est pas basée sur des
réflexions théoriques de fond sur le statut de l’animal. Celles-ci sont
arrivées beaucoup plus récemment (bien qu’elles aient des racines
anciennes) et des réflexions approfondies ont été réalisées, surtout
dans le monde anglo-saxon, pour former ce que l’on appelle l’éthique
animale. Pouvez-vous nous en donner un aperçu ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L’éthique animale peut être définie comme l’étude du statut moral des
animaux, c’est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Il
s’agit naturellement d’une question millénaire mais le mouvement
contemporain, qui s’est rapidement constitué en discipline
universitaire donnant lieu à des centaines de formations et des
milliers de publications, a son origine dans l’Angleterre des années
70, plus précisément à l’université d’Oxford où se trouvaient réunis,
durant ces années, ceux qui sont devenus des acteurs majeurs de
l’éthique animale (Ryder, Midgley, Singer, Regan, Clark, Linzey, etc.).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le retournement qu’opère l’éthique animale anglo-saxonne par rapport à
la tradition, c’est-à-dire essentiellement l’anthropocentrisme moral,
consiste précisément à affirmer la pertinence de la souffrance comme
critère de considération morale. Ceux qui considèrent la capacité de
souffrir, conscience incluse, comme un critère suffisant de
considération morale sont généralement des utilitaristes qui raisonnent
en termes d’intérêts et qui cherchent à maximiser le bien-être animal (&lt;i&gt;animal welfare&lt;/i&gt;)
en minimisant la souffrance. La figure la plus connue de ce courant est
bien entendu Peter Singer : « c’est le critère de la sensibilité (...)
qui fournit la seule limite défendable à la préoccupation pour les
intérêts des autres ». Ceux qui, au contraire, considèrent que la
capacité de souffrir n’est pas un critère suffisant de considération
morale et ajoutent d’autres exigences sont généralement des
déontologistes qui raisonnent en termes de droits et qui attribuent des
droits moraux et/ou légaux aux animaux (&lt;i&gt;animal rights&lt;/i&gt;). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour Regan, par exemple, le critère de considération morale n’est pas
la seule capacité de souffrir, mais la valeur inhérente d’individus qui
sont sujets-d’une-vie (&lt;i&gt;subject-of-a-life&lt;/i&gt;)
- notion dont la définition est relativement étroite, qui ne concerne
dans les faits que les mammifères âgés d’un an et plus, en laissant de
côté la question de savoir ce qu’il en est des animaux moins évolués.
Pour Wise, également, la capacité de souffrir n’est pas un critère
suffisant de considération morale : il lui ajoute l’exigence d’être
titulaire d’une « autonomie pratique », c’est-à-dire la capacité de
partager certaines tâches cognitives avec les humains (par exemple
réussir le test du miroir, qui ferait la preuve d’une conscience de
soi). Définition encore plus étroite, qui ne laisse passer que les
humains, certains grands singes (chimpanzés, bonobos, orangs-outans,
gorilles), les dauphins et les éléphants.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Peut-on dire que c’est cette commune capacité de souffrir entre
les hommes et les animaux qui est à la base de l’éthique animale
contemporaine ? &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Oui. Les animaux, au moins certains d’entre eux (laissons de côté la
question des cas-limites), partagent donc avec les humains la capacité
de souffrir. Reste que cette communauté n’implique pas une identité
entre les souffrances respectives des uns et des autres, ni même
d’ailleurs au sein de chacun de ces groupes. On peut noter deux
différences essentielles. La connaissance humaine, d’une part, qui
permet notamment de se représenter la souffrance, peut elle-même être
source de souffrance, ce qui double la charge : le condamné à mort
souffre de savoir qu’il va mourir dans six mois, tandis que le bœuf
l’ignore. L’ignorance animale, d’autre part, peut également être source
de souffrance, puisque l’animal sauvage, par exemple et contrairement à
l’homme, ne peut pas distinguer entre une tentative de le capturer pour
le détenir et une tentative de le tuer. Ceci étant dit, ce qui
intéresse l’éthique animale au-delà de ces différences est ce que
partagent les hommes et les animaux et, surtout, ce que cette commune
capacité de souffrir implique pour les premiers relativement aux
seconds. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Pourriez-vous développer plus particulièrement la théorie de
Peter Singer, professeur de bioéthique à Princeton University, qui a
signé la préface de votre livre &lt;i&gt;Ethique animale&lt;/i&gt; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
De cette commune capacité de souffrir, Singer déduit qu’ « il est
impossible de justifier moralement le fait de considérer la douleur (ou
le plaisir) que ressentent les animaux comme moins importante que la
même quantité de douleur (ou de plaisir) ressentie par un être
humain ». Cette commune capacité de souffrir implique donc une égalité
de considération. De là, il est important d’éviter deux confusions. &lt;br&gt;
D’abord, l’égalité de considération que prône Singer n’est pas
l’égalité de traitement. Ce sont les intérêts de chaque être qui sont
pris en compte, et avoir une égale considération pour des individus
ayant des intérêts différents peut évidemment conduire à un traitement
différent : « La préoccupation pour le bien-être des enfants qui
grandissent aux Etats-Unis peut exiger que nous leur apprenions à
lire ; la préoccupation pour le bien-être des cochons peut ne rien
impliquer d’autre que de les laisser en compagnie d’autres cochons dans
un endroit où il y a une nourriture suffisante et de l’espace pour
courir librement. » &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ensuite, l’égalité de considération n’est pas l’égalité des vies. C’est
ici qu’apparaissent les limites du critère de la souffrance. L’égalité
de considération ne vaut que lorsqu’il s’agit de la souffrance, et non
de la vie des êtres en question. Car, en matière de souffrance, le fait
que l’homme soit par ailleurs plus intelligent, plus raisonnable, plus
libre si l’on veut que l’animal n’a aucun impact sur leur intérêt
commun à ne pas souffrir (tant que les capacités cognitives humaines
n’augmentent pas le degré de souffrance). Par contre, cela a un impact
sur leur intérêt à vivre, comme le montre l’exemple suivant. Si nous
avions le choix entre sauver la vie d’un humain normal et celle d’un
humain handicapé mental, nous choisirions probablement de sauver la vie
de l’humain normal (ce faisant, on présuppose que sa vie vaut plus la
peine d’être vécue que celle de l’autre). Mais si nous avions le choix
entre faire cesser la douleur soit chez l’un soit chez l’autre, il
serait beaucoup plus difficile de se décider (ce faisant, on présuppose
qu’ils ont un intérêt égal à ne pas souffrir). Pourquoi ? Car on estime
que tuer un être rationnel, capable de penser abstraitement et
d’élaborer des projets revient à lui ôter davantage que la vie, à le
priver de l’accomplissement de ses efforts. Singer conclut donc que
« cela signifiera en général que s’il nous faut choisir entre la vie
d’un être humain et celle d’un autre animal nous devons sauver celle de
l’humain ; mais il peut y avoir des cas particuliers où l’inverse sera
vrai, quand l’être humain en question ne possède pas les capacités d’un
humain normal ».&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bien entendu, un certain nombre d’auteurs ne sont pas d’accord avec
cette position, qui n’accorde aucune valeur inhérente à la vie en
elle-même. Tous les déontologistes qui défendent le caractère sacré de
la vie, ceux-là mêmes qui s’opposent dans d’autres domaines de la
bioéthique à l’avortement ou à l’euthanasie, dénoncent le manque de
profondeur et les dangers de l’utilitarisme.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Comment la France s’est-elle inscrite dans cette démarche de réflexions et de positionnements sur la question animale ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Elle ne s’est pas vraiment « inscrite » dans le sens où la plupart des auteurs français ignorent le débat anglo-saxon.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Singer dans sa préface rappelle que &lt;i&gt;Animal Liberation&lt;/i&gt;,
qui s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires, a été traduit en
italien, espagnol, allemand, hollandais, suédois, finnois et japonais
avant de l’être en français, presque vingt ans après sa parution. Son
livre, qui aujourd’hui encore reste le seul ouvrage majeur d’éthique
animale anglo-saxonne accessible aux francophones, est épuisé depuis
longtemps et aucune action n’est entreprise pour le rééditer.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Enrique Utria, doctorant en philosophie, a récemment achevé la traduction de &lt;i&gt;The Case for Animal Rights&lt;/i&gt;
(1983) de Regan, une autre référence incontournable en éthique animale.
Il a visiblement beaucoup de mal à trouver un éditeur. Tant que les
ouvrages anglo-saxons ne seront pas traduits et publiés en français, et
tant que les penseurs français ne feront pas l’effort de lire
l’anglais, la France ne pourra pas « s’inscrire » dans cette discipline.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Coupée du développement de l’éthique animale anglo-saxonne, la France
développe sa propre approche, plus fidèle à sa tradition, qui ne
s’inscrit pas dans l’éthique à proprement parler mais plutôt dans la
philosophie classique ou première, au sens d’ontologie. Il ne faut donc
pas confondre l’éthique animale, qui est l’étude de la responsabilité
morale des hommes à l’égard des animaux, et la philosophie de
l’animalité (&lt;i&gt;Animal Philosophy&lt;/i&gt;),
qui examine la manière dont la tradition philosophique considère
l’animal (s’il pense, s’il raisonne, en quoi consiste son essence, son
être-au-monde, ce qui le distingue de l’humain), dans une perspective
souvent historique, des Grecs à nos jours, mais qui a tendance depuis
quelques années à privilégier certains courants (existentialisme,
phénoménologie, herméneutique). La contribution française se fait
remarquer à un niveau très théorique, où l’on examine le
