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29/02/2008 Les voyageurs souvent inconscients des risques de la rage
Les voyageurs souvent inconscients des risques de la rage
PARIS (AFP) — Les cas de rage humaine et animale restent isolés en France, déclarée indemne de ses formes canine et vulpine, mais les personnes qui voyagent et parfois ramènent des animaux des zones endémiques ne se rendent souvent pas compte des risques, ont souligné jeudi deux experts. La confirmation mardi par l'Institut Pasteur d'un cas de rage chez une chienne dénommée Cracotte de Seine-et-Marne, euthanasiée le 19 février, a révélé "une souche virale canine d'origine marocaine", selon un communiqué diffusé jeudi par les ministères de l'Agriculture et de la Santé. Ce cas survient trois mois après la mort d'un chat en Vendée contaminé par une chauve-souris, vecteur d'une souche moins virulente. La rage des chiens a disparu depuis longtemps comme maladie autochtone d'Europe de l'Ouest (le dernier cas humain en France remonte à 1924), mais en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, cette maladie mortelle et inguérissable une fois déclarée, reste endémique. "Les animaux à risque sont importés. Mais pour quelqu'un qui se promène dans la rue, il est difficile de savoir si l'animal est importé ou pas", a déclaré à l'AFP Hervé Bourhy, responsable du Centre national de référence de la rage, qui dépend de l'Institut Pasteur. "Il y a aussi des risques accrus pour les gens qui voyagent de plus en plus vite et loin. Avec notre culture de citadins, on ne perçoit pas toujours les risques que l'on peut encourir à côtoyer même les animaux domestiques", ajoute M. Bourhy, selon lequel certains voyageurs peuvent "avoir des comportements qui parfois provoquent l'accident". D'après Centre de traitement de la rage de l'Institut Pasteur, les consultations suite à des "contacts suspects" avec des animaux à l'étranger, concernent actuellement un millier de personnes par an, dont la moitié en provenance d'Afrique. Le dernier décès en France remonte à 2003, lorsqu'un garçonnet de 3 ans est mort à Lyon après avoir contracté la rage au Gabon. "En tant que praticiens, on est très alertés quand on a connaissance de mouvements d'animaux venant du Maghreb", explique Ghislaine Jançon, secrétaire adjoint de l'Ordre des Vétérinaires. Selon elle, "le problème vient souvent de non-observance de la réglementation" qui exige que l'animal introduit en France soit âgé de plus de trois mois, vacciné et identifié, même s'il a seulement effectué un court séjour à l'étranger. Pour les chiens et les chats nés et restant en France, la vaccination antirabique n'est en revanche plus obligatoire. Lorsqu'un cas de rage se produit, le suivi des personnes et l'identification des personnes est essentiel. "Si on sait qu'on a retrouvé tout le monde et qu'on a identifié tous les animaux, on les suit et l'affaire s'arrête là", explique M. Bourhy, en ajoutant que "si ce n'est pas le cas, il faut laisser passer un délai qui correspond à l'incubation de la rage", de l'ordre de deux mois après la contamination. Enfin, un délai de sécurité de six mois est souvent retenu avant de considérer que le danger est passé. Suite au cas de Seine-et-Marne, les ministères de la Santé et de l'Agriculture rappellent qu'en cas de morsure, il faut nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon et consulter rapidement un médecin, que les animaux sauvages, surtout "malades ou blessés" ne doivent pas être manipulés, et que tout animal ayant mordu ou griffé une personne doit être présenté à un vétérinaire pour un suivi de 15 jours. Retour en haut de page Le ragondin bénéficie d’un sursis avant une éventuelle mise à mortLe ragondin bénéficie d’un sursis avant une éventuelle mise à mort
