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8/31/2009 Gérard Caussimont, "le rêve simple d'un naturaliste"
Article Sud Ouest, 30.08.09
Par KoukiOURS. Gérard Caussimont croit toujours que le berger et l'ours peuvent cohabiter dans les Pyrénées
Le rêve simple d'un naturaliste
C'est
un têtu, un opiniâtre. À 57 ans dont plus de trente voués à la cause de
l'ours, le naturaliste de terrain Gérard Caussimont, fixé à Ogeu, âme
du Fiep (1) - Groupe Ours Pyrénées - croit toujours que le berger
pyrénéen peut cohabiter avec le plantigrade. Son rêve ? « Qu'on puisse faire un jour chez nous les mêmes observations que dans les monts cantabriques ou dans les Abruzzes ; que les gens puissent voir une ourse avec son ourson. »
C'était
en juin dernier, dans la région des Picos de Europa : Gérard Caussimont
a assisté au rut de deux mâles et d'une femelle. « La scène se
déroulait en plein jour, à 1 km d'un village ; un paysan travaillait
son champ avec son tracteur à 250 mètres. Il y avait des vaches pas
très loin. Ce sont les ours qui ont fini par partir... »
Le Fiep fête ses trente ans d'actions en faveur des bergers du haut Béarn. On lui doit la mise en place de la « prime de dérangement » (1979), les premières liaisons CB (1983) puis par radiotéléphones - aujourd'hui alimentés par panneaux solaires - en estives, les premiers héliportages aux cabanes pastorales (1994), une « marque de fabrique » des fromages de brebis en montagne : Pédescaous, qu'utilisent aujourd'hui une douzaine de bergers.
L'ours,
Gérard Caussimont ne l'a observé que quatre fois en Aspe et en Ossau.
Mais, il souligne, soucieux de la déontologie du naturaliste de ne pas
déranger la faune : « Je n'ai jamais pratiqué l'affût pour voir l'ours
à tout prix. » Ce qui ne l'empêche pas de relever des indices de sa
présence presque toutes les semaines.
Il en restait entre 15 et 18 entre Béarn, Aragon (Anso, Hecho) et Navarre, quand ce Dacquois de naissance a fait de la sauvegarde de l'ours la cause de sa vie. « Le déclic, ce fut en 1976, lors d'un colloque sur la grande faune à l'université de Pau, qu'organisait Claude Dendaletche. » Gérard Caussimont date de 1981 son observation la plus mémorable, en lisière de forêt, à Borce (vallée d'Aspe) : « C'était un ours très clair. L'animal ne m'a pas vu. Ce qui m'avait frappé c'est que l'on aurait dit qu'il roulait des mécaniques et que sa fourrure semblait détachée de son squelette. Il dégageait une force tranquille... » La même année, il soutint une thèse de doctorat socio-économique sur les vallées : « Je ne voulais pas opposer l'homme et la nature. » Une quinzaine d'individus, c'est au mieux, aujourd'hui, la population résiduelle d'ours dans toute la chaîne des Pyrénées. « À partir de 1983, on s'est retrouvé avec deux ou trois femelles en Béarn. » Un nombre devenu insuffisant pour que se perpétue l'espèce.
Mais,
vice-président de la commission scientifique du Parc national des
Pyrénées, où il siège en tant que représentant des associations de
protection de la nature, ce prof d'espagnol, directeur du collège-lycée
Saint-Joseph, à Oloron, ne désespère pas : « Il est toujours temps de
sortir de cette situation par le haut [...] Le moment est peut-être
venu, au Conseil général, au Conseil régional, pour prendre des
décisions courageuses, à l'encontre de ceux qui utilisent leur droit de
veto depuis des années. »
Il réclame le remplacement des deux femelles tuées, pour restaurer quelque peu le noyau occidental. Si l'on attend trop, on se priverait selon lui d'une valorisation touristique de l'ours, par des activités « organisées et canalisées » de découverte et d'observation. « On n'aura bientôt plus une agriculture de montagne suffisamment vivante pour en être le moteur. »
Pour
Gérard Caussimont, l'appui aux bergers passe désormais par une aide au
désendettement en termes de main-d'oeuvre. « On réaliserait, s'ils
n'étaient pas instrumentalisés, que la quasi-totalité des dégâts d'ours
- quatre dizaines de bêtes par an environ - ont moins d'impact que les
dégâts de chiens, et infiniment moins que des maladies comme la fièvre
catarrhale, la tremblante du mouton ou l'agalaxie. » Car là, c'est par
milliers qu'on compte les bêtes perdues.