« devenir-animal » de Deleuze et Guattari pendant que Derrida et Nancy
discutent l’humanisme de Heidegger et Lévinas. Cette branche distincte,
dans laquelle s’inscrivent les ouvrages récents de Florence Burgat et
Elisabeth de Fontenay, est passionnante mais ne relève pas de l’éthique
au sens relativement appliqué où nous l’entendons ici.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Si l’éthique animale existe malgré tout en France, c’est
essentiellement grâce à des organisations, et à deux d’entre elles en
particulier : la Fondation Ligue Française des Droits de l’Animal
(LFDA) et les Cahiers antispécistes, auxquelles je consacre une
section. La distinction entre ces deux familles est assez claire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
D’un côté, la LFDA défend un welfarisme modéré qui ne remet pas en
cause l’exploitation animale, en particulier l’alimentation carnée, ni
le primat de l’homme. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
De l’autre, les Cahiers défendent un abolitionnisme inclusif,
c’est-à-dire qu’il intègre un welfarisme non spéciste, qui remet en
cause l’exploitation animale et défend le végétalisme. Autrement dit,
pour reprendre la ligne de séparation tracée par David Olivier dans le
tout premier numéro de la revue, la LFDA relève de la « défense
animale », tandis que les Cahiers prônent la « libération animale ».
Par ailleurs, ils offrent depuis longtemps sur leur site internet un
grand nombre d’articles et d’extraits d’ouvrages anglo-saxons qui
donnent au lecteur francophone un aperçu sérieux du débat anglophone. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Il y a, pour finir, une troisième catégorie d’auteurs français, qui
s’intéressent à l’éthique animale pour s’y opposer assez frontalement,
dénonçant volontiers « l’extrémisme anglo-saxon », caricaturant le plus
souvent sans les avoir lus les penseurs d’outre-Atlantique, réduisant
leur combat à de la sensiblerie, pour les décribiliser, et rappelant
sans cesse combien l’amour des animaux peut impliquer « la haine des
hommes ». Ce sont les humanistes spécistes français, auxquels je
consacre également une section (Ferry, Chanteur, Ariès). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Il y a donc un décalage marqué entre les pays anglo-saxons et
la France, celle-ci ayant visiblement des difficultés à faire émerger
la question animale comme un sujet digne de considération. Souvent la
question du traitement des animaux passe pour un problème sans grand
intérêt. Elle est parfois classée comme sous-catégorie de l’écologie,
ce qui n’est pourtant pas le cas. Quelles sont les raisons de cette
spécificité française à l’égard de la question animale ?&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
J’en vois au moins trois types. Premièrement, des raisons
philosophiques, en premier lieu desquelles se trouve l’influence de
l’humanisme, qui met l’homme au centre de l’univers, lui subordonne
l’environnement (c’est le fameux projet cartésien de « se rendre comme
maître et possesseur de la nature ») et se convainc qu’augmenter la
considération pour l’animal menacerait le piédestal humain, comme si
l’un et l’autre étaient dans des vases communicants, comme si l’on ne
pouvait pas travailler à améliorer la situation des deux, dont
l’exploitation est d’ailleurs plus imbriquée, voire commune, qu’on ne
croit. Il y a également l’ethnocentrisme, cette imperméabilité dont je
parlais tout à l’heure, qui fait qu’on s’intéresse assez peu aux autres
traditions (anglo-saxonnes, mais aussi orientales) qui sont
susceptibles de remettre en cause la hiérarchie sécurisante dans
laquelle nous avons placé l’homme et l’animal. L’exception française
est également causée par la manière dont nous concevons la philosophie,
souvent confondue avec son histoire comme en témoignent les auteurs
français qui n’abordent des questions éthiques pourtant très
contemporaines qu’à travers un catalogue d’auteurs illustres, et la
dignité du travail intellectuel en général, puisqu’on a tendance, en
France, à faire l’éloge de l’abstraction et à mépriser les problèmes
trop concrets, à privilégier la forme sur la matière, et donc à placer
les questions d’éthique appliquée, dont fait partie l’éthique animale,
loin derrière les intrigues autrement plus nobles de la métaphysique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Deuxièmement, des raisons culturelles. Singer, dans sa préface, insiste
sur l’importance de la tradition gastronomique française. Je plaisante
également en disant que les Anglais ont sans doute moins à perdre à
devenir végétariens. Ce qui est à la fois faux (parce qu’on mange très
bien en Angleterre) et vrai (puisque les Anglais ne font pas de leur
cuisine l’un des aspects fondamentaux de leur identité). Il y a
également nos exceptions culturelles. Ce sont les exemples bien connus
de la corrida, protégée au même titre que les combats de coqs par
l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal, comme une exception
valable aux lois existantes sur le bien-être animal, lorsqu’une
« tradition locale ininterrompue » pourra être invoquée, et du foie
gras, qui depuis l’automne 2005 fait partie du « patrimoine culturel et
gastronomique protégé en France ». &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le livre montre à la fois comment les pratiques elles-mêmes sont
problématiques et pourquoi le raisonnement qui permet de les protéger
est fallacieux, notamment parce qu’il se fonde sur l’appel à la
tradition, un sophisme connu depuis deux millénaires sous le nom d’&lt;em&gt;argumentum ad antiquitam&lt;/em&gt; : ce n’est pas parce qu’une pratique existe depuis longtemps qu’elle est juste. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Troisièmement, des raisons politiques. La France, qui a la réputation
d’être la lanterne rouge de l’Europe en matière de protection animale,
ne doit pas cette situation à l’opinion publique qui, si l’on en croit
les sondages, est plutôt soucieuse du bien-être animal, mais plutôt à
l’influence des groupes de pression. Deux des volets principaux de
l’éthique animale appliquée concernent l’élevage et la chasse. Or, la
France, premier producteur mondial de foie gras et troisième de
volailles, est un pays d’éleveurs et ses chasseurs sont les seuls en
Europe à dépasser la barre du million. Ils sont d’ailleurs très
fortement – et non proportionnellement – représentés à l’Assemblée
nationale.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Vous avez enseigné l’éthique animale à l’université de
Montréal, comment cela s’est-il passé ? Des enseignements analogues
sont-ils dispensés dans des universités, écoles ou instituts en France ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
J’étais chargé de cours au département de philosophie de l’université
de Montréal de 2004 à 2007. On m’a proposé un cours d’éthique à la
faculté de médecine vétérinaire, particulièrement délicat sur le plan
pédagogique puisque les apprentis vétérinaires étaient connus pour être
rétifs aux spéculations philosophiques. Dans ce genre de situation,
lorsque l’enseignant se trouve face à un public étranger à sa
discipline, il est important que chacune des parties fasse un pas vers
l’autre afin que la rencontre puisse se faire sur un terrain commun.
J’ai donc limité mon enseignement aux relations entre les hommes et les
animaux, dans une perspective assez pratique, qui durant deux ans a pu
donner lieu à un véritable cours d’éthique animale au sens où on
l’entend dans le monde anglo-saxon.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Les étudiants canadiens sont assez réceptifs à cette discipline qui,
culturellement, ne leur est pas étrangère. Nombreux sont les jeunes
déjà bien informés, puisqu’ils lisent l’anglais et ont un accès aisé à
la littérature sur le sujet, qui a également pu être abordée dans
certains cours du secondaire et du Cégep (lycée). Les végétariens ne
sont pas rares. Les médias n’hésitent pas à faire une place à l’éthique
animale quand l’actualité l’exige. Bien entendu, certains débats sont
plus compliqués au Canada qu’ailleurs, la chasse aux phoques par
exemple, et des étudiants en médecine vétérinaire habitués à manipuler
quotidiennement de nombreux animaux peuvent parfois manquer de recul
sur leur propre pratique et développer des tendances mécanistes. C’est
pourquoi il me semble important que l’enseignement d’éthique vienne de
l’extérieur de l’école vétérinaire, afin d’ouvrir les étudiants aux
sciences humaines et sociales et compléter leur formation, en évitant
le repli sur soi et la réflexion en vase clos.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En France, il y a généralement des enseignements d’éthique dans les
écoles vétérinaires, mais ils sont beaucoup plus spécifiques, souvent
limités au strict nécessaire, c’est-à-dire aux seules interactions que
le vétérinaire est susceptible d’avoir avec des animaux (de
laboratoire, de compagnie, parfois sauvages). Il s’agit davantage
d’éthique vétérinaire que d’éthique animale. On cherche certainement à
améliorer le bien-être animal et la pratique du professionnel, mais je
serais surpris qu’on discute beaucoup de l’abolitionnisme, des droits
des animaux, ou qu’on puisse remettre en cause l’expérimentation
animale. Or, l’éthique animale, c’est cela aussi.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Quant aux autres disciplines, notamment la philosophie et le droit, il
n’y a quasiment aucun enseignement dans les universités, écoles ou
instituts en France. Quelques personnes, à l’échelle individuelle,
parviennent à aborder ces questions lors de leurs séminaires, par
exemple Catherine Larrère à Paris-I ou Florence Burgat à l’EHESS. Mais
il n’existe pour l’instant aucun cours d’éthique animale en tant que
tel, et l’écrasante majorité des étudiants français ignorent tout de
cet important domaine qui donne lieu, outre-Atlantique, à des centaines
de formations universitaires et à des cours distincts dans près de la
moitié des facultés de droit, par exemple.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
On peut donc souhaiter que les débats, réflexions, études et
enseignements se développent autour du sujet de l’éthique animale dont
la complexité et la richesse sont parfois sous-estimées. M. Jeangène
Vilmer, nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; 
    