Un ragondin qui appartient à la famille des castors, vit depuis peu dans un étang se trouvant à proximité de Delémont. Physiquement, cet animal possède l’allure d’un très gros rat. La différence avec le rongeur réside dans le fait que le ragondin possède une queue de forme cylindrique légèrement velue. Le ragondin représente-t-il donc une menace pour la région pour avoir mérité une telle “sentence” ? Pour l’instant non. Ce que les habitants du coin craignent, c’est une multiplication de l’espèce, laquelle pourrait être à l’origine de sérieux dégâts sur les cultures et les infrastructures. Comme ce ragondin-ci est donc esseulé, il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur. Actuellement, il est considéré comme une véritable mascotte dans la région et de nombreuses personnes viennent régulièrement le nourrir et le contempler. Le tuer serait considéré comme un crime. Toutefois, si une femelle ou pire un “nid” venait à être découvert, les autorités n’auront plus aucune pitié et devront supprimer toute éventuelle trace de ragondin… Au secours, Messieurs et Mesdames les membres des associations pour la défense des animaux, ils veulent “tuer” l’unique membre de la famille de ragondin suisse. Mais au fait, pourquoi donc ne pas le surveiller de près tout simplement et attendre qu’il meure de vieillesse ? Etant tout seul, il ne vivra pas longtemps. N’est-il pas dit dans l’Ancien Testament, Ecclésiaste qu’”en cas de chute l’un relève l’autre ; mais tant pis pour l’isolé qui tombe, sans personne pour le relever !” SERGE AROLES AVAIT RAISON DE NOUS ALERTER«Survivre avec les loups» :
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Olivier Laban-Mattei AFP
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C'était "l'incroyable histoire vraie d'une rescapée de la Shoah", le récit d'une petite fille qui aurait parcouru 3.000 kilomètres à pied à la recherche de ses parents à partir de 1941, retracé dans un livre à succès et un film, "Survivre avec les loups". Mais c'était faux.
Au coeur d'une récente polémique en Belgique depuis qu'historiens et membres de la communauté juive ont relevé des invraisemblances, Misha Defonseca, héroïne de ce récit édifiant et prétendument "autobiographique", a fini par avouer qu'elle s'était "raconté une autre vie".
"Ce livre, cette histoire, c'est la mienne. Elle n'est pas la réalité réelle, mais elle a été ma réalité, ma manière de survivre", a admis Mme Defonseca, 80 ans, aujourd'hui installée sur la côte Est des Etats-Unis, dans le journal Le Soir publié vendredi.
Son ouvrage, publié en 1997 et traduit dans de nombreuses langues, a connu un énorme succès. Il a été récemment porté à l'écran par la cinéaste française Véra Belmont.
Il semble incontestable que ses parents ont bien été déportés et assassinés durant la Seconde guerre mondiale, sans doute pour des faits de résistance. Mais il est désormais établi que l'auteur, issue d'une famille de Bruxelles, les De Wael, n'était pas juive, contrairement à ce qu'elle a prétendu, et que son voyage avec les loups était inventé.
Selon son certificat de naissance, elle a vu le jour en 1937 et elle n'aurait donc eu que quatre ans, et non huit comme le dit son histoire, au moment d'entamer son "périple" de trois ans vers l'Est de l'Europe à la recherche de ses parents.
Pendant la guerre, elle était enregistrée dans une école primaire bruxelloise, a révélé Le Soir.
Jusqu'à mercredi, l'auteur s'est dit "profondément blessée" par ceux qui mettaient en doute son histoire, avant d'effectuer une volte-face complète.
"Oui, je m'appelle Monique De Wael, mais depuis que j'ai quatre ans, je veux l'oublier. Mes parents ont été arrêtés quand j'avais quatre ans. J'ai été recueillie par mon grand-père puis par mon oncle", dit-elle dans un texte, publié par Le Soir.
"Toute sa sa vie est un mélange de souvenirs de réalité et d'un univers intime qui s'est décalé de la réalité. Sa vérité n'était pas vraiment la vérité, ça lui a totalement échappé", analyse son avocat Marc Uyttendaele, en soulignant qu'elle avait fini par s'"identifier aux victimes absolues, la communauté juive".
"A part mon grand-père, j'ai détesté ceux qui m'avaient accueillie. Ils me traitaient mal. C'est vrai que, depuis toujours, je me suis sentie juive et plus tard, dans ma vie, j'ai pu me réconcilier avec moi-même en étant accueillie par cette communauté", poursuit Mme Defonseca.
"Alors, c'est vrai que je me suis raconté, depuis toujours, une vie, une autre vie, une vie qui me coupait de ma famille, une vie loin des hommes que je détestais. C'est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups, que je suis entrée dans leur univers. Et j'ai tout mélangé", dit-elle.
"Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis, mais je les supplie de se mettre à la place d'une petite fille de quatre ans qui a tout perdu", implore-t-elle.
