Le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de publier un
journal d’information grand public "Peut-on recycler les déchets
nucléaires ? (Coûts, risques et enjeux de l’industrie du plutonium)".
Thème vedette de la communication d’EDF ou d’AREVA,
fierté technique de la France, le "traitement-recyclage" est présenté
au grand public comme une solution au problème des déchets nucléaires.
Qu’en est-il e réalité ? C’est la question qui a été étudiée pendant
plus de six mois par un groupe de travail piloté par le Réseau "Sortir
du Nucléaire".
Rassemblant des informations vérifiées et
vérifiables, recoupant les documents officiels et les études d’experts
indépendants, ce travail d’enquête minutieux a abouti à la publication
d’un journal de 12 pages. Les sources complètes sont mises à
disposition ici.
Le lecteur pourra comprendre en quoi consiste
réellement ce que l’on appelle "retraitement", et quel alibi il fournit
à l’industrie nucléaire française. Il connaîtra les risque du plutonium
et de l’usine de retraitement de La Hague. Il découvrira la surprenante
stratégie mondiale de l’industrie du plutonium et son lien avec le
développement de l’arme atomique sur la planète.
A destination du grand public, des associations, des
bibliothèques, des institutions, le journal "Peut-on recycler les
déchets nucléaires ?" est un document indispensable pour comprendre les
enjeux réels de ce problème. En tant que contre-pouvoir citoyen, le
Réseau "Sortir du nucléaire" offre une analyse qui se révèle
indispensable face à la publicité des grands groupes industriels du
secteur nucléaire.
Ce journal de 12 pages est vendu au prix de 2 € l’unité.
Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes
dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs
paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et
de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas. Après les OGM, les
plantes modifiées par irradiation envahissent nos assiettes… Cela, sans
que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées
pour écarter tout risque pour la santé et l’environnement.
Jean-Luc Poulain, président du Salon
international de l’agriculture, s’enthousiasme : « les agriculteurs ont
intégré dans leur processus de production des nouvelles technologies »
pour « produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours ! ».
Parmi elles, entre autres, la « mutation induite » issue de la recherche nucléaire
qui, après les dégâts déjà perpétrés en termes d’énergie et de conflits
armés, s’attaque maintenant à la sécurité alimentaire. Ainsi, selon un
document interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA), cette technique « sûre, éprouvée et rentable » pourrait « aider
à vaincre la faim dans le monde » (1).
Mais de quoi s’agit-il ? En pratique, les scientifiques se servent
d’agents mutagènes – par exemple les bombardements au cobalt, les
rayons gamma ou des substances chimiques – pour « améliorer »les
semences. Selon ses promoteurs, la mutation induite ne ferait
qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées qui
surviennent au sein des plantes au fil des millénaires de leur
coévolution avec leur environnement, et ne créerait donc en rien des
organismes génétiquement modifiés... Ni vu ni connu, ce sont
aujourd’hui près de 3 000 variétés de 170 espèces différentes – riz,
blé, orge, manioc, bananes, etc. – qui sont concernées par cette
technique de sélection (1). Avec un retour sur investissement
potentiellement énorme, de 60 milliards d’euros pour 60 millions
investis par exemple pour le Japon entre 1959 et 2001(1).
Pour Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie et le
nucléaire aux Amis de la Terre, « c’est bien cette violence de
l’intervention sur le génome des plantes, hors du contexte naturel, qui
est intolérable et irresponsable ! La mutation artificielle de l’ADN
par radioactivité est une technique ancienne, mais les progrès en
matière de séquençage des gènes en rendent désormais les produits
brevetables et industrialisables. » L’association insiste sur l’absence
totale de maîtrise des effets non intentionnels, le caractère aléatoire
de la technique et l’imprévisibilité des recombinaisons génétiques,
avec de possibles effets délétères sur l’humain. Pour Hélène Gassie,
référente sur l’agriculture, « ce travail conjoint de l’AIEA avec la
FAO pour créer des plantes mutantes œuvre à l’éternel projet de mise en
coupe réglée des paysans de la planète et à l’asservissement par l’arme
alimentaire. Les manipulations et l’appropriation du vivant, conçu
comme une matière inerte et lucrative, n’ont plus de limites. »
Les Amis de la Terre rappellent que tous les paysans de la planète
disposent de semences adaptées à leur terroir, qui n’ont pas besoin
d’engrais chimiques et qui résistent aux changements grâce à leur
biodiversité intrinsèque. La priorité est de garantir à ces paysans
l’accès à la terre et à l’eau et le droit de préserver et d’échanger
leurs semences pour vivre dignement. C’est le seul vrai moyen
d’éradiquer la faim dans le monde. Un vœu bien éloigné des
considérations hégémoniques de l’AIEA soutenue par la FAO.