http://ours-ariege.over-blog.com/article-35444609.html Ours puis loups à NiglolandLe 29 août 2009 par Christophe CORET Le parc d’attraction Nigloland se prend pour un parc animalier. Un mélange des genres inadmissible pour les animaux qui y sont exploités. Tous les jours en juillet et en août 2009, un grizzly a été exhibé au public du parc. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, le montreur d’ours essaye de justifier son activité par un discours soit disant pédagogique, couvert par une musique de foire. A partir du 24 octobre, ce sont des loups qui prendront la place du malheureux ours. Nigloland a beau offrir un petit parc arboré et une piscine à l’ours durant son séjour, il est inadmissible de prétendre à une quelconque sensibilisation en exhibant un animal. Bientôt, les cirques assureront faire de la protection des éléphants en leur faisant faire le show. Public, faites cesser cette mascarade. Voir en ligne Postez votre avis sur le blog de Nigloland http://www.aves.asso.fr/article1011.html EQUIBLUES Rodéo : l'Oaba n'a pas renoncé à porter plainte
par
La Rédaction du DL
| le 22/08/09 à 05h09
LA CHANSON SUR LES VILLES DE CORRIDA
Micro-algues et macro-problèmes Micro-algues et macro-problèmes Deux-Sèvres / Actualité Départementale / environnement
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8/30/2009 La LPO dénonce le braconnage du Bruant ortolanDans les Landes, Allain BOUGRAIN DUBOURG, président de la LPO, les membres de la LPO Aquitaine et de la SEPANSO Landes ont visité ce dimanche matin 30 août de nombreuses installations illégales de capture de Bruant ortolan, espèce protégée. Ils ont procédé à la libération de plusieurs dizaines d‘oiseaux prisonniers des « matoles » et ont neutralisé plus de 200 pièges. Il faut savoir que le Bruant ortolan est une espèce nicheuse en déclin dans tous les pays d’Europe (Belgique, Pays-Bas, France, Italie, Allemagne, Autriche…) sauf en Pologne, Bulgarie et pays baltes. Les prélèvements effectués en France par cages pièges, appelées localement matoles, et pratiqués dans les Landes de la mi-août à fin septembre, sont de 30.000 voire 50.000 oiseaux selon les années, soit l’équivalent des populations nicheuses du Benelux, de l’Allemagne, du Danemark, de la Tchéquie, de l’Autriche et de la Slovaquie réunies, d’où sa protection officielle par arrêté ministériel du 5 mars 1999. Voilà maintenant 4 ans que la LPO s’investie sur le terrain pour dénoncer la situation de tolérance établie entre l’administration et les braconniers sans résultat concret. Malgré les promesses faites par le Ministère de l’Ecologie pour mettre un terme à cette situation, seuls huit procès verbaux ont été dressés l’année dernière alors que le nombre de braconniers est évalué à plus de 1200. Aujourd’hui, les équipes de la LPO constatent que la situation reste inchangée. A la veille de l’année mondiale pour la biodiversité, la LPO demande que l’Etat assure fermement son rôle de lutte anti braconnage, en espérant que le dossier ortolan ne traînera pas en longueur comme celui des tourterelles du Médoc (l’Etat a fermé les yeux sur ce braconnage pendant plus de 20 ans…)
Allain Bougrain Dubourg Combats de coqsCurieusement, les zamidézanimo, les anti-corrida ne se préoccupent pas beaucoup de ça: http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafM--6.html?xtor=EREC-109 Pourtant ça se passe dans le Nord, le Pas-de-Calais, outre-mer, dans des tas de pays d'Asie, au Mexique, au Pérou, en Ecosse... En nombre c'est bien plus important que la corrida!!!! Certes, des militants ont obtenu l'interdiction, çà et là. Mais la lutte anti-combats-de coqs-et peu répandue et, de toute façon, intéresse moins le public que la lutte anti-corrida. Pourquoi? Bonne question! La réponse va de soi! Posté par ruruhttp://orlandoderudder.canalblog.com/archives/2009/08/29/14885821.html merci à vous tous : le lâcher de cochon n'a pas eu lieuChers amis des Porcinets,
Je tiens à vous remercier pour votre mobilisation car vous avez GAGNE ! Une petite victoire, certes , mais l’année prochaine nous éviterons l’organisation de cette fête du cochon Merci d’avoir inondé de mails la messagerie de la mairie de Truyes.