Mme Defonseca/De Wael affirme aussi ne pas avoir voulu publier son histoire il y a dix ans, mais avoir été poussée par son éditrice américaine, Jane Daniel.
Lors de la sortie en France du film, en janvier, elle présentait toutefois avec l'apparence de la sincérité la petite boussole qui lui aurait permis de trouver le chemin de l'Est.
"C'est mon plus précieux talisman, mon porte-bonheur. Sans elle, je ne serais peut-être pas là pour voir mon histoire à l'écran", expliquait-elle au Figaro. Le film doit bientôt sortir en Allemagne.
Publié le 29 février 2008 à 07h28 | Auteur : © 2008 AFP
Vaste sujet dont je me permets d'apporter une certaine philosophie qui se doit de faire le tour d'une question complexe.
Si nous tenons compte de la superficie dans laquelle autrefois les animaux régnaient sur terre. Il va de soit qu'aujourd'hui elle n'est plus adapté à leur prolifération.
Nous sommes pour l'instant les plus forts et imposons nos lois. La protection fut une excellente mesure afin de vivre en bonne harmonie. Mais un peu comme les États Unis ont parqué les indiens, nous avons fait de même avec les animaux. C'était sans doute nécessaire pour permettre à l'homme de proliférer.
Mais si aujourd'hui les animaux en surnombre polluent trop rapidement le peu d'espace qui leurs est attribué, il serait aussi intéressant de constater les dégâts fait par l'homme sur une planète pourtant beaucoup plus vaste !
Si nous tenons compte de certains facteurs tels les gaz émis par les flatulences animalières et les nôtres sur l'effet de serre...Il faudrait trouver le juste équilibre. Et ce dernier ne serait que de moindre importance face à la multitude d'autres pollutions chimiques industrielles.
Car ce n'est pas parce qu'il y a trop d'éléphants que cela pollue, mais bien parce qu'ils n'ont pas la surface adapté !
Si vous avez un aquarium ou l'excès de poissons augmente le niveau du PH à cause des rejets...gastriques...vous aller pas les tuer pour autant !
Soit vous vous réveillerez un matin en constatant l'hécatombe, soit vous allez prendre les devant pour en vendre ou en rejeter à la rivière...Mais vous n'allez certainement pas les tuer !
A moins qu'il ne s'agisse de poissons suffisamment gros et comestibles pour les manger.
Et bien je pense qu'il devrait en être de même pour tous les animaux et les humains !
Or, lorsque vous parler de démographie et de nécessité à limiter celle des humains, vous soulevez un tollé puisque cela va à l'encontre du business qui voudrait toujours plus...
Mais lorsqu'il s'agit des éléphants, pas de problème, nous pouvons les tuer et en plus profiter de revendre l'ivoire ! Si encore les sommes récupéré venaient en aide au peuple africain, ce serait une moindre compensation.
Mais concernant un abattage systématique des animaux en sur nombre, là je dis NON !
Nous sommes déjà dans des sociétés qui ont suffisamment banalisé la mort, la boucherie faites chaque jour sur le dos des animaux soit disant nécessaire à se nourrir.
Tuer un moustique, en tant qu'amoureux de la nature, je l'avoue, cela ne me paraît pas grave.
Mais tuer des animaux lorsqu'ils sont en plus mammifères non carnivores donc nullement dangereux pour nous si nous leurs donnons les moyens de vivre en paix, c'est comme tuer des baleines !
C'est inadmissible que l'on attende bien tranquillement que les animaux prolifèrent pour mieux les tuer ensuite !
Soit il suffit de mieux les répartir dans les vastes étendues inutilisées par l'homme. Soit il suffit de leurs donner la pilules contraceptives ou de limiter les reproducteurs comme les gens le font malheureusement avec leurs animaux domestiques urbains...(castration)
Il y a bien des éléphants de mer...mettons quelques éléphants d'Afrique en Patagonie pour voire leurs possibilités d'adaptation... OK, ils ne vont pas y aller à la nage.
Le plus grand problème à ce discours, c'est donc bien la maîtrise des naissances !
La Chine y est bien parvenue avec ses habitants !
Trouvons ensemble des solutions plus humaines pour les animaux.