Contact presse : Caroline Prak – Les Amis de la Terre / Tél. : 01 48 51 18 96 – 06 86 41 53 43
GOV/INF/2008/12-GC(52)INF/10-18 septembre 2008. Contribution de la Division mixte FAO/AIEA à l’alimentation et à l’agriculture. Rapport du Directeur général
Le propriétaire de cinq chevaux saisis à Clavé il y a quatre ans
par arrêté préfectoral vient d'obtenir gain de cause au tribunal
administratif. Les juges poitevins ont annulé la décision pour vice de
forme : le document qui avait permis à la direction des services
vétérinaires de s'emparer des cinq animaux n'était pas signé du préfet,
et donc invalide. En août 2005, l'administration était intervenue à la
suite d'un signalement de mauvais traitement des chevaux, dans cette
entreprise de spectacles équins. Les cinq équidés avaient donc été
confiés à la Ligue française pour la protection du cheval, en Vendée.
Relaxé en 2006 par la justice des poursuites de mauvais traitement, le
propriétaire des chevaux n'en a finalement récupéré que trois en mai
2008. Et encore, « dans un état pitoyable », a-t-il dit à
l'audience. L'un était mort, un autre avait disparu. La Ligue française
pour la protection du cheval a toutefois obtenu 17.736 € du tribunal au
titre des frais engagés pour l'hébergement des animaux confiés par
l'administration.
La
ville de Tours, propriétaire des deux parcs municipaux des Hâtes et de
Larçay, organise maintenant un champ de tir dans un espace public !
L'Association pour la protection des animaux sauvages regrette vivement
que la solution apportée au problème de la cohabitation entre l'homme
et la faune sauvage, naturellement présente dans ce parc clos, soit la
destruction plutôt que la prévention.
En effet, d'autres solutions alternatives pourraient être envisagées.
Une protection efficace des boisements par une clôture (il y a de
nombreuses brèches actuellement et les animaux se retrouvent piégés
dans le parc) ou un effarouchement des animaux devraient être
préalablement mis en place.
La municipalité de Tours doit prendre en compte l'ensemble des usagers
de ces bois, promeneurs, cyclistes, cavaliers, qui préfèrent de loin
rencontrer une biche plutôt qu'un chasseur à l'affût !
Il
était 22 h 30, jeudi soir, quand James Cosson, propriétaire d'un
élevage avicole à Cuhon (Vienne), a été averti par un voisin qu'un de
ses bâtiments, d'une surface au sol de 330 m2 environ, était la proie des flammes.
Rapidement, les pompiers de Mirebeau, Latillé et Neuville-de-Poitou
sont arrivés sur place mais n'ont pu empêcher que les flammes
détruisent plus de la moitié du bâtiment. Heureusement celui-ci ne
contenait à ce moment-là aucune volaille.
L'origine accidentelle du feu ne fait pratiquement aucun doute. Il
semble que l'éleveur ait entrepris de chauffer son bâtiment à l'aide de
réchauds à gaz, en prévision de la livraison de 3.000 poulets.
Il est mort dans la soirée de jeudi au CHU de Dijon où il avait été transporté.
Un
chasseur qui avait été grièvement blessé par balle, ce jeudi matin, à
Sassenay, au Nord-Est de Chalon-sur-Saône, n'a pas survécu à ses
blessures. Il est mort dans la soirée au CHU de Dijon. C'est vers 11h15
qu'un appel au secours avait été lancé aux sapeurs pompiers de
Saône-et-Loire qui s'étaient rendus sur place, avec les médecins du
SAMU, au lieu-dit «Les Moutrots», sur le chemin de l'étang. L'hélico du
SAMU 21 avait été appelé pour le transporter à Dijon.
Rappelons que l'auteur du coup de feu, un homme de 76
ans, a été si choqué par l'accident qu'il a dû être hospitalisé à
Chalon-sur-Saône.
Le mois de mars qui vient ne sera pas anodin pour nous :
-D’abord, nous allons faire partir le n° 95 de
notre revue, désormais appelée « Alternatives Végétariennes », comme
savent tous ceux qui sont attirés par les bonnes choses… Je vous ai mis –
en avant-première ! – la couverture en pièce jointe ; nous y
parlons de tout, comme d’habitude (avec de grosses parties sur l’écologie,
la santé et la vie de l’asso), et j’aime bien le fait qu’on
ait inclus un hommage à Jane Goodall.
-Ensuite, nous aurons une manifestation à Paris le 20
mars à l’occasion de la Journée sans viande, et j’espère que l’AVF
participera à d’autres manifestations un peu partout. Le P’tit Vég
ci-joint vous en dira plus (vous pouvez aussi le lire sur http://www.vegetarisme.fr/lettre-info-avf/recueil.php)
-Et dans la foulée, il y aura l’assemblée générale…
Voilà, voilà. En attendant, je vous souhaite une bonne
lecture ! Et n’hésitez pas à faire connaître le P’tit Vég ou
même à abonner vos connaissances (c’est un petit cadeau qui ne coûte pas
cher ; il suffit de rentrer une adresse mail à l’endroit idoine de
la page d’accueil www.vegetarisme.fr).