Le Lâcher de cochon dans le bourg n’a pas eu lieu !!!
En lisant l’article , il est précisé « les cochons ont été acheté pour l’occasion » ! Je suppose que pour remercier ces pauvres bêtes d’avoir amusé la galerie pendant 3 jours , ils vont êtes emmenés à l’abattoir …..
Nous allons essayer de contacter Didier Pilon ( si quelqu’un trouve ses coordonnées, merci de nous les transmettre) afin que ces cochons aient la vie sauve ..
Pour lire l’article : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=37&num=1355980
Bon dimanche Et encore Merci pour votre mobilisation
Valérie
Les cochons ont besoin de gens bons !
6 pièces jointes — Télécharger toutes les pièces jointes
Contre la diffusion du reportage encouragent la saillie pour arrondir les fins de mois L'émission "Coûte que coûte", nouveau magazine de consommation, va
diffuser entre autres sur M6 le 2 septembre prochain un reportage
encourageant la saillie pour rentabiliser son animal. La surpopulation canine et féline en France est un fait : un million d'animaux selon le site de la SPA naissent chaque année sur notre territoire. Ce qui a comme résultante l'abandon de 100 000 animaux chaque année. Les refuges et associations sont débordés. Qu'une émission publique conseille les saillies comme bonnes pratiques pour se faire de l'argent est donc intolérable, compte tenu de ses faits ! Selon la loi : " Toute personne qui sélectionne un animal de compagnie pour la reproduction doit être tenue de prendre en compte les caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales qui sont de nature à compromettre la santé et le bien-être de la progéniture ou de la femelle." Il semble improbable que la plupart des personnes soient aptes à évaluer ces exigences, donc les inciter par le biais de ce reportage à la reproduction est en contradiction avec le Décret n° 2004-416 du 11 mai 2004 portant publication de la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, mais également augmente le risque d'animaux psychologiquement instables sur le territoire. Proposer la reproduction animale comme moyen de gagner de l'argent n'est pas non plus cohérent avec le fait de les considérer comme des être sensibles utiles à la bonne santé et à la sécurité des humains. De plus, rappelons qu'un particulier qui vend plus de deux portées par an se doit de se déclarer en élevage et d'obtenir pour cela des autorisations officielles ! En signant cette pétition, vous faites part de votre mécontentement face à la diffusion de cette émission. Merci de la faire tourner pour sensibiliser à cette cause le plus grand nombre de personnes. http://www.e-monsite.com/forum,sujet,contre-la-diffusion-du-reportage-encouragent-la-saillie-pour-arrondir-les-fins-de-mois,111100,11,1.html Décrets du 28 août 2009 relatif aux modalités de délivrance du permis de chasserDÉCRETS, ARRÊTÉS, CIRCULAIRES
TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE, DE L'ÉNERGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE LA MER, EN CHARGE DES TECHNOLOGIES VERTES ET DES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT 2 Décret n° 2009-1055 du 28 août 2009 relatif aux modalités de délivrance du permis de chasser et de l'autorisation de chasser accompagné http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021006429&dateTexte=&categorieLien=id 4 Arrêté du 21 août 2009 portant modification de l'arrêté du 29 octobre 2001 relatif aux modalités de l'examen pour la délivrance du permis de chasser http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021006465&dateTexte=&categorieLien=id 5 Arrêté du 27 août 2009 relatif aux modalités de remboursement du droit de timbre du permis de chasser et de délivrance du duplicata http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021006486&dateTexte=&categorieLien=id Une vie pour les grizzlis
A Truyes on fête le cochon … dans les règles? A Truyes on fête le cochon … dans les règles Indre-et-Loire / Actualité Départementale
La biodiversité passe aussi par les ânesLa biodiversité passe aussi par les ânes Deux-Sèvres / Niort Et Le Niortais
CVN info: complémentairesUn article de presse, relatant une mission confiée
par le ministère au Président de la LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX,
m'offre l'occasion de préciser notre positionnement.