			
		
	&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;

	




	 




 
 


  

&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/IMG/diversutilisationsanimaux.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/diversutilisationsanimaux.jpg" align=middle border=0 width=250&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/liberationanimale.gif" align=middle border=0 hspace=10&gt;&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/logolfda.gif" align=middle border=0 hspace=10&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/IMG/cachiersantispecistes.jpg"&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/cachiersantispecistes.jpg" align=middle border=0 width=250&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39564"&gt;SOURCE&lt;/a&gt;&lt;br&gt;    	                                                                                     &lt;font face="Times New Roman" size=4&gt;  &lt;/font&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+R%c3%a9flexions+sur+l%e2%80%99%c3%a9thique+animale&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8837.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8837.entry</guid><pubDate>Tue, 06 May 2008 11:20:29 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8837/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8837.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-06T11:46:34Z</dcterms:modified></item><item><title>Parution du livre "Ethique animale"</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8772.entry</link><description> 
&lt;table dir=ltr border=0 cellpadding=0 cellspacing=0&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td width="100%"&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div dir=ltr style="font-size:11pt"&gt;Parution du livre &amp;quot;Ethique animale&amp;quot;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;td valign=top&gt;&lt;img style="display:none" src=""&gt;&lt;br&gt;
&lt;td valign=top&gt;
&lt;td valign=top width=26&gt;&lt;img style="display:none" src=""&gt;&lt;br&gt;
&lt;td valign=top&gt;&lt;img style="display:none" src=""&gt;&lt;br&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;div&gt;ETHIQUE ANIMALE, de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, préface de Peter&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Singer, Paris, Presses Universitaires de France, 2008.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les animaux ont-ils des droits ? Avons-nous des devoirs envers eux ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Dans quelle mesure peut-on les tuer pour se nourrir, se divertir,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;faire de la recherche, enseigner, faire la guerre ? En quoi l'élevage&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;industriel est-il problématique ? Pourquoi le foie gras est-il&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;interdit dans certains États ? Quels sont les enjeux éthiques des&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;animaux transgéniques ? Faut il abolir la corrida, la chasse aux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;phoques, l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques ? Quelles&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sont les motivations du terrorisme animalier ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'éthique animale est l'étude du statut moral des animaux,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;c'est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard. Pour la&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;première fois dans le monde francophone, cette discipline d'origine&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;anglo-saxonne est introduite dans un style clair et pédagogique, dans&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;une perspective interdisciplinaire, à la fois théorique et pratique,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;qui s'adresse autant aux étudiants et aux chercheurs qu'aux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;professionnels de la protection animale et au grand public.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- comptes rendus et interview en ligne sur&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;a title="http://www.jbjv.com/ethique_animale.html" href="http://www.jbjv.com/ethique_animale.html"&gt;http://www.jbjv.com/ethique_animale.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- soirée de lancement à Montréal : le 20 mai, avec notamment Valéry&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Giroux (Université de Montréal, avocate), Albert Simon (activiste et&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;conférencier), Jacques Godin (comédien) et Martin Blanchard&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(Université de Montréal).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;TABLE DES MATIERES&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Préface de Peter Singer&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Avant-Propos&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Introduction&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;PREMIÈRE PARTIE : IDEES&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;1. Éléments historiques&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'antiquité (Pythagore, Empédocle, Plutarque, Porphyre, Aristote,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;épicuriens, stoïciens, Pline, Cicéron, Celse)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le Moyen-Âge (Saint Thomas, cathares, procès d'animaux)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La Renaissance (Vinci, Montaigne, Tryon)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les cartésiens (Descartes, Malebranche, Leibniz)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les Lumières (Primatt, Rousseau, Bentham, Kant, Schopenhauer)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les pères du débat contemporain (Darwin, Salt, Géraud, Gandhi, 
Schweitzer)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le nazisme et l'animal (Horkheimer, Adorno, Patterson)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La naissance du débat contemporain&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;2. Les notions primitives&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'antispécisme (spécisme et esclavagisme, une schizophrénie morale,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;le spécisme dès l'enfance, l'ignorance volontaire)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La souffrance animale (l'existence d'une souffrance animale, la&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;souffrance de quels animaux ?)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Bien-être animal et droits des animaux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quels animaux ? (les animaux sensibles, les sujets-d'une-vie de&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Regan, les chimpanzés de Wise et Cavalieri)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'argument des cas marginaux (les critères intellectuels ne sont pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;pertinents, le dilemme, critiques)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;3. Les principales positions&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'utilitarisme de Singer (l'égalité de considération des intérêts,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;n'est ni l'égalité de traitement ni l'égalité des vies, critiques)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Abolitionnisme et théorie des droits (Regan, Francione)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'intuitionnisme (Sapontzis, Clark, Habermas, le pragmatisme 
américain)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'éthique du care (Luke)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'approche par les capacités de Nussbaum&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le débat français (LFDA, Cahiers antispécistes)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;4. Les approches alternatives&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les religions (l'animal dans les grandes religions, pratiques&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;religieuses, la théologie de la libération animale)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les sciences (Rodd, Rollin)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'éthique environnementale (écocentrisme et biocentrisme)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'écoféminisme (Adams)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les théories politiques (Garner, Nibert)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;5. Les stratégies d'exclusion&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les discours-alibis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les stratagèmes (négation des torts causés, découpage des&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;responsabilités, dévalorisation de la sympathie pour les animaux)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;6. Les critiques spécistes&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'anthropocentrisme de Cohen&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'utilitarisme de Frey&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le contractualisme de Carruthers&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'humanisme spéciste français (Ferry, Chanteur, Ariès)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;7. Le terrorisme animalier&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'ALF&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les courants violents&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les « libérateurs » de Screaming Wolf&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;DEUXIÈME PARTIE : PROBLEMES&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;8. Les animaux de consommation&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'élevage industriel (bien-être animal, sécurité alimentaire, coût&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;environnemental, coût humain)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le foie gras&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;9. Les animaux de recherche&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quelques expériences controversées (Draize, DL50, Harlow)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le problème de l'extrapolation&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La règle des 3 R (réduction, raffinement, remplacement)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les animaux transgéniques&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les xénogreffes&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Autres problèmes (animaux cyborgs, animaux de l'espace)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;10. Les animaux de divertissement&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Zoos et cirques (captivité des animaux sauvages, situations propres au 
cirque)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La corrida (préparation, déroulement, initiation des enfants,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;l'humanisme de la corrida ou sa justification philosophique)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le sport (course hippique, course de lévriers, autres courses, rodéo)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les combats d'animaux&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;11. Les animaux de compagnie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La création des races&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'alimentation&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les chirurgies électives&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'euthanasie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;L'abandon&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Autres problèmes&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La bestialité&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;12. Les animaux sauvages&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La disparition des espèces&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le commerce (viande de brousse, médecine traditionnelle)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La fourrure (piégeage, élevage, abattage, chiens et chats, 
environnement)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La chasse (élevage et lâcher, chasse à courre, problèmes divers)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La pêche (aquarium, pêche industrielle, prises non intentionnelles,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;pêche de loisir, pisciculture)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les mammifères marins (chasse aux phoques, chasse à la baleine)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;13. Les animaux de travail&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les usages civils&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Les animaux et l'armée (animaux militaires, tests militaires sur des&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;animaux, conséquences des exercices militaires sur la faune sauvage)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Conclusion&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Bibliographie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Index&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;314 pages&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;150 x 217 mm&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ISBN 978-2-13-056242-9&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;26 euros&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;En vente sur amazon.fr, amazon.ca, chapitre.com, fnac.com,&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;alapage.com, decitre.fr, renaud-bray.com, chapters.indigo.ca, etc.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;a title="http://www.jbjv.com" href="http://www.jbjv.com/"&gt;www.jbjv.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;                                         &lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;u&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Parution+du+livre+%22Ethique+animale%22&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8772.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8772.entry</guid><pubDate>Sat, 03 May 2008 08:36:04 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8772/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8772.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-03T09:13:58Z</dcterms:modified></item><item><title>«On juge la grandeur d'une nation à la façon dont les faibles sont traités»</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8634.entry</link><description> &lt;div&gt;«On juge la grandeur d'une nation à la façon dont les faibles sont traités»&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;img src="http://c.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/chat_culture/_files/file_321742_41444.JPG" height=627 width=420&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;LIBERATION.FR :&lt;/div&gt;