Photo diffusée par Greenpeace montrant une baleine en train d'être dépecée, en Islande en octobre 2006
Les Etats-Unis ont appelé vendredi l'Islande à revenir sur sa
décision de maintenir pour 2009 ses quotas de chasse à la baleine,
craignant pour la survie des espèces dans cette région, a indiqué le
département d'Etat américain dans un communiqué.
Reykjavik a annoncé le 18 février qu'il maintenait pour 2009
ses quotas de chasse à la baleine dans les eaux islandaises, qui avait
été multipliés par six pour une durée de cinq ans par le gouvernement
précédent, soit 150 rorquals et jusqu'à 150 baleines de Minke par an.
Le département d'Etat s'"oppose fermement" à cette décision
et craint qu'elle ne menace la survie les espèces concernées, alors que
d'autres pays, dont l'Allemagne, la France ou la Grande-Bretagne ont
également critiqué la position de Reykjavik.
"Nous appelons le gouvernement islandais à annuler sa
décision et à se concentrer sur la préservation des baleines, plutôt
que sur les intérêts à court terme de l'industrie baleinière", a ajouté
le département d'Etat.
Les Etats-Unis ont également indiqué que cette décision
pourrait saper les discussions menées au sein de la Commission
baleinière internationale (CBI), qui doit tenir son prochain sommet du
22 au 26 juin sur l'île portugaise de Madère.
L'Islande a quitté en 2006 l'accord sur le moratoire
interdisant la chasse commerciale à la baleine, adopté en 1986 par la
CBI. Ses quotas étaient de neuf rorquals et 40 baleines de Minke par an
jusqu'à l'augmentation controversée.
L'île arctique est le seul pays avec la Norvège à pratiquer
la chasse commerciale à la baleine. Le Japon la pratique officiellement
à des fins scientifiques, même s'il commercialise la viande.
24 février 2009 11:11, Les mots ont un sens, par Napakatbra
OGM
: des scientifiques américains critiquent la politique des firmes OGM.
OGM scientifiques américains critiquent politique firmes OGM Monsanto.
OGM : des scientifiques américains s'insurgent contre l'obstruction des
firmes semencières - LMOUS
Vingt-six scientifiques américains viennent de rendre publique une déclaration dans laquelle ils affirment qu'« aucune recherche réellement indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions de première importance ». Loin d'être anti-OGM, certains de ces chercheurs affirment même y être favorables.
A l'origine de cette déclaration, un appel de l'administration
américaine à la communauté scientifique en vue de la mise en place de
réunions consultatives sur les cultures OGM. Spécialistes des insectes
du maïs, les 26 chercheurs qui ont participé à la rédaction du document ne sont pas des activistes anti-OGM,
certains déclarent même être favorables à ces technologies mais
critiquent la politique des firmes semencières qui empêchent toute
étude indépendante sur le sujet. Les informations fournies par les
compagnies étant « excessivement restreintes », ils s'avouent
dans l'incapacité de fournir à l'Etat quelque information que ce soit,
et aux agriculteurs les conseils qu'ils attendent. La plupart de ces
chercheurs ont décidé de rester anonymes afin d'éviter d'être mis à
l'écart des recherches menées par l'industrie. Quelques-uns acceptent
cependant de répondre nominativement à des interviews sur ces questions.
La recherche scientifique sur les OGM formellement interdite
Principale critique : les vendeurs de semences génétiquement
modifiées interdisent par contrat aux acheteurs de mener des recherches
sur leurs produits. Les firmes acceptent quelquefois des études
scientifiques extérieures mais à condition d'en valider les conclusions
avant publication. Contrairement aux pesticides ou semences
conventionnelles, aucune étude non autorisée ne peut donc être
légalement menée sur les semences GM. Certains contrats vont même
jusqu'à interdire explicitement à l'acheteur de comparer le produit
avec aucune autre semence rivale. Ça ne s’invente pas…
« Blanchissage des données et des informations »
« Si une compagnie peut contrôler les recherches (...) elle peut
réduire les aspects négatifs potentiels qui peuvent survenir dans toute
étude » affirme Ken Ostlie, entomologiste à l'Université du
Minnesota. Pour Elson J. Shields, professeur d'entomologie à
l'Université de Cornell, les firmes « peuvent potentiellement
pratiquer le blanchissage des données et des informations soumises au
Ministère de la Protection de l'Environnement (EPA) ». Mark A.
Boetel, de l'université d'état du Dakota, raconte pour sa part qu'il a
maintes fois essayé d'obtenir les autorisations nécessaires pour
étudier la réponse biologique des semences transgéniques à un
traitement insecticide. En vain.
Monsanto et Syngenta se défendent de toute mauvaise intention,
soutenant que leurs contrats ont pour unique but de protéger leur droit
de propriété intellectuelle, ils affirment se contenter de répondre à
leurs obligations réglementaires. Ce qui a été contredit dans la
journée par Dale Emery, porte parole du ministère de la Protection de
l'Environnement.