Sans fanatisme, sans outrance, nous exposons qu'il
convient, pour des raisons éthiques fondamentales sur lesquelles je reviendrai
la semaine prochaine, d'abolir la chasse, la tauromachie, l tous les actes de
mauvais traitements envers les êtres sensibles.
Il y va de notre conception de
l'hominisation, de la civilisation.
Nous ne demandons pas des réformes mais une
rupture.
Certes, les artichauts se mangent feuille à
feuille et nous comprenons qu'une abolition revendiquée peut exiger des étapes,
mais la torture, l'esclavage, la peine de mort ne souffrent pas de tolérance.
L'éthique exige leur éradication.
Par ailleurs, nous affirmons que tout dialogue avec
le monde de la chasse est vain, illusoire car les "cynégécrates", imbus de leur
pouvoir sur la classe politique, ne cherchent qu'à gagner du temps, à
proroger leurs exactions en refusant toute limitation qui risquerait d'accroître
le déclin vertigineux de leurs pratiques diverses et toutes nocives et
cruelles.
Cependant, j'affirme que Allain BOUGRAIN DUBOURG
EST UN AUTHENTIQUE PROTECTEUR DE LA Nature, un défenseur des animaux, un
militant inlassable de la cause de la biodiversité.
La LPO effectue un travail remarquable par ses
études, ses interventions persévérantes dans les institutions
étatiques.
bien sûr, différence avec nous, la LPO n'assume pas
le combat éthique en exposant pourquoi il faut abolir la mort
loisir.
Dans une société non écologiste, vous auriez là
l'occasion d'un admirable conflit.
Mais, justement, nous sommes des écologistes et
nous devons appliquer nos principes, nos valeurs, notre comportement nouveau
face à autrui.
Une différence, pour nous, peut ne pas être
une occasion de conflit mais d'enrichissement, dès lors qu'il n'y a pas
d'incompatibilité.
Nos amis différents, oeuvrent à leur façon, selon
leur style, leurs choix stratégiques, pour protéger les oiseaux.
Ne leur demandons pas d'être nous-mêmes, pas plus
qu'ils ne peuvent souhaiter nous voir devenir ce qu'ils sont.
Nos différences sont une chance pour l'écologie car
la diversité, voire la divergence, renforcent.
S'ils peuvent arracher aux "ennemis de la terre",
un marais, quelques jours de massacre en moins, la préservation fut-elle
théorique et sur le papier d'une espèce quasi-disparue, nous ne devons pas
bouder ces avancées.
C'est cela aussi être écologiste. C'est échapper
aux travers de l'animal humain en ce qu'il a de querelleur, de prompt à
l'exclusion, à la haine.
La CVN n'a pas d'autres ennemis que les ennemis de
la terre et ceux-là nous savons les désigner.
Gérard
CONDORCET
---- message transféré
AUTOROUTE A 831 Borloo donne du boulot à
Bougrain-Dubourg - Charente-Maritime / Actualité - Samedi 29 Aout 2009 -
SUDOUEST.COM
AUTOROUTE A 831. Le ministre de l'Écologie confie
une mission à la Ligue de protection des oiseaux
Borloo donne du boulot à Bougrain-Dubourg
Liste de définition de 1 éléments Le président de la LPO est « toujours opposé au tracé entre Fontenay et Rochefort, mais cette mission peut nous permettre, en échange, de sauver des zones humides ». (photo archives s. lartigue) = Le président de la LPO est « toujours opposé au tracé entre Fontenay et Rochefort, mais cette mission peut nous permettre, en échange, de sauver des zones humides ». (photo archives s. lartigue) fin de liste Pionnier de l'agitation écolo médiatique, Allain
Bougrain-Dubourg préside la Ligue de protection des oiseaux (LPO). C'est à ce
titre que son ami Jean-Louis Borloo vient de lui confier une mission censée
apaiser la polémique qui entoure la construction de la future autoroute A 831,
entre Fontenay-le-Comte et Rochefort. Claude Guéant, le secrétaire général de
l'Élysée, l'a confirmé cette semaine dans un courrier adressé aux sénateurs et
députés des départements concernés.