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CVN info: fondation pour la biodiversité. |
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Deux semaines avant le début de sa tournée, le Cirque Knie lance une offensive pour défendre les spectacles avec des animaux. L'"Action pour un cirque sans animaux" (Azot), déjà active l'an passé, prévoit de nouvelles interventions contre Knie.
Selon le cirque, le collectif Azot veut accompagner la nouvelle tournée Knie avec un bus dans lequel il montrera des images particulièrement horribles sur la détention des éléphants.
"Ces extraits de films tentent d'établir un lien avec le Cirque Knie", a dit à Rapperswil (SG) Benjamin Sinniger, directeur du zoo Knie pour enfants. Mais, a-t-il affirmé, ils ne sont pas sérieux, ils sont faux et ils bafouent la dignité des animaux.
L'an passé, Azot a organisé des manifestations dans plusieurs villes suisses où le Cirque Knie faisait halte pour protester contre les spectacles avec des animaux et leur détention en captivité.
Charles Ellena
Pour démontrer que ses éléphants ne sont pas maltraités, et donc ne sont pas dangereux, Franco Knie a réalisé un numéro avec son petit-fils.
Franco Knie répond au documentaire que Hans Vanja Palmers veut diffuser devant le cirque durant sa prochaine tournée. Il affirme que ses éléphants n'ont jamais été torturés
Victor Fingal - 28/02/2008
Le Matin
Attaché par les oreilles, un endroit particulièrement sensible,
frappé à coups de crochet ou de bâton par un dompteur qui vocifère, le
jeune éléphant barrit de terreur. «Le but de l'opération consiste à
enlever toute résistance à l'animal pour le rendre maniable à souhait»,
commente la voix de Hans Vanja Palmers, 60 ans, le riche héritier des
sous-vêtements Calida, aujourd'hui défenseur de la cause animale.
Bizarrement, le documentaire qui contient cette scène a été projeté
hier dans une halle des quartiers d'hiver du Cirque Knie à Rapperswil
(SG). «Ce film n'a rien à voir avec nous», se défend, ému, Franco Knie,
54 ans, dompteur et directeur technique. Si l'homme, responsable d'une
dizaine d'éléphants, s'est décidé à montrer l'oeuvre critique produite
par un puissant détracteur et à s'expliquer, c'est que Hans Vanja
Palmers, comme le révélait «Le Matin» du 24 décembre, s'apprête à
suivre pas à pas la tournée de Knie. Avec un camion remorque sur lequel
est perché un éléphant en fibre de verre et qui contient dans ses
flancs deux écrans, dos à dos, de 63 pouces destinés à montrer le film
insoutenable.
Une véritable déclaration de guerre. «Ce film a été fabriqué avec des
séquences de diverses provenances, souvent très anciennes, elles ne
correspondent pas à notre façon de traiter les animaux», souligne
Franco Knie. Le dompteur affirme que seule la douceur, la persuasion
est utilisée. «Les jeunes éléphants sont très joueurs, nous suivons
cette tendance pour les dresser progressivement et les habituer à
réaliser des numéros dans des positions qui leur sont naturelles.»
Quant
à Hans Vanja Palmers, il représente, selon les Knie, une tendance
extrémiste. «En revanche, nous n'avons pas de problèmes avec la
Protection suisse des a nimaux», a encore ajouté Frédy Knie junior, 62
ans, directeur artistique.