« Les gens ont peur d'être mis sur des listes noires »
Pour le Dr Shields, le problème est bien plus profond : le
financement de la recherche ayant été transféré du secteur public vers
le secteur privé, de nombreux scientifiques universitaires sont devenus
dépendants des compagnies semencières. « Les gens ont peur d'être mis sur des listes noires » affirme-t-il. Il fallait oser... c'est fait !
Ces américains ne connaissent donc pas notre Afssa nationale ... ?
Texte de la déclaration : « Les accords de technologie et
d'intendance requis pour l'achat de semences génétiquement semences
interdisent explicitement la recherche. Ces accords empêchent les
scientifiques publics de jouer le rôle qui leur est imparti au nom de
l'intérêt général, à mois que l'industrie d'approuve leurs recherches.
Il résulte de cet accès restreint à l'information qu'aucune recherche
indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions
de première importance concernant la technologie, ses performances, ses
implications dans la gestion des cultures, et ses interactions avec la
biologie des insectes. Dans cet état de fait, les données fournies par
le secteur public à l'attention du panel scientifique consultatif de
l’EPA ne peuvent être qu'excessivement restreintes. »
NEW YORK (AFP) — Une avocate de New York a porté plainte contre son
voisin, propriétaire de deux chihuahuas dont elle ne supporte plus les
aboiements, et réclame un demi-million de dollars de dédommagement, a
rapporté la presse vendredi.
Selon les tabloïds Daily News et New York Post, Paulette Taylor, 62
ans, a affirmé que "les jappements, gémissements, aboiements,
couinements" des deux chiens qui vivent à l'étage inférieur ont eu
raison de sa santé.
La plaignante demande 500.000 dollars de dommages et intérêts parce
que les chihuahuas "aboient de façon agressive, continue et incessante".
Cette
affaire n'est pas la seule de la semaine impliquant des chiens. Un juge
a décidé mercredi que la fortune que la milliardaire Leona Helmsley
avait légué à sa mort à sa chienne Trouble et aux organisations
caritatives pour chiens pouvait être utilisée pour aider d'autres
associations humanitaires.
Le
magazine ELLE publie un numéro vert[1]. Pas un numéro gratuit, restons
sérieux, mais un numéro consacré à la planète : Et si on vivait
autrement ? Objectif : se faire du bien et aimer la planète. Bravo,
voilà un message engageant, qui annonce clairement la couleur : il
n’est pas besoin d’être une martyre ou une masochiste pour être écolo.
Le beurre et l’argent du beurre sont au rendez-vous, et la crémière
s’appelle Marion Cotillard, rédactrice en chef de ce numéro vert. Saluons donc l’initiative de cet hebdomadaire influent. On aimerait juste que ce ne soit pas (...)
Si,
lorsque vous imprimez sur internet, vous en avez marre d'imprimer les
pubs, les offres spéciales et tous ces encarts inutiles dans la page,
il existe une merveilleuse solution : Print What You Like (Imprimez ce
que vous voulez). Contrairement à Print Greener (présenté sur ce blog),
aucun logiciel n'est nécessaire. Voici ce qu'on peut obtenir à partir
d'une page produit (source : Fnac) : Le principe ? Vous mettez en
favori une adresse internet qu'il suffira de cliquer dès que vous
souhaiterez alléger votre page avant impression. Ce favori correspond
en fait à un mini programme (soyez (...)
72
% des consommateurs bio font leurs achats en grandes surfaces, ces
dernières proposant des gammes de produits bio élargies et ce, sous
leur propre marque de distributeur bio (200 références en moyenne par
enseigne). Malgré cette domination sur le marché bio, les autres
modes de distribution bio ne sont pas délaissés. A côté des magasins de
grande distribution, vous trouverez donc des magasins spécialisés bio
ainsi que des distributions en circuit court (AMAP, marché, sites
internet) qui, en supprimant les intermédiaires (grossistes,
emballeurs, distributeurs), permettent une (...)
A
Kinshasa, dans la commune de Ngaliema, l'inventeur belge Alain Lorguet
a installé une machine fournissant de l'eau potable à 1.000 litres par
heure sans produits chimiques. L'Agence congolaise de presse (ACP)
rapporte que selon l'inventeur, les objectifs de son invention
consistent à « répondre aux desiderata fondamentaux des populations des
pays en voie de développement. » L’inventeur a rappelé que le
gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a sollicité
une commande pour le lac Moero dans la même province et une autre pour
les autorités angolaises. Pour le moment (...)
Chaque
département d'outre-mer a sa particularité. Les évènements actuels en
Guadeloupe et un Martinique en sont l'illustration. Notre voyage récent
en Guyane française (janvier 2009) nous a permis de comprendre quelques
caractéristiques de ce plus vaste des départements français, qui par sa
situation géographique est unique. Il faut reconnaître qu'en métropole
nous ne savons presque rien de cette terre européenne en Amérique du
Sud. Couverte à 96% de forêt équatoriale, encore très peu
fragmentée, riche d’une diversité biologique et culturelle
exceptionnelle, la Guyane mérite mieux que (...)