« Sud Ouest ». Cette mission que vous confie l'État
démontre donc que l'on peut donc construire une autoroute 100 % écolo
?
Allain Bougrain-Dubourg. Ce n'est pas du tout le
sens de ma réflexion ! J'ai rencontré Jean-Louis Borloo et Bussereau le 28
juillet, et je leur ai rappelé
que je n'avais jamais été favorable à cette autoroute. Mais cela ne m'empêchera pas, en concertation avec les associations locales, d'étudier avec ambition les mesures compensatoires. Le tracé de l'A 831 traverse une zone de marais
sensible qui abrite des espèces aussi fragiles que la loutre ou le vison
d'Europe, si cette mission nous
permet de reconquérir des zones humides, tant mieux. Le fait qu'un opposant comme vous soit associé à ce
chantier lui donne une caution. N'avez-vous pas le sentiment d'être récupéré
?
Certainement pas. Notre rôle n'est pas d'orienter
le tracé, simplement d'observer son impact sur la biodiversité et de faire des
propositions concrètes.
En revanche, il ne me paraîtrait incorrect de ne pas répondre à un appel de l'État sur ce dossier. Comment alors construire des routes et des
autoroutes, sachant que toutes traverseront forcément un espace naturel que les
écologistes jugeront exceptionnel?
Mais il y a des solutions. En Italie, par exemple,
ils construisent sur pilotis dans les zones sensibles.
Et encore une fois, si cette mission de la LPO nous
permet de récupérer dix fois plus de biotope que l'autoroute en détruira, ce
n'est pas mal.
Ressusciter des zones humides, c'est-à-dire aller
récupérer les champs de maïs des agriculteurs ?
Pourquoi pas... Je vous rappelle que le Grenelle de
l'environnement a dit que 20 000 hectares de zones humides devaient être
reconquis.
Mais ce n'est pas à moi d'aller négocier avec les
agriculteurs de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants
agricoles).
Soixante-quatre kilomètres d'autoroute, ce n'est
tout de même pas une catastrophe écologique...
Ça peut l'être... L'équivalent d'un département
français se transforme en asphalte tous les dix ans au détriment des terres
agricoles et naturelles.
Cette mission décidée par votre ami Jean-Louis
Borloo, c'est un joli cadeau ?
Un cadeau très empoisonné plutôt ! Il est plus
confortable d'être dans l'opposition basique que d'apporter un éclairage loyal à
un dossier aussi complexe.
Mais j'assume cette responsabilité. Malgré l'immense engouement suscité par ce Grenelle
de l'environnement que vous invoquez sans cesse, beaucoup n'y voient plus
aujourd'hui qu'un feu de paille...
C'est faux, le Grenelle est une nouvelle forme de
culture qui respire, qui s'anime et bouge chaque jour à travers les comités de
suivi. On bosse en permanence.
Mais la mise en oeuvre des orientations n'est pas
toujours évidente, il y a des délais. Un exemple : nous souhaitions que les
cantines scolaires soient
enrichies de bio dans les deux ans. Mais sauf à faire venir des produits de l'étranger
- avec un impact carbone idiot - il faut trois ans pour transformer une terre en
bio.
Selon certains, en intégrant les chasseurs de CPNT
à la majorité, l'UMP renie le Grenelle et part en guerre contre la biodiversité.
Une décision pire que
de faire entrer Allègre au gouvernement ? J'ai signé aujourd'hui avec Arthus-Bertrand et
Hubert Reeves un texte dénonçant cette alliance contre nature avec ce parti
moribond. Je pense que les tables rondes sur la chasse engagées par Borloo
vont faire long-feu. Quand on voit Frédéric Nihous et CPNT cracher sur l'Europe,
je me dis que tout l'engagement du Grenelle risque d'être décrédibilisé.