&lt;strong&gt;Juju. Votre intérêt pour les animaux a-t-il été d'abord philosophique ou sentimental?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Elisabeth de Fontenay. &lt;/strong&gt;Il est indiscutablement
sentimental, lié à l'enfance. Pendant la guerre, j'ai passé toutes mes
vacances dans une ferme, en Normandie. C'était une petite exploitation
avec trois chevaux et dix vaches. Je m'occupais beaucoup des vaches.
J'étais une petite fille très, très fière, de conduire un troupeau de
dix vaches attachées à une corde, et de les ramener le soir. J'étais
fière de ne pas avoir peur, et j'avais le sentiment d'avoir une
communication avec ces vaches. Je suis d'une famille de chasseurs, bien
entendu je n'ai jamais tiré à la chasse. Maintenant, je suis plus que
réservée par rapport à la chasse, mais il est sûr que j'ai eu un
apprentissage des bêtes que l'on chasse, et surtout des chiens. Il y a
toujours eu des chiens dans ma famille, des chiens de chasse. J'ai un
rapport très &amp;quot;franchouillard&amp;quot; aux animaux. Ce n'est pas du tout les
animaux exotiques, c'est une enfance, et une adolescence &amp;quot;bien de chez
nous&amp;quot;. &lt;br&gt;
 Je me suis toujours intéressée à des différents sujets, mais pas à la
philosophie au premier chef. J'avais commencé à travailler sur le
corps, et de fil en aiguille j'ai compris qu'il y avait là, sur les
animaux, l'animalité, un sujet extrêmement intéressant et peu
travaillé. J'ai l'impression d'avoir été une pionnière, surtout en
France, surtout dans la philosophie traditionnelle, la tradition
métaphysique, qui est la philosophie, telle qu'on l'enseigne en France,
dans les lycées. En travaillant sur l'animal, les animaux, l'animalité,
j'avais de grande souffrance quant à l'abstraction de mon point de vue,
de mon propos. J'ai beaucoup regardé des peintures, parce que je pense
que les peintres sont ceux qui ont l'accès le plus véritable aux
animaux.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Chantou. Que pensez-vous des comportements américains, genre
David Servan-Schreiber, qui préconisent de s'occuper d'animaux pour
soigner les maux psychiques?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Je ne connais pas la question, mais ça ne me semble pas du tout
inintéressant. En particulier, je connais un peu les expériences avec
les chevaux ou les chiens pour les enfants autistes. C'est quelque
chose de très bouleversant, de voir que ces enfants, complètement
enfermés en eux-mêmes, ont tout à coup des émotions. Qu'il y a une
communication physique entre leur subjectivité mutilée et la
subjectivité de l'animal. Je ne sais pas si on peut en faire une
thérapeutique, mais je pense que c'est extrêmement positif, c'est une
très belle démarche.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Pomme. Pourquoi appelle-t-on l'animal « animal », s'il n'a pas d'âme (anima)?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Animal est un mot qui est composé avec &amp;quot;anima&amp;quot;, qui veut dire l'âme.
Il est absolument évident que si les hommes ont des âmes les bêtes
aussi, pour moi c'est une évidence, je dis cela d'une façon
matérialiste. Mais parler par exemple, comme on le fait à propre de
Descartes, de &amp;quot;l'animal machine&amp;quot; est une contradiction dans les termes,
parce qu'une machine n'a pas d'âme.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Fabien. Quand vous critiquez la corrida, ne craignez-vous pas
d'offenser tout un peuple, dont la corrida est comme un emblème
identitaire?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 C'est une question qui me touche beaucoup. J'ai toujours pris beaucoup
de précaution, à cause de l'argument de Fabien. Il y a toute une pensée
symbolique rituelle, on n'a pas envie que tous les hommes, tous les
peuples deviennent pareils. On n'a pas envie d'un arasement cuturel.
Mais il y a énormément d'Espagnols qui sont contre la corrida, et j'ai
écrit cet article contre la corrida dans Libé, parce que j'avais été
hors de moi d'apprendre qu'on avait créé des écoles pour apprendre aux
enfants à toréer. Franchement, je trouve que la coupe était pleine,
c'est pour cela que je me suis mise à écrire cet article contre la
corrida. C'était la première fois que j'écrivais un article contre la
corrida. Mais maintenant, je suis engagée contre la corrida.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Fabien. Est-ce que l'opinion selon laquelle ceux qui aiment les
animaux n'aiment pas tellement les hommes a un quelconque fondement?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 J'ai bâti mon travail, depuis plus de dix ans, dans l'idée de dissiper
ce malentendu. En particulier tout ce qu'on a pu dire sur Hitler et les
nazis est faux. On dit qu'au moment même où ils faisaient des lois
antisémites, ils faisaient dans le même temps une législation de
protection des animaux, en fait c'est faux. Cette législation existait
depuis bien avant le nazisme, et elle existait dans d'autres pays
d'Europe, en Angleterre et, je crois, au Danemark. C'est une contre
vérité d'aller chercher dans l'Histoire une justification selon
laquelle ceux qui aiment les animaux, n'aiment pas les hommes. On peut
dire exactement le contraire, l'apprentissage de la philanthropie
s'exerce d'abord à travers la bienveillance envers les animaux, et je
pense que la cruauté est un bloc.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;AQYY. L'âme est-elle une chose que l'on a ou n'a pas ? N'est ce pas plutôt la dynamique même de la vie?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Oui, parfaitement, c'est exactement comme cela que je pense, avec Darwin bien sûr, et certains philosophes, comme Hans Jonas.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Martin. Gandhi disait &amp;quot;On peut juger de la grandeur d'une
nation par la façon dont les animaux y sont traités.&amp;quot; Comme on pourrait
dire pour l'homme?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Non, on juge la grandeur ou de civilisation d'une nation à la façon
dont les faibles, les handicapés, les pauvres, les sans-papiers, y sont
traité.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Bertrand. Pensez-vous que la vivisection ne soit en aucun cas légitime?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Il y a des techniques de substitution, qu'on appelle les techniques
alternatives, de culture de cellules, mais il est évident qu'on ne peut
pas mettre fin à un minimum de vivisection. Il faut simplement lutter
pour que l'on sacrifie un moindre grand nombre d'animaux, et pour qu'on
leur épargne, dans la mesure du possible, traumastisme et souffrance.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Armand. N'est-ce pas parce que l'homme se considère comme le seul détenteur d'une conscience qu'il traite ainsi les animaux?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Oui, tout ce que j'ai écrit l'atteste. Il y a une arrogance de la
subjectivité humaine qui consiste à mettre à la disposition de l'homme
tous les autres animaux, et en faire de purs instruments. Or, les
éthologues, et les philosophes phénomélogues s'accordent à dire qu'il y
a un psychisme animal, et que les différences entre les psychismes sont
pour une grande part, une question de degré.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Perlinpinpin : A partir de quand et de quoi peut-on dire que les droits des humains porte atteinte à ceux des animaux?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Je crois qu'il faut réfléchir sur le droit de propriété. Finalement,
c'est énorme, infondé, exhorbitant, d'avoir droit de vie et de mort sur
un animal comme sur une voiture ou une maison. Il y a un problème
radical qui est le droit à l'appropriation des animaux. Les animaux
sont à la fois sensibles et appropriables. Ils sont sensibles comme des
personnes et appropriables comme des biens, il y a là une contradiction
fondamentale qu'on ne voit pas très bien comme on pourrait la
surmonter, sauf à revenir au Paradis terrestre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;AQYY : Qu'est-ce qui empêche de créer un statut de &amp;quot;personne
animale&amp;quot; ? Cela permettrait de sortir ces derniers du statut de &amp;quot;chose
mobilière&amp;quot; et permettrait d'avoir une juste &amp;quot;gradation&amp;quot; entre un enfant
à naitre encore considéré comme &amp;quot;res nullus&amp;quot; et des animaux
anthropoïdes conscients, insuffisamment protégés par la loi?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
 Je pense qu'il faut accorder des droits aux animaux selon leurs
espèces. Parlons en particulier des animaux de fermes, les droits des
bovins ne sont pas les mêmes que les droits des poulets. On peut leur
accorder des droits, parce que le droit permet d'en faire des sujets de
droit. Ca n'est pas parce qu'ils ne parlent pas, parce qu'ils ne sont
pas capables de passer des contrats, qu'on doit leur refuser des
droits. &lt;br&gt;
Prenons un exemple: un enfant handicapé n'a pas moins de droit à
hériter de ses parents que ses frères et soeurs non handicapés, ses
droits sont défendus par un tuteur. Il faut penser le droit des animaux
sur ce mode du tutorat. Maintenant, je suis complétement hostile à
l'extension des droits de l'homme au chimpanzé, je m'y oppose, car
c'est contre performant, ça braque les gens, au lieu de les persuader
de se sentir responsable vis-à-vis des animaux. Je crois qu'il faut
tout de même marquer une coupure entre le genre humain, le genre étant
une catégorie politique et historique, et les espèces animales dont
nous faisons bien sûr aussi partie. Nous sommes une espèce animale
entre autre, mais nous nous déclarons historiquement et politiquement
genre humain, et c'est là que nous instituons une coupure et c'est
cette coupure qui doit solliciter l'appel à notre responsabilité.&lt;br&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/chat_culture/321742.FR.php"&gt;SOURCE&lt;/a&gt;&lt;br&gt;                                                                                                                                          &lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;u&gt;&lt;font size=1&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+%c2%abOn+juge+la+grandeur+d'une+nation+%c3%a0+la+fa%c3%a7on+dont+les+faibles+sont+trait%c3%a9s%c2%bb&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8634.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8634.entry</guid><pubDate>Fri, 18 Apr 2008 05:08:21 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8634/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8634.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-18T05:22:39Z</dcterms:modified></item><item><title>Le Patronus d'Harry Potter existe</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8556.entry</link><description>&lt;strong&gt;Le Patronus d'Harry Potter existe&lt;/strong&gt;