Jean-Yves
de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué, explique aux
enfants comment éclosent les poussins. : Claude Stéfan
« Nourri sans OGM ». Conforté par un sondage, le leader de la volaille label va l’écrire sur ses étiquettes.
Etiquettage "sans OGM" non autorisé
Les cochons, les
vaches, les volailles mangent-ils du soja ou du maïs OGM ? Quand il
achète son lait, sa viande, ses œufs, le consommateur n’a aucun moyen
de le savoir. Et pour cause : les éleveurs qui ont choisi une
alimentation non-OGM pour leur troupeau ne sont pas autorisés à
l’indiquer sur les emballages. De même, les éleveurs qui distribuent
des aliments transgéniques à leurs animaux ne sont pas obligés de le
signaler.
"Pas normal", selon les consommateurs
Pour 93 % des
consommateurs, ce n’est pas normal, selon un sondage réalisé auprès de
1 000 personnes. Ce sondage a été commandé par plusieurs filières sous
signe de qualité : Fermiers de Loué, porc fermier de la Sarthe, beurre
d’Échiré, viande AOC maine-anjou et porc fermier du Maine. Toutes ces
filières d’élevage garantissent l’absence d’OGM dans la ration des
animaux, en dessous du seuil de contamination fortuite européen (0,9
%). Elles demandent aux pouvoirs publics l’autorisation de pouvoir
apposer sur leur viande et sur les œufs la mention « nourri sans OGM minimum garanti 99,1 % ».
Etiquettes en mars
Selon le sondage, 86 % des
personnes sont pour. Forts de ce plébiscite, les Fermiers de Loué
pourraient dégainer leurs étiquettes fin mars. « C’est conforme à la loi qui instaure la liberté de consommer avec ou sans OGM », déclare Yves de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué.
La Russie a annoncé vendredi avoir interdit la chasse
aux bébés phoques, sur l'ordre du Premier ministre Vladimir Poutine,
mais les écologistes estiment que les mesures prises par les autorités
laissent toujours le champ libre aux chasseurs.
Le ministère des Ressources naturelles et de l'écologie a annoncé dans
un communiqué avoir émis des nouvelle règles pour le nord du pays qui
interdisent la chasse aux bébés phoques en mer Blanche.
La décision a été prise sur l'ordre de M. Poutine qui avait qualifié
cette chasse de "pratique sanguinaire", selon le quotidien
gouvernemental Rossiïskaïa Gazeta.
Mais les écologistes qui ont examiné le texte du document estiment que le problème est loin d'être réglé.
Les nouvelles règles interdisent la chasse aux bébés phoques à la
fourrure blanche, les "belki", âgés de moins d'un mois, mais autorisent
de chasser leurs frères aînés, à la fourrure grise, les "serki", qui
ont moins d'un an et qui sont la principale cible des chasseurs,
explique Vassili Spiridonov de WWF-Russie (Fonds mondial pour la
nature).
L'interdiction de chasser les bébés phoques a été introduite "pour la
période du 1er mai au 10 mars", alors que "la saison de chasse la plus
intense, en mars et avril, reste ouverte", s'indigne Igor Beliatski du
Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).
La population de phoques du Groenland en Russie a baissé de 200.000 à
300.000 individus au cours des dix dernières années. Quelque 35.000
phoques sont tués chaque année sur la côte de la mer Blanche pour leur
fourrure, leur graisse et leur viande.
Hier, un zèbre a été conduit près de la route de Bordeaux afin de
calmer un autre zèbre qui venait de s'échapper de la ménagerie du
cirque Zavatta. Photo DDM, Chantal Longo
À
peine arrivés en bordure du Tarn aux Albarèdes, certains animaux de
l'immense cirque Achille Zavatta ont les pattes qui fourmillent. Hier
en fin d'après-midi, un zèbre de la ménagerie a donné du fil à retordre
aux services de police et aux pompiers.
« Il a dû échapper aux personnels qui le faisaient descendre du
camion pour le conduire à son enclos. Il a été très apeuré par les
voitures qu'il a croisées. C'est bien la première fois qu'il nous
échappe ainsi », explique un responsable du cirque.
Après un tour sur la route de Bordeaux, l'animal a foncé, totalement paniqué, dans les rues adjacentes.
calmant
Alertés, les services de police et les pompiers se sont
immédiatement rendus sur place pour tenter de rattraper le zèbre qui
risquait de se blesser mais également d'entraîner un accident de la
circulation. Seul problème : impossible d'anesthésier le zèbre à
distance comme cela peut se faire avec les chevaux. Sa peau est bien
trop épaisse, il doit pour subir une injection être approché. Une
manœuvre qui s'est avérée particulièrement délicate. Surexcité,
paniqué, l'équidé fuyait à la vue des casquettes. Finalement, c'est au
terme d'une lente et patiente manœuvre, que le fuyard a pu enfin être
approché. La présence d'un second zèbre et d'un petit âne, conduits sur
place par les soigneurs de la ménagerie Zavatta, a contribué à donner
confiance à l'équidé en goguette. Capturé à proximité de la maison de
retraite du cours Foucault, sain et sauf, il a été mis en l'écart dans
un véhicule alors qu'un vétérinaire arrivait sur place afin de lui
administrer un calmant.