J'étais à l'université d'Europe-Écologie, et je peux vous dire qu'ils sont
ravis... on leur tend un plateau d'argent.
L'UMP a plus à perdre qu'à gagner en récupérant
quelques chasseurs qui seront de toute façon mécontents à terme. Si ces deux
partis font vraiment alliance, alors je ne comprends rien à la
politique.
Pour en finir avec le chapitre politique, les
socialistes invitent ce week-end à La Rochelle tout un aréopage de spécialistes
environnementaux. Mais pas
vous. Je suis très souvent intervenu dans le débat
politique, notamment pendant les présidentielles. Le PS ne m'a rien demandé, et
je ne frappe pas à sa porte. Mais je prends beaucoup de plaisir à travailler
avec les régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire. Pour le reste, on
n'arrête pas de me faire des propositions pour entamer une carrière
politique. Mais je me sens mieux dans la vie associative, même si je reste en
relation constante avec des gens de droite et de gauche.
Yann Arthus-Bertrand, Bougrain-Dubourg, Nicolas
Hulot... la concurrence est de plus en plus fournie entre les agitateurs écolos
?
Auteur : sylvain cottin s.cottin@sudouest.com Des Maasai expulsés et emprisonnés pour faire place à des safaris de chasse Huit villages maasai
dans la région de Loliondo en Tanzanie ont été entièrement brûlés,
laissant 3 000 personnes sans nourriture, sans eau et sans abri. Le 4 juillet, des forces de police anti-émeutes de Tanzanie, armées jusqu'aux dents, ont mis le feu à des fermes et des réserves de nourriture maasai pour les expulser de leur terre ancestrale. Des milliers de Maasai se retrouvent aujourd'hui privés de leur bétail dans un contexte de sécheresse aiguë. Ils ont été chassés de leurs villages afin de créer une réserve de gibier pour la compagnie Otterlo Business Corporation (OBC). Un Massai a déclaré : "Aujourd'hui notre terre nous est volée pour pouvoir investir dans la chasse touristique de luxe." Survival a également reçu des rapports inquiétants concernant des femmes massai qui auraient été violées et sévèrement battues lors des expulsions. Une femme a témoigné : "Deux hommes armés m'ont pourchassée et forcée à m'allonger; au même moment six hommes les ont suivis et ils m'ont tous violée." Otterlo Business Corporation serait liée aux familles royales des Emirats arabes unis, organisant des safaris privés et ayant acquis depuis 1992 des droits de chasse à Loliondo, au nord de la Tanzanie. Cette région est traditionnellement un territoire maasai, mais depuis que la compagnie a obtenu la concession, elle utilise la région pour la chasse au gros gibier. La concession de chasse a gravement restreint l'accès de ces terres aux Maasai qui ne peuvent plus faire paître leur bétail et entraîne de fortes tensions entre eux et l'OBC. Les récentes atrocités montrent que la situation est devenue critique. On a même affirmé à des femmes maasai, qui protestaient récemment à Loliondo contre ces violentes évictions, qu'elles n'avaient pas le droit de manifester. Des menaces anonymes ont également été reçues par des leaders des communautés locales. Les incendies de villages ont maintenant cessé. Mais dès qu'un Maasai fait paître son bétail dans la zone de chasse d'OBC, il est arrêté. Cinq personnes ont déjà été jugées sans avoir pu bénéficer du droit de défense ou de caution et ont été emprisonnées pendant six mois. Dix autres Massai doivent comparaître le 24 août. Les puissantes compagnies de safaris ont depuis déjà longtemps un impact sur la vie des peuples indigènes de Tanzanie. En 2007, les chasseurs-cueilleurs hadza ont échappé de peu à l'expulsion d'une partie de leurs terres ancestrales, la compagnie Tanzania UAE Safari Ltd s'étant finalement retirée de sa concession de chasse dans la vallée de Yaida, suite à la mobilisation des Hadza, des organisations indigènes et de Survival. http://www.survivalfrance.org/actu/4887 8/29/2009 Liban Le jeune lion de La Quarantaine sauvé d’une mort certaine
Animaux
Le jeune lion découvert dans un pet shop à La Quarantaine, pratiquement
à l'article de la mort, a été sauvé hier grâce aux efforts de
l'association Beta. Il se trouve désormais dans un refuge à Aley. Mais
il n'est pas pour autant sorti d'affaire de manière définitive.