&lt;br&gt;

&lt;div style="padding:3px;text-align:justify;margin-top:3px;margin-bottom:5px;font-size:12px"&gt;&lt;img alt="" src="http://harrypotterinfo.free.fr/iconsnews/divers/fanartharrypotter2.jpg" align=left border=0&gt;Une
personne, qui se promenait dans la Forêt de Dean (celle là même prés de
laquelle JK Rowling a grandi), a réussi à filmer un troupeau de cerfs
en fuite (ouverture officielle de la chasse). Au beau milieu du
troupeau un magnifique pelage immaculé se détache: Un cerf albinos!!&lt;br&gt;Ainsi
donc dans la forêt qui a vu grandir notre auteur préférée se promène le
Patronus d'Harry Potter! La coïncidence était trop belle, elle méritait
d'être évoquée.&lt;br&gt;Pour voir ce cerf albinos cliquez &lt;a href="http://www.thisisgloucestershire.co.uk/displayNode.jsp?nodeId=232886&amp;amp;command=newPage" target="_blank"&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Merci &lt;a href="http://www.thisisgloucestershire.co.uk/" target="_blank"&gt;TIG&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;                                                                                               &lt;font size=1&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;  &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Le+Patronus+d'Harry+Potter+existe&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8556.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8556.entry</guid><pubDate>Sat, 12 Apr 2008 06:20:40 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8556/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8556.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-12T07:30:58Z</dcterms:modified></item><item><title>Zoo- Philosophie . Elisabeth de Fontenay revient à ses réflexions sur l’animalité et l’humanité.</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8532.entry</link><description> &lt;div&gt;
  Si c’est un homme
&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;Zoo- Philosophie . Elisabeth de Fontenay revient à ses réflexions sur l’animalité et l’humanité.&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;
&lt;span&gt; ROBERT MAGGIORI&lt;/span&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;QUOTIDIEN : jeudi 10 avril 2008&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;
&lt;b&gt;Elisabeth de Fontenay&lt;/b&gt;
&lt;b&gt;Sans offenser le genre humain Réflexions sur la cause animale &lt;/b&gt;Albin Michel, 218 pp. 18 euros.&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;



&lt;p&gt;&lt;font color="#ff0000"&gt;&lt;b&gt;Une rue de Paris. Le chien, sans laisse, ne
s’arrête pas devant la sortie du parking, d’où aucune voiture
d’ailleurs ne venait. Le maître pose les cinq ou six sacs en plastique
qu’il tenait dans ses deux mains, appelle l’animal, lui crie &lt;i&gt;«assis !».&lt;/i&gt;
Celui-ci s’immobilise, tend son museau, et l’homme lui décoche un
violent coup de poing, de ceux qui mettent K.-O. le boxeur. La bête
gémit, ne bouge pas et tend de nouveau son museau meurtri. Les passants
s’arrêtent un instant, le sang glacé. Pas un mot. Juste des regards.
Les uns de colère et d’écœurement, fulminant la férocité du triste
individu. Les autres pleins de piété pour la souffrance de l’animal.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;
&lt;/div&gt;