Trois jours, six représentations
Le cirque Achille Zavatta et fils géré par la célèbre famille Falck
(lauréat du festival international du cirque de Massy en 2004)
présentera son nouveau spectacle sous l'imposant velum. On pourra
découvrir ce qui se fait de mieux actuellement au cirque : performances
aériennes et au sol, numéros de clowns sans oublier les numéros de
dressages d'animaux d'ici ou plus exotiques comme des tigres blancs. Le
zoo sera ouvert au public ce vendredi dès 10 heures. Six
représentations sont prévues. Ce vendredi à 18 et 20 h 30 ; demain
samedi à 15 heures et 18 heures et dimanche 1er mars à 14 h 30 et 17 h
30. Prix des places : 9 € sauf chaises et loges.
ACTU / Annoncé en septembre dernier, l’"éco-prêt à taux zéro" a été
officiellement lancé le 26 février 2009. Il est destiné à encourager
les travaux d'isolation thermique et les économies d'énergie,
L’éco-prêt à taux zéro s’inscrit dans le cadre du Grenelle
Environnement. Il permet de financer les travaux d’économies d’énergie
et leurs éventuels frais induits.
Il est attribué aux propriétaires, qu’ils soient occupants ou
bailleurs, sans condition de ressources. Le logement doit être une
résidence principale construite avant le 1er janvier 1990. Une
copropriété peut également en être bénéficiaire. Dans ce cas, chaque
copropriétaire peut faire individuellement une demande.
Les conditions d’attribution
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut :
soit mettre en oeuvre un "bouquet de travaux", dans au moins deux
des catégories suivantes : isolation de la toiture, des murs, des
fenêtres et portes donnant sur l’extérieur ; remplacement d’un
chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire, installation d’un
chauffage ou d’une production d’eau chaude utilisant les énergies
renouvelables ;
soit réaliser des travaux recommandés par un bureau d’étude thermique permettant d’atteindre une performance globale minimale.
Les conditions d’attribution
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut :
soit mettre en oeuvre un "bouquet de travaux", dans au moins deux
des catégories suivantes : isolation de la toiture, des murs, des
fenêtres et portes donnant sur l’extérieur ; remplacement d’un
chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire, installation d’un
chauffage ou d’une production d’eau chaude utilisant les énergies
renouvelables ;
soit réaliser des travaux recommandés par un bureau d’étude thermique permettant d’atteindre une performance globale minimale.
Un prêt sur 10 ans
L’éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu’à 30 000 € de
travaux. La durée de remboursement est de 10 ans. La banque peut vous
proposer de porter cette durée à 15 ans. Vous pouvez aussi décider de
la réduire jusqu’à un minimum de 3 ans.
Après avoir identifié les travaux à réaliser avec l’entreprise ou
l’artisan choisi, il faut s’adresser à l’une des banques partenaires
(liste sur le site www.developpement-durable.gouv.fr),
accompagné des devis relatifs à l’opération retenue. Dès attribution du
prêt, le demandeur a deux ans pour réaliser ses travaux.
Cumulable avec d’autres aides
Un seul éco-prêt à taux zéro sera accordé par logement. Il est
cumulable avec les aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et
des collectivités territoriales, avec les certificats d’économies
d’énergie et avec le prêt à taux zéro octroyé pour les opérations
d’acquisition-rénovation.
S’il est obtenu en 2009 ou 2010, le prêt peut être cumulable avec le
crédit d’impôt développement durable, pour les personnes dont le revenu
fiscal du foyer fiscal n’excède pas 45 000 euros en année n-2.
Les particuliers pourront, dès les prochains jours, contacter les
entreprises du bâtiment pour obtenir des conseils sur les travaux à
réaliser, et contacter les banques distribuant l’éco-prêt dès le mois
d’avril.
Un chasseur de Sassenay a été hier grièvement blessé au visage à
cause d'un tir par ricochet lors d'une battue aux chevreuils au
lieu-dit « Les Moutrots ».
Cette battue aux chevreuils devait être la dernière de la saison au
lieu-dit « Les Moutrots », près du camping non loin d'un étang. Aussi
les huit copains de la société de chasse de Sassenay s'en faisaient-ils
une joie.
« Nous étions en battue, les chasseurs d'un côté, le tireur de l'autre,
posté à 500 m, raconte encore sous le choc, Joël Grandclaude, président
de la société de chasse, Le tireur a visé le chevreuil et l'a abattu ».
Mais d'après les témoignages, la balle Brenneke en plomb vrillé de
calibre 12 aurait traversé l'animal, ricoché contre une souche
d'acacias avant de blesser au visage un chasseur posté plusieurs
centaines de mètres plus loin.