Il
est affamé, il a le ventre anormalement gonflé, il ne peut même pas se
tenir sur ses pattes frêles. Quand il a été découvert par l'association
Beta grâce à un coup de fil anonyme (voir L'Orient-Le Jour du vendredi
28 août), le jeune lion souffrait d'une maltraitance atroce depuis une
période indéterminée. Pour le sauver des crocs de son propriétaire, il
a fallu passer par une procédure judiciaire et faire preuve
d'ingéniosité. Finalement, il a pu être délivré de son triste sort par
une décision du procureur général du Mont-Liban, prise dans la nuit de
jeudi à vendredi.
Helena Husseini, vice-présidente de l'ONG de protection des animaux Beta, raconte à L'Orient-Le Jour les péripéties de cette longue journée. « Dès que nous avons inspecté l'état du lion, nous avons appelé la gendarmerie, dit-elle. Les forces de l'ordre ont rédigé un procès-verbal en présence du propriétaire, de membres de Beta et de deux vétérinaires. » <a
href='http://193.227.162.222/delivery/ck.php?n=a95fbdd7&amp;cb=INSERT_RANDOM_NUMBER_HERE'
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Ont-ils pu établir les circonstances dans lesquelles ce lion a été amené au Liban ? « C'est impossible, souligne Mme Husseini. À chaque fois que nous interrogions le propriétaire, nous avions droit à une version différente. Au début, il prétendait détenir les papiers légaux. Ensuite, il a dû avouer n'en avoir aucun. Parfois, il disait être en possession de l'animal depuis qu'il était bébé, et d'autres fois, il affirmait l'avoir importé depuis quelque temps seulement, etc. » La loi libanaise pénalise-t-elle les responsables de cruauté envers les animaux ? « Pas vraiment, répond-elle. Nous avons obtenu ce jugement en notre faveur non pas en raison de la maltraitance, mais parce que l'animal en question est un lion, un animal dont l'importation au Liban doit faire l'objet d'une procédure particulière, sans compter qu'il y a des contraintes internationales. » D'ailleurs, le lion n'est pas définitivement tiré d'affaire. « Le jugement stipule que nous avons la charge du lion jusqu'à ce qu'il retrouve la forme, poursuit-elle. Après cela, c'est le juge qui décidera si l'animal doit être rendu à son propriétaire, ou envoyé par nous à un sanctuaire à l'étranger. Nous devons tous faire pression pour cette seconde option : le lion a assez souffert, il faut lui donner la chance de vivre dignement dans un lieu approprié pour son espèce. » Pour en revenir à la journée et la nuit d'hier, une fois le jugement en poche, l'ONG a dû faire face à la colère du propriétaire pour sortir le lion de l'impasse où il se trouvait, littéralement. « Le félin avait été placé dans une cage derrière le pet shop, dans une sorte de ruelle sombre, raconte Helena Husseini. Des membres de Beta étaient continuellement présents sur place pour s'assurer que le lion ne serait pas transporté ailleurs. Nous avons finalement fait appel aux services d'une grue avec son élévateur pour transporter la cage. » Des soins médicaux urgents La présence de Mounir Abi Saïd, propriétaire de « Animal Encounter » à Aley, aux côtés des membres de Beta a permis de transporter le félin au refuge équipé pour recevoir des animaux sauvages. Il s'est avéré, après examen, que le lion est un mâle âgé d'environ deux ans. « Il a la crinière vers le bas non seulement parce qu'il est jeune, mais en raison d'une maladie de peau causée par le manque d'hygiène et la sous-alimentation », explique Mme Husseini. Des soins lui sont administrés depuis son arrivée au refuge, mais un examen de sang est nécessaire pour déterminer, notamment, la cause de ce gonflement constaté au niveau de l'estomac. Les services d'un vétérinaire spécialisé en gros félins devront probablement être requis. Pour l'instant, le lion reste extrêmement faible, ne réagissant presque pas à ce qui l'entoure. « Nous avons reçu de très nombreux messages de sympathie, précise la vice-présidente de Beta. Certaines personnes ont offert des donations