&lt;div&gt;
&lt;p&gt;Il n’est pas douteux, comme l’indiquait &lt;i&gt;l’Insoutenable Légèreté de l’être &lt;/i&gt;de
Milan Kundera, que la bonté de l’homme ne se manifeste en toute sa
pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force, et que le
vrai &lt;i&gt;«examen de moralité»&lt;/i&gt; de l’humanité se passe dans le
rapport qu’elle noue avec les êtres qui sont à sa merci : les animaux.
Mais on devra reconnaître alors que longtemps, au cours de l’histoire,
a triomphé l’inhumanité. C’est en toute bonne conscience qu’aux bêtes
sans âme ni conscience on a infligé les pires souffrances. Le
gémissement de l’animal n’était-il pas que&lt;i&gt; «du vent poussé dans un conduit vibrant»&lt;/i&gt; ? Le père Malebranche, à qui Fontenelle reprochait de battre sa chienne, répondait, tranquille : &lt;i&gt;«Eh ! quoi, ne savez-vous pas bien que cela ne sent point ?»&lt;/i&gt;
Il est vrai que son maître, Descartes, avait jugé que, de tous les
êtres corporels, seuls les hommes ont une âme. Les animaux, eux, sont
des machines, des «automates», plus proches d’une horloge que d’un être
humain. S’ils sont blessés ou torturés, s’ils pleurent et geignent,
cela ne signifie pas qu’ils éprouvent de la douleur. Leurs lamentos
sont comme les sons d’un orgue dont on a frappé les touches. Aussi
quelques savants, cartésiens extrêmes, ont-ils pu, raconte-t-on, clouer
vivants des chiens sur des planches pour faire des expériences.
&lt;p&gt;
&lt;b&gt;«Sensations».&lt;/b&gt; Aujourd’hui les choses ont bien changé. La &lt;i&gt;petmania &lt;/i&gt;généralisée
- dans les sociétés riches - porterait même à croire qu’elles se sont
inversées, et que parfois on se soucie davantage du bien-être des
animaux de compagnie et des pauvres bêtes que des hommes pauvres, des
enfants maltraités, des vieillards abandonnés, des personnes
handicapées, malades, privées de liberté, soumises à l’exploitation ou
à l’injustice. Reste que ce changement - qu’on peut faire remonter à
Jeremy Bentham qui, en 1789 (!), changeait de façon révolutionnaire
l’approche «théorique» des animaux en écrivant : &lt;i&gt;«The question is not : can they reason ?&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;Nor, can they talk ? But, can they suffer ?»&lt;/i&gt; - est un progrès,
que la mentalité moderne a intégré le fait qu’est moralement
répréhensible et juridiquement condamnable l’action d’abandonner un
animal, de lui faire subir de mauvais traitements, etc. De plus, les
savoirs neurobiologiques et éthologiques, la génétique, la
paléoanthropologie, la primatologie et la zoologie ont sans doute donné
une description plus exacte du comportement animal, mais sans pour
autant arriver à dire ce qu’il «est», ontologiquement, ni tracer une
ligne de démarcation nette entre l’animal et l’homme. Que les animaux
aient des sensations de douleur et de plaisir est à présent obvie. Mais
«comment» souffrent-ils ou jouissent-ils ? Comment l’homme peut-il
comprendre ce que la bête «ressent» quand elle a mal ou éprouve du
plaisir ? &lt;i&gt;«Quel effet cela fait-il d’être&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;une chauve-souris ?»&lt;/i&gt; demandait l’Américain Thomas Nagel (1). On
ne le saura jamais. Mais sait-on jamais ce qu’un autre que moi, un
autre homme, «éprouve» dans la subjectivité de sa conscience ? Si
demeure l’énigme de l’autre, demeure donc, à plus forte raison,
l’énigme de l’animal, en tant qu’«absolument autre», éloigné de l’homme
par un &lt;i&gt;«abîme»&lt;/i&gt; plus profond, selon Heidegger, que celui qui le
sépare de Dieu. Autant de questions qui ne peuvent pas ne pas convoquer
la philosophie. Et, de fait, depuis quelques décennies, celle-ci a été
comme aimantée par le thème de l’animalité. De ce «mouvement», l’une
des actrices principales a été Elisabeth de Fontenay, qui, en 1998, a
publié un ouvrage devenu d’emblée classique : &lt;i&gt;le Silence des bêtes&lt;/i&gt;
(Fayard). Une «somme», à vrai dire, qui, plutôt que la réalité humaine,
mettait la philosophie, plus particulièrement la métaphysique
humaniste, à l’épreuve de l’animalité, décrivait les modes selon
lesquels ce &lt;i&gt;«philosophème équivoque»,&lt;/i&gt; avait opéré dans la discursivité philosophique, et, par référence à ce que Michel Foucault avait fait pour le «fou» dans l&lt;i&gt;’Histoire de la folie,&lt;/i&gt; reconstruisait pour l’«animal» - depuis les présocratiques jusqu’à Adorno, Levinas ou Derrida - l’histoire de ces &lt;i&gt;«gestes obscurs […] par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l’extérieur».&lt;/i&gt; Aujourd’hui, elle publie &lt;i&gt;Sans offenser le genre humain,&lt;/i&gt; un ensemble de «Réflexions sur la cause animale» qui s’inscrivent dans la suite du &lt;i&gt;Silence des bêtes,&lt;/i&gt; et traitent, sur le plan moral et politique, la question, qu’à dessein elle n’avait pas traitée, de la &lt;i&gt;«dite différence zoo-anthropologique».&lt;/i&gt; Comment ne pas &lt;i&gt;«renier le parti des animaux»,&lt;/i&gt; tenir à la &lt;i&gt;«responsabilité mystérieuse d’une bonne volonté envers les bêtes»&lt;/i&gt; et être fidèle à un humanisme matérialiste qui s’interdirait d’appeler les hommes des &lt;i&gt;«animaux humains»&lt;/i&gt; et ne serait pas indexé à un &lt;i&gt;«propre de&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;l’homme»&lt;/i&gt; - &lt;i&gt;«ce catéchisme métaphysique, inutile aux humains et nuisible aux bêtes» &lt;span&gt;?&lt;/span&gt;
&lt;/i&gt;

&lt;p&gt;
&lt;b&gt;Firmament.&lt;/b&gt; On dit parfois d’Elisabeth de Fontenay qu’elle est
comme une «grande dame de la philosophie française». Si elle a souvent
écrit sur &lt;i&gt;«des objets non identifiés par la vulgate philosophique»&lt;/i&gt;
(2) et publié relativement peu de livres (3), elle a, à la Sorbonne,
impressionné des générations d’étudiants. Décrire son «firmament
philosophique» - où brillent les étoiles de Jankélévitch, Derrida,
Lyotard, Foucault, Merleau-Ponty, Husserl, Heidegger, et plus loin de
Nietzsche, Marx, Diderot, Pascal, Plutarque… - la situe quelque peu,
mais ne dit rien de l’&lt;i&gt;aura&lt;/i&gt; qui l’a toujours entourée. Elle tient
à la «noblesse» de son port, à son «petit caractère» aussi, ses colères
et ses indignations, à sa façon de parler, à cette manière surannée et
exquise d’appeler les gens par leur prénom et les vouvoyer, à sa voix
surtout. Une voix qui porte et charme, par son timbre grave. Une voix
qui compte, par ce dont elle atteste la présence, ce dont elle témoigne
: la mémoire des femmes et de leurs combats, la mémoire de la Shoah (&lt;i&gt;«Je suis juive par ma mère et cinq personnes de ma famille proche sont mortes à Auschwitz»&lt;/i&gt;),
les idéaux de la Résistance (Henri Bourdeau de Fontenay, son père,
directeur de l’ENA et conseiller d’Etat, est le «Seguin» du Comité
parisien de la Libération nationale), les valeurs de la gauche
démocratique et de l’engagement. Aux animaux, Elisabeth de Fontenay a
commencé à s’intéresser il y a plus de vingt ans. C’était sans doute
pour elle une manière de continuer à penser une &lt;i&gt;«archéologie du silence»,&lt;/i&gt;
penser à ceux qui sont exclus, à ceux que l’on prive de vie, de terre,
de monde. Husserl et Merleau-Ponty l’aident à concevoir que l’animal
n’est pas un être de nature mais qu’il a, justement, un monde, &lt;i&gt;«peut-être
rudimentaire, même endormi, pour parler comme Leibniz, mais tout de
même quelque chose de l’ordre d’une intentionnalité, donc d’un monde.
Quelquefois ce monde peut croiser le nôtre, et c’est alors le même
monde, comme quand on vit avec un chien ou quand on monte à cheval»&lt;/i&gt; (2). En 1992, elle publie «La raison du plus fort», longue préface aux &lt;i&gt;Trois Traités pour les animaux&lt;/i&gt; de Plutarque, et, six ans après, &lt;i&gt;le Silence des bêtes.&lt;/i&gt;

&lt;p&gt;
&lt;i&gt;Sans offenser le genre humain&lt;/i&gt; s’ouvre par le commentaire du beau texte de Derrida, &lt;i&gt;l’Animal que donc je suis&lt;/i&gt; (Galilée 2006), où le philosophe, nu dans la salle de bain, regardé ou &lt;i&gt;vu&lt;/i&gt; par son chat, se trouvé confronté une &lt;i&gt;«épreuve inédite de la pudeur».&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;«Derrida ne nie aucunement qu’il y ait quelque chose comme un&lt;/i&gt; abîme &lt;i&gt;entre les hommes et les animaux - il reprend même le mot heideggerien.»&lt;/i&gt; Mais les lignes qui les séparent sont des limites &lt;i&gt;«feuilletées, plurielles, sur-pliées, hétérogènes»,&lt;/i&gt; qui jamais ne permettent de déterminer quelque chose &lt;i&gt;«d’objectivable»,&lt;/i&gt;
quand les traditions métaphysiques trouvaient des démarcations nettes
grâce auxquelles elles pouvaient tout à la fois affirmer le &lt;i&gt;«propre de l’homme»&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;«supériorité assujettissante de l’homme sur l’animal».&lt;/i&gt;