« Quand on a sonné le rassemblement après la traque, il manquait Serge
Clerc. Nous l'avons retrouvé inanimé, blessé au niveau de l'œil. Nous
avons cru qu'il était mort ». Mais la réaction immédiate des chasseurs
a été d'appeler le SAMU vers 11 h 15. Aussitôt les pompiers de Sassenay
et de Chalon ont été dépêchés sur les lieux du drame, bientôt rejoints
par une équipe Smur de Chalon.
Pronostic vital engagé; Inconscient, le trésorier de la
société de chasse a dû être réanimé par les secours avant d'être
transporté jusqu'au terrain de foot communal pour être évacué au plus
vite sur le CHU de Dijon par l'hélicoptère du SAMU de Côte-d'Or.
Cet ancien militaire de carrière âgé de 75 ans était sous assistance
respiratoire et encore hier soir, son pronostic vital était engagé.
Prévenus, son épouse, sa fille et son gendre sont allés le rejoindre à
Dijon dans l'après-midi.
« Le tireur, un très bon copain à lui, a été traumatisé, poursuit Joël
Grandclaude, Il a pris un sacré coup sur la tête. Il a été emmené à
l'hôpital de Chalon ». Très choqué, l'homme a, lui aussi, été
hospitalisé.
« C'est la première fois qu'un accident de chasse se produit à Sassenay, certifie le premier adjoint, Didier Réty. Les
gendarmes de Châtenoy-le-Royal étaient également présents sur les lieux
pour les besoins de l'enquête qui établira les causes de cet accident.
Catherine Zahra
D'ici à une quinzaine de
jours, les vétérinaires recevrons un livret intitulé « Vivre avec un animal de compagnie », édité à l'initiative de la
Société centrale canine (SCC) et du Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral.
Tirée à 1 100 000
exemplaires et destinée à être offerte à la clientèle, cette brochure
de 32 pages au format de poche (10 x 15 cm) a été réalisée sous la houlette de
Pierre Desnoyers, ancien directeur de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Elle vise à initier le
dialogue entre le vétérinaire et le propriétaire de l'animal, mais aussi au
sein de la famille. Le
document se veut en effet intergénérationnel, notamment grâce à un quiz, afin
que « la relation avec l'animal soit un
acte responsable et un bonheur partagé ». « Vivre avec un animal de compagnie » sera diffusé gratuitement par
les vétérinaires, les animaleries, les éleveurs et les sociétés ou les
associations de protection animale.
SAINT-MACAIRE.Xavier Chaigneau n'en peut plus. Depuis
deux jours il doit supporter la vue d'un des huskies de ses voisins,
mort, alors que les autres sont livrés à eux-mêmes
Depuis qu'il a constaté la mort du chien, Xavier a alerté tout le
monde. Mais hier soir la dépouille du husky mort gisait toujours sous
sa fenêtre. (Photo A. M-R.)
Xavier Chaigneau est excédé. Et
écoeuré. Lui qui n'a de cesse de choyer son caniche ne supporte plus de
voir la maltraitance que subissent les sept huskies de ses voisins.
Pis,
depuis deux jours, ce résidant de Saint-Macaire doit supporter la vue
d'un des animaux, mort, gisant au milieu du jardinet sur lequel donne
son balcon. Une pauvre bête efflanquée, muselée, abandonnée en plein
soleil au milieu de quatre autres de ses compagnons de meute, bien mal
en point, alors que deux autres spécimens, tout aussi faméliques,
semblent enfermés à l'intérieur de l'appartement. Avec pour seul point
de ravitaillement, une petite gamelle métallique dont on imagine mal
qu'elle ait pu un jour rassasier ces puissants chiens originaires de
Sibérie.
Depuis deux mois qu'il a emménagé avec son épouse dans un coquet
appartement de la résidence de standing, clôturée avec piscine, du
Pic-vert, Xavier a bien constaté que « ce qui se passe en bas est
bizarre ». L'appartement du rez-de-chaussée est en effet quasiment tout
le temps fermé. « On ne voit presque jamais les occupants, un couple »,
témoigne-t-il.
Élevage sauvage ?
Ainsi donc les chiens sont livrés à
eux-mêmes. Plus d'une demi-douzaine de huskies, tournant en rond, dans
un jardinet d'à peine 50 m², et dont la clôture a été électrifiée. «
Par contre, relève Xavier, dès qu'il y a des petits, là, on les voit et
y'a du monde qui défile. » Une soudaine activité qui peut laisser
penser à la commercialisation des chiots dans ce qui est bien loin de
présenter toutes les dispositions réglementaires d'un élevage. Sur ce
point la loi pose pourtant un cadre précis. « Au-delà de neuf chiens,
il s'agit d'une installation classée, avec des dispositions
réglementaires », explique Pierre Parriaud, le directeur départemental
des Services vétérinaires de la Gironde. Moins de neuf chiens, la loi
n'a, a priori, rien à dire, pour peu que les animaux ne nuisent pas à
l'entourage proche et soient traités convenablement. « On considère
qu'il y a mauvais traitements lorsque les animaux ne sont pas nourris
au moins une fois par jour et s'ils n'ont pas de quoi boire à
disposition », détaille Pierre Parriaud. Ce dernier annonce
qu'aujourd'hui quelqu'un de ses services se rendra sur place pour
constater la situation.