pour aider à financer l'opération de sauvetage du lion. » Notons que le budget nécessaire inclut quelque six à sept kilos de viande tous les jours, sans compter les soins médicaux et, plus tard, si tout se passe bien, le transfert de l'animal vers un sanctuaire à l'étranger. Il est possible de faire des donations à l'association pour contribuer à l'entretien du félin, notamment en espèces, dans le cas des bouchers par exemple. L'histoire de ce lionceau se termine bien pour l'instant. L'opération de sauvetage sera définitivement réussie si elle est clôturée par son transfert vers un lieu où il retrouvera sa vocation de roi de la jungle. S.B.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629581/Le_jeune_lion_de_La_Quarantaine_sauve_d%27une_mort_certaine.html Les écolos dénoncent "l'alliance contre nature" entre les chasseurs et l'UMPPlusieurs responsables d'organisations écologistes dénoncent publiquement l'alliance en cours de constitution entre l'UMP et les chasseurs de CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Tradition). Voici l'intégralité de leur déclaration : "Cet été, CPNT est sorti du bois, tandis que l’UMP affichait sa compassion. Las de « prendre des claques », Frédéric Nihous a, en effet, cherché refuge auprès de Xavier Bertrand pour dessiner un avenir plus serein à son mouvement d’extrême chasse qui n’en finit pas d’agoniser. S’il n’appartient pas aux ONG apolitiques d’entrer dans la stratégie politicienne, les associations ne peuvent rester indifférentes aux manœuvres qui sont contraires aux valeurs environnementales élémentaires. Mépris flagrant à l'égard des acteurs du Grenelle La manifestation de chasseurs à Valenciennes (marquée par de violentes échauffourées avec les forces de police et des dégâts importants à la charge du contribuable) est, à ce titre, exemplaire. Morceaux choisis
Contraire au sens de l'histoire CPNT se sert de la ruralité comme levier pour prêcher l’exception fiscale en faveur de certaines « niches » agricoles, piscicoles, cynégétiques, etc … à travers une idéologie anti-écologiste et anti-européenne. Le gouvernement a déjà « offert » un secrétariat d’Etat à la ruralité dans le remaniement gouvernemental de juin dernier, à la suite de la mission confiée par Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, à Frédéric Nihous. On peut imaginer que la négociation qui aura lieu entre Xavier Bertrand et Frédéric Nihous se fera à la faveur d’un partenariat entre UMP et CPNT « sur la base d’un accord programmatique gagnant-gagnant… On veut [selon le leader de CPNT] le règlement d’un certain nombre de dossiers auxquels on tient comme celui des dates d’ouverture de la chasse au gibier d’eau, celui de la sylviculture dans le Sud-ouest ou encore la diversité agricole... Si ça marche, on intègrera le comité de liaison de la majorité présidentielle.». Raisons politiques à court terme Dans de telles circonstances, les raisons politiques de court terme à l’aube d’élections régionales qui visent à élargir la majorité de droite sont-elles judicieuses ? Le Président de la République et le gouvernement se sont engagés, depuis 2 ans, dans le défi de l’écologie par l’action et le pragmatisme en associant largement tous les acteurs de la société (méthode Grenelle) sans y mêler l’idéologie. L’empreinte de CPNT, qui bafoue le droit, ne reconnaît pas les directives européennes, méprise le déclin dramatique de la biodiversité, etc … n’est pas compatible avec l’engagement écocitoyen qui se fait jour aujourd’hui. " Yann Arthus Bertrand, président de Good Planet ; Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO ; Sébastien Genest, président de FNE ; François Letourneux président du Comité UICN ; Serge Orru, directeur Général de WWF France ; Hubert Reeves, président de la Ligue ROC. http://lesinfosvertes.hautetfort.com/archive/2009/08/29/les-ecolos-denoncent-l-alliance-contre-nature-entre-les-chas.html |
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