&lt;p&gt;Ce thème, Elisabeth de Fontenay le reprend tout au long du livre, en
critiquant d’une part la naïveté de ceux qui s’en tiennent aveuglément
aux propositions des sciences du vivant, lesquelles, annihilant les
précédentes, trouvent toujours des frontières plus subtiles séparant
l’homme de l’animal, voire &lt;i&gt;«condamnent la sacro-sainte différence humaine»,&lt;/i&gt;
et, d’autre part, l’inconséquence, sinon la dangerosité, des hérauts de
la «libération animale» (Peter Singer, Paola Cavalieri), prêts, pour
élever l’animal, à rabaisser l’homme. A quoi reconnaît-on l’homme ? &lt;i&gt;«On est pris de fou rire en se rappelant la succession des signes immémoriaux et irréfutables»&lt;/i&gt; qu’on a tour à tour exhibés. L’homme est homme parce qu’il a été &lt;i&gt;«créé à l’image et ressemblance de Dieu»,&lt;/i&gt;
parce qu’il «a» langage et raison, ou une âme, parce qu’il s’accouple
de face, enterre ses morts, a conscience de sa finitude, travaille,
accède à la technique, est perfectible, ment, imagine, est libre,
capable d’action morale… Mais l’animal construit aussi des outils, a
une intelligence et un sens moral, le chimpanzé parle le langage des
sourds-muets, les &lt;i&gt;«mésanges anglaises décapsulent les bouteilles de lait»,&lt;/i&gt; le gibbon est monogame, la mante est cruelle, la fourmi altruiste… Où est la différence entre &lt;i&gt;«animaux non humains»&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;«animaux humains» &lt;/i&gt;?
&lt;p&gt;
&lt;b&gt;Non-personnes.&lt;/b&gt; La réponse n’est pas dans la biologie, car la question même est politique. Chercher des signes distinctifs, c’est &lt;i&gt;«tomber dans le travers criminel qui conduit à exclure de l’humanité ceux qui ne sont pas conformes»&lt;/i&gt; à ceux-ci : &lt;i&gt;«les
&amp;quot;sauvages&amp;quot; (qui manquent de rationalité ou d’historicité), les
criminels (qui manquent d’&amp;quot;humanité&amp;quot;), les handicapés mentaux (qui
manquent de liberté et de perfectibilité), les vieillards amoindris,
voire les nourrissons (qui sont dépourvus de tous les caractères qui
font le propre de l’humain).»&lt;/i&gt; Mais effacer tout signe, comme le font certains théoriciens «utilitaristes», inclure l’animal dans la &lt;i&gt;«considération morale»&lt;/i&gt;
et le dire capable de conscience de soi, de préférences, de désirs, de
projets, afin de lui attribuer des droits, revient à classer parmi les
«personnes» les êtres humains adultes, les chimpanzés, les dauphins et
d’autres mammifères supérieurs, et, dans les «non-personnes», les
reptiles, les poissons, les fœtus, les nouveau-nés, les déments, les
arriérés… Dans les deux cas, on &lt;i&gt;«offense le genre humain».&lt;/i&gt;
Aussi, pour l’éviter, faut-il, même si l’on maintient quelques
prérogatives à l’homme telles que la capacité de jouer avec les
symboles, de produire des opinions et des jugements, d’ouvrir des
espaces publics de délibération, renoncer à définir l’homme, ce qui par
là même rend vaine toute tentative de définir ses «autres», ou bien, &lt;i&gt;«sans paradoxe, sans provocation»,&lt;/i&gt; s’en tenir à une &lt;i&gt;«anthropologie négative»,&lt;/i&gt; la seule qui soit «éthiquement, politiquement et scientifiquement» acceptable. A savoir : &lt;i&gt;«&lt;/i&gt;Affirmer &lt;i&gt;que l’homme est un étant qui ne peut ni ne doit être défini.»&lt;/i&gt;
Cela suffit à donner aux animaux le respect, la protection, et aux
hommes les droits et les devoirs, le droit de construire leur vie comme
ils l’entendent, et le devoir de le faire sans saccager celle des
«autres», hommes ou bêtes qu’ils soient. A quoi reconnaît-on un homme ?
&lt;i&gt;«La question est indécente»,&lt;/i&gt; dit Elisabeth de Fontenay, en évoquant le livre de Primo Levi, &lt;i&gt;«car chacun sait d’emblée &amp;quot;si c’est un homme&amp;quot;».&lt;/i&gt; Ceux qui &lt;i&gt;«ne reconnaissent pas immédiatement leurs semblables»&lt;/i&gt; n’ont que des préjugés et se croient capables de décider que &lt;i&gt;«certaines
ethnies, certaines cultures ou certains individus étrangers aux canons
qui sont les leurs ne devraient pas avoir droit à l’existence ou la
visibilité sociale»&lt;/i&gt;.
&lt;p&gt;(1) Thomas Nagel, &lt;i&gt;Questions mortelles&lt;/i&gt;, PUF 1983 (2) Interview, &lt;i&gt;Vacarme&lt;/i&gt; (11, 2000)&lt;i&gt;
&lt;span&gt;. (3) &lt;/span&gt;
&lt;span&gt;Notamment&lt;/span&gt; les Figures juives de Marx&lt;/i&gt; (Galilée 1973), &lt;i&gt;Diderot ou le matérialisme enchanté&lt;/i&gt; (Grasset 1979), &lt;i&gt;Une tout autre histoire&lt;/i&gt; (Fayard 2006). &lt;p&gt;&lt;a href="http://www.liberation.fr/culture/livre/320310.FR.php"&gt;SOURCE &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;                                                                                                                             &lt;font&gt;&lt;font&gt;&lt;u&gt;&lt;font size=1&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Zoo-+Philosophie+.+Elisabeth+de+Fontenay+revient+%c3%a0+ses+r%c3%a9flexions+sur+l%e2%80%99animalit%c3%a9+et+l%e2%80%99humanit%c3%a9.&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8532.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8532.entry</guid><pubDate>Fri, 11 Apr 2008 08:12:18 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8532/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8532.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-11T09:29:48Z</dcterms:modified></item><item><title>Sambo le chien du  Général Bertrand</title><link>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8102.entry</link><description>

&lt;div align=center&gt;
  
  &lt;table align=left border=0 height=524 width=521&gt;
    &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=29 width=515&gt;
      &lt;div align=center&gt;
        
        &lt;table style="border-collapse:collapse" bgcolor="#ffffff" border=2 bordercolor="#000080" cellspacing=1 height=150 width=507&gt;
          &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;
            &lt;td bordercolor="#FFFFFF" width=171&gt;
            &lt;p align=center&gt;&lt;a&gt;
            &lt;img src="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/images/Logo_chien_gauche.jpg" border=0 height=90 width=118&gt;&lt;/a&gt;
            &lt;td width=324&gt;
            &lt;p align=center&gt;&lt;font color="#000080" face=Georgia size=7&gt;
    Sambo&lt;br&gt;
    &lt;/font&gt;&lt;font color="#000080" face=Georgia size=5&gt;le chien du &lt;br&gt;
    Général Bertrand&lt;/font&gt;
          
        &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
        
      &lt;/div&gt;
      
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=1 width=515&gt;&lt;br&gt;
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=45 width=515&gt;                                             
      
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td height=522 width=15&gt;&lt;br&gt;
      &lt;td height=522 width=496&gt;&lt;font face=Arial&gt;
      
      &lt;/font&gt;
      &lt;p align=center&gt;&lt;img src="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/images/Sambo.jpg" alt=Sambo border=3 height=236 width=345&gt;&lt;br&gt;
      &lt;font color="#000080" size=2&gt;Photo Musée Hôtel Bertrand, Châteauroux&lt;br&gt;
 &lt;/font&gt;
      
      &lt;font size=2&gt;
      