Une chose est sûre, s'agissant du husky mort, « il nous faudrait
saisir le procureur de la République, puisqu'il faudrait intervenir
dans une propriété privée ». Idem pour les gendarmes de Saint-Macaire
qui, avertis dès hier matin par Xavier Chaigneau, n'ont pu que
constater, de l'extérieur, la présence de l'animal mort.
Procédures en cours
Du côté du propriétaire de
l'appartement, le promoteur bordelais Avantim, on affichait hier
après-midi la même impuissance. Aziz Charnoune, le gardien de la
résidence, a bien tenté de joindre la locataire. En vain. « Mais ce
n'est pas elle qui occupe le logement », assure-t-il.
Sous-location ? Au service gestion d'Avantim, on confesse que le
suivi de ce dossier est quelque peu complexe. « On a fait le nécessaire
: avocat, constat d'huissier, DSV, tout le monde est au courant. Parce
que franchement, ça nous pourrit la résidence. » Le contentieux est tel
qu'une procédure doit aboutir prochainement devant le tribunal.
Mais, hier soir, à l'heure de passer à table, « les tripes nouées »,
Xavier et son épouse ne pouvaient que constater la présence de cette
carcasse décharnée, à la merci des insectes, toujours sous leur
fenêtre. « Tout le monde est au courant, même le service enquête de la
SPA, mais personne n'est venu. Alors, avec ma femme, on a fait passer
avec une corde un saut d'eau et on a lancé du pain pour qu'ils aient un
petit quelque chose à manger. »
« Couru » par une meute de chiens lancés à ces trousses, ce beau cerf aura la vie sauve : seuls les jeunes étaient chassés.
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La battue administrative organisée hier au bois des Hâtes a
révélé une population de cervidés élevée, mais n'a pas donné lieu à
l'hécatombe redoutée.
Des gendarmes à toutes les entrées du bois des Hâtes, des policiers
des Renseignements généraux et des agents de l'Office national de la
chasse et de la faune sauvage au briefing matinal des chasseurs : c'est
sous surveillance particulière que se déroulait hier la battue
administrative au bois des Hâtes, à Tours. Une chasse annoncée dans nos
colonnes qui n'était manifestement pas destinée à être rendue publique.
D'où la polémique qui a enflé sur son compte ces derniers jours. Car en
ordonnant cette battue dans le massif forestier composé de la forêt de
Larçay et du bois des Hâtes, propriétés de la ville de Tours, le préfet
s'est mis à dos les sociétés de chasse riveraines et des associations
de protection de la nature.
Selon la direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt que
nous avions jointe avant la chasse, il s'agissait par cette chasse «
de réguler une population de grands cervidés en surnombre estimée de
cinquante à quatre-vingts individus pour, notamment, éviter le risque
de collisions sur les axes routiers ».
La polémique se dégonfle
Or,
la battue, qui concernait également les sangliers, ne disposait pas de
plan de chasse préalable, ce qui est pourtant la règle. Si bien que
beaucoup ont pu penser qu'il n'y aurait pas de limite de tir. « Le plan de chasse sera construit sur place, en fonction du nombre d'animaux effectivement prélevés », avait pourtant précisé le directeur de la DDAF.
De fait, la polémique s'est vite dégonflée hier matin. D'abord parce
qu'il n'y avait pas la moindre trace de militant écologiste aux grilles
du bois des Hâtes. Ensuite parce que l'estimation du nombre de cervidés
sur cet espace boisé de 270 ha avait sans doute été surévaluée. Enfin,
parce que dès le départ de la chasse, les consignes édictées par le
lieutenant de louveterie Christian Robin aux vingt-trois tireurs
présents rassuraient ceux qui redoutaient une « boucherie organisée » :
« Si les comptages sont supérieurs à quarante, nous prélèverons un cerf et deux biches. »
Les chasseurs, qui avaient interdiction de tirer les grands cerfs, étaient informés d'emblée que « la venaison sera prise par un boucher et le trophée ira à la maison de la chasse. Inutile donc de courir à la viande ! », renchérissait Pascal Marteau, directeur adjoint de la DDAF.
Au final, après quatre heures de battue, une vingtaine d'animaux auront
été vus. Et autant aux aurores, avant la chasse, tranquillement occupés
à brouter près du relais de chasse de « La Gentilhommière ». Quatre
coups de feu ont été tirés. Une biche et un jeune cerf (un « daguet »)
y ont laissé leur peau. Les chasseurs n'ont manifesté aucune
frustration de ne pas avoir « fait de tableau ».
En revanche, l'administration, elle, est restée sur sa faim. De
nouveaux comptages seront effectués, notamment lors d'observations
nocturnes. Au vu des résultats de ces comptages, la ville de Tours,
propriétaire, sera sollicitée pour donner son avis sur un éventuel plan
de chasse au bois des Hâtes.