      &lt;/font&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;G&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-weight:700"&gt;rand 
      fidèle de l’Empereur, Henri-Gatien Bertrand ( 1773 -1844 )&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;
      &lt;font color="#000080"&gt;&lt;b&gt;Comte d’Empire et Grand Aigle de la Légion 
      d’Honneur&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;,&lt;/span&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-weight:700"&gt; suivra et 
      servira Napoléon jusqu’au bout avec beaucoup de ferveur. &lt;br&gt;
      Il le suivra en Italie et en Égypte ; sera nommé général de Brigade au 
      début du Consulat ; assistera au sacre de Napoléon ; sera aide de camp de 
      l’Empereur au début de l’Empire ; se distinguera à Austerlitz ; servira à 
      Iéna et Friedland ; il accompagnera Napoléon en Espagne ; sera nommé Grand 
      Maréchal du Palais ; servira à la campagne de France ; sera présent à 
      l’île d’Elbe et à Waterloo, il suivra encore l’Empereur à Sainte-Hélène et 
      ne le quittera pas jusqu’à son dernier soupir.&lt;br&gt;
      Fidèle, même après la mort, il participera activement à la translation des 
      cendres de Napoléon aux invalides en 1840 et reposera, lui-même, quelques 
      années plus tard, au même endroit près du tombeau de son maître.&lt;br&gt;
      &lt;br&gt;
      Au Musée Hôtel Bertrand de Châteauroux, se trouve exposé un curieux chien 
      naturalisé qui aurait appartenu au général Bertrand.&lt;br&gt;
      D’après le conservateur de ce Musée, une étude aurait été effectuée en 
      1995 sur 
      l’animal empaillé, par deux vétérinaires et un expert de la 
      Société Central Canine.&lt;br&gt;
      &lt;br&gt;
      &lt;/span&gt;
      &lt;/font&gt;
      &lt;b&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;Il s’agit de « Sambo », un chien 
      mâle au pelage blanc et tacheté de noir. Le poil est court, lisse et très 
      dense. &lt;br&gt;
      Puissante et souple, sa silhouette semble être robuste et musclée. &lt;br&gt;
      Sa tête est assez longue et ses yeux ronds et noirs. En revanche, il a la 
      particularité de ne pas posséder d’oreilles, ce qui nous fait penser, en 
      l’observant, à une tête d’otarie.&lt;br&gt;
      Avec des oreilles pendantes, il aurait, sans conteste, l’aspect et la 
      taille d’un dalmatien. &lt;br&gt;
      Néanmoins, « Sambo » n’appartiendrait pas à une race occidentale, mais 
      serait plutôt d’origine chinoise ( ce qui expliquerait la mutilation des 
      oreilles, pratique très courante en Asie à l’époque ) ; sinon on ne sait 
      que peu de choses, hélas, sur l’histoire de « Sambo ».&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;
      &lt;p align=justify&gt;&lt;b&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;Des questions 
      néanmoins subsistent : À qui appartenait l’animal et d’où venait-il ?&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;
      &lt;p align=justify&gt;&lt;b&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;Le chien « Sambo » 
      aurait donc appartenu à une race asiatique qui se serait croisée à 
      d’autres races de chiens présentes, sur l’île de Sainte-Hélène.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;&lt;br&gt;
      &lt;br&gt;
      Selon l’Historien Octave Aubry &lt;font size=2&gt;(1)&lt;/font&gt; ( &lt;i&gt;
      Sainte-Hélène - la captivité de&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Napoléon&lt;/i&gt;, Tome I – Flammarion 
      1935 ), Sambo aurait été offert en 1816, aux enfants du général Bertrand, 
      par Miss Polly Mason, une Anglaise qui possédait à Sainte-Hélène une 
      petite propriété non loin de Longwood. Toujours d’après l’Historien, le 
      compagnon de jeu des enfants, qui était admis à résider dans l’entourage 
      de l’Empereur, fut aussi utilisé de temps en temps par Gourgaud à la 
      chasse et surtout pour traquer les rats qui proliféraient et régnaient en 
      maître à Longwood. Après la mort de Napoléon, Bertrand accompagné de « 
      Sambo » et des derniers fidèles quittèrent Sainte-Hélène le 27 mai 1821 
      pour l’Europe.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;Antommarchi, médecin de Napoléon à Sainte-Hélène 
      (1789-1839), cite également très brièvement « Sambo » au moment du départ 
      de Sainte-Hélène ( &lt;i&gt;Mémoires d’Antommarchi&lt;/i&gt; ).&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;D’après l’analyse de Michel Berthelot ( &lt;i&gt;Bertrand, 
      Grand Maréchal&lt;/i&gt; &lt;i&gt;du Palais, dans les pas d’un fidèle&lt;/i&gt; - chez 
      l’auteur à Châteauroux 1996 ) l’énigme n’aurait pas vraiment été élucidée 
      !&lt;/b&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;br&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;b&gt;Néanmoins, l’auteur présente bien « Sambo », comme le chien de 
      Bertrand.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;Pour Jean-Paul Kauffmann ( &lt;i&gt;La chambre noire de 
      Longwood&lt;/i&gt; - La Table Ronde, Paris 1997 ), « Sambo », qui fut le 
      compagnon de jeu des enfants de Bertrand à Sainte-Hélène, était rattaché 
      aux nombreux souvenirs qui furent rapportés de l’île en 1840.&lt;/b&gt;&lt;font size=2&gt;&lt;br&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;b&gt;Toujours d’après cet auteur, je cite : &lt;i&gt;« Sambo a probablement&lt;/i&gt;
      &lt;i&gt;flairé, léché Napoléon. Il a jappé à son approche. […] Sambo, lui 
      aussi, a vu ».&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;Jacques Macé ( &lt;i&gt;Dictionnaire historique de 
      Sainte-Hélène&lt;/i&gt; - Tallandier 2004 ) fait apparaître « Sambo », comme le 
      chien du Général Bertrand, ramené, par ce dernier, de Sainte-Hélène après 
      la mort de l’Empereur en 1821.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;Enfin, pour d’autres, ce chien aurait carrément 
      appartenu à Napoléon durant son exil. Chose peu probable, car l'existence 
      d'un chien, compagnon de l'Empereur à Sainte-Hélène, ne fut jamais relatée 
      par les principaux mémorialistes de l'île, tels que le général Gourgaud et 
      son journal ou Las Cases et son célèbre Mémorial.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;Toujours est-il qu’au Musée de Châteauroux, « Sambo 
      » est bel et bien exposé et considéré comme étant le chien de Bertrand. Il 
      semblerait d’ailleurs qu’il ait vécu au château de Laleuf ( commune de 
      Saint-Maur, dans l’Indre ), propriété familiale du Général Bertrand, et, 
      pour ainsi dire certain, que « Sambo » fut naturalisé entre 1841 et 1844 
      et qu’une fois empaillé, il faisait partie du mobilier du domaine de 
      Touvent ( dans l’Indre, propriété de Hortense, la fille de Bertrand )&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;b&gt;En revanche, je suis assez interrogatif sur le fait 
      que cet animal ait vécu à Sainte-Hélène...!? En effet, vu les dates 
      approximatives de sa naturalisation, ce chien mort après 1840 aurait été 
      beaucoup trop âgé pour avoir pu être présent à Sainte-Hélène dès 1816 ( date 
      du don de Miss Polly Mason ).&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;font size=2&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;p align=justify&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;font size=2&gt;(1) Octave Aubry (1881-1946), Historien, haut 
      fonctionnaire, officier de la Légion d’Honneur et élu à l’Académie 
      française six semaines avant sa mort. Passionné par l’épopée 
      napoléonienne, il séjourna plusieurs semaines à Sainte-Hélène avant d’en 
      publier un ouvrage en 1935.
      &lt;/font&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;p style="text-align:justify"&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
      &lt;span style="font-family:Arial"&gt;&lt;font color="#808080" face=Arial&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Commentaires :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br&gt;
      &lt;br&gt;
      &lt;/font&gt;&lt;b&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;i&gt;&lt;font color="#808080" size=2&gt;J’en appelle aux internautes passionnés, amateurs ou Historiens, pour 
      qu’ils nous fassent part de leurs avis sur la question. Merci d’avance.&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      
      &lt;/font&gt;&lt;p align=left&gt;&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;&lt;img src="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/images/entrer.gif" border=0 height=24 width=64&gt;     
      &lt;a title="Cliquez ici pour laisser vos commentaires" href="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/sambo_le_chien_du_general_bertrand.htm#null"&gt;&lt;img src="http://www.i-services.net/images/commentaire.gif" border=0 height=17 width=16&gt;
      &lt;/a&gt;
      &lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      
      &lt;/font&gt;&lt;p align=center&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;img src="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/images/frise2.gif" border=0 height=68 width=160&gt;&lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
&lt;font color="#000080" face=Arial&gt;      &lt;/font&gt;
      &lt;p align=center&gt;&lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/sambo_le_chien_du_general_bertrand.htm"&gt;SOURCE&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
 &lt;font face="Times New Roman" size=3&gt;    &lt;/font&gt;&lt;font size=1&gt;&lt;a href="mmm2007-10-25_18.59/xloader.htm#toppage"&gt;&lt;font face="Lucida Handwriting, Cursive"&gt;&lt;font color="#ff6600"&gt;&lt;u&gt;Retour en haut de page&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;p align=center&gt;
      &lt;a title="Retour haut de page" href="http://pagesperso-orange.fr/moustache-empire/sambo_le_chien_du_general_bertrand.htm#Sambo haut de page"&gt;
      &lt;br&gt;&lt;/a&gt;
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=20 width=515&gt; 
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td height=12 width=15&gt;&lt;br&gt;
      &lt;td height=12 width=496&gt;
      &lt;br&gt;
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=20 width=515&gt; 
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td height=8 width=15&gt;&lt;br&gt;
      &lt;td height=8 width=496&gt;&lt;br&gt;
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td colspan=2 height=20 width=515&gt; 
    
    &lt;tr&gt;
      &lt;td height=1 width=15&gt;&lt;br&gt;
      &lt;td height=1 width=496&gt;&lt;br&gt;
    
  &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
  
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; 

  &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-5662579787166539668&amp;page=RSS%3a+Sambo+le+chien+du++G%c3%a9n%c3%a9ral+Bertrand&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=berry-aspas.spaces.live.com&amp;amp;GT1=berry-aspas"&gt;</description><comments>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8102.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8102.entry</guid><pubDate>Sun, 09 Mar 2008 10:42:36 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://berry-aspas.spaces.live.com/blog/cns!B16A79AF69A1A06C!8102/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://berry-aspas.spaces.live.com/Blog/cns!B16A79AF6