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LES ARGUMENTS DES DEUX PARTIES | |
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HANS VANJA PALMERS |
FRANCO KNIE |
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Provenance et dressage | |
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« Tous les éléphants qui finissent dans les cirques ont été torturés dès leur plus jeune âge pour qu'ils deviennent dociles. L'éléphant reste un animal sauvage, les pachydermes qui font des spectacles sous les chapiteaux ne sont pas nés en captivité. Ceux qui sont nés dans les cirques finissent à la ménagerie.» |
« Nous connaissons la provenance et la façon dont sont traités les éléphants dès le départ. En aucune façon, la violence n'est utilisée. D'ailleurs, quand un éléphanteau est maltraité, l'animal peut se révéler très dangereux par la suite pour le dompteur. «Sandri», 9 ans, est née au Cirque Knie et va faire partie du spectacle.» |
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Mauvais traitements | |
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« Notre film montre comment des éléphanteaux sont battus, parfois avec des crochets, attachés par les oreilles. Le but est de leur enlever toute idée de rébellion. Quand l'un d'entre eux réussit à échapper à ses bourreaux, il tente de gagner la cage où vit sa mère, dont il a été séparé. Et ne croyez pas que les pachydermes ont «une peau d'éléphant». Malgré leur épaisseur, leur épiderme est très sensible.» |
« C'est vrai que la peau des éléphants est très sensible. Mais les tortures infligées aux éléphanteaux n'ont rien à voir avec le Cirque Knie. Les méthodes de dressage montrées dans le film sont très anciennes, elles ne correspondent pas à ce qui se passe aujourd'hui. Il est vrai, en revanche, que nous n'avons pas d'indications concernant la façon dont ont été traités les éléphants que nous avons reçus avant les années 1970.» |
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Transports | |
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« Le Cirque Knie n'est pas à l'abri des critiques. Les transports d'éléphants par grue ont été utilisés, et le transport dans des wagons à bestiaux dans lesquels le pachyderme arrive à peine à entrer, vu sa taille, représente une torture supplémentaire.» |
« Depuis trois ans, les transports d'éléphants par train ont été abandonnés au profit de camions remorques aménagés qui offrent suffisamment d'espace tant en superficie qu'en hauteur. Quant à la séquence de l'éléphant déplacé avec une grue, elle est très ancienne.» |
| leparisien.fr
La Société protectrice des animaux (SPA) a publié jeudi une lettre
ouverte adressée au couturier Jean-Paul Gaultier dans laquelle elle
dénonce «l'utilisation de la fourrure» dans ses collections.
«A l'heure où l'éthologie nous fait découvrir la sensibilité des
animaux, où les problèmes de bien-être animal se posent avec acuité, le
couturier continue à utiliser la fourrure dont plus personne ne peut
ignorer dans quelles conditions de souffrance pour les animaux elle est
produite», a-t-elle écrit.
«Sans doute vos belle clientes, Catherine Deneuve en tête, n'ont
jamais vu ces pauvres animaux tenter désespérément de gratter leurs
grillages, pour une terre inaccessible, leurs regards de morts vivants
stressés, agités de tics allant jusqu'à l'automutilation...», déclare
notamment Caroline Lanty, présidente de la SPA dans sa lettre.
«Faut-il vraiment satisfaire les caprices de clientes qui exigent ce lourd tribut pour se sentir belles ?», ajoute-t-elle.
A l'issue de son défilé mardi, Jean-Paul Gaultier avait indiqué
aimer la fourrure et précisé qu'il utilisait «des fourrures d'élevage
ou alors des vieux manteaux qu'(il) remodifie».
La SPA, qui a faxé la lettre jeudi au couturier, «espère (le) rencontrer prochainement pour évoquer ce dossier».
DDM
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Il ne manquait que le prince Charles pour relancer la guerre du foie gras. Hier, le porte-parole de Clarence House, sa résidence londonienne, a annoncé que le prince de Galles bannissait le foie gras pour « raisons personnelles ». Il a été demandé aux chefs cuisiniers de ne pas en acheter, obéissant ainsi aux pressions de plus en plus fortes exercées par les associations de défenses des animaux. Selon plusieurs journaux, l'héritier du Trône aurait même promis de revoir la certification royale attribuée à l'un de ses magasins préférés à Tetbury, après avoir été informé que celui-ci commercialisait du foie. La semaine dernière déjà, le Midsummer House de Cambridge, un des meilleurs restaurants avec 2 étoiles au Michelin, avait pris la même décision après qu'il eut subi une campagne de « terreur » menée par le Front des animaux. C'est ce que rapporte le Daily Telegraph.
Face à cette violente pression des anti-foie gras, la chaîne de luxe Harvey Nichols avait décidé, en août, de ne plus vendre ce produit pour ne pas subir les foudres de ses détracteurs. Hier, la réaction d'André Daguin ne s'est pas fait attendre. Le Gersois président de l'Union des métiers de l'hôtellerie s'est étonné de la tournure des événements : « Je suis consterné.
Le prince Charles a-t-il fini par céder à certains lobbies comme on le voit aux États-Unis où des artistes fortunés viennent cautionner des associations de défense ? Au-delà de la seule problématique du foie gras, la question est de savoir si on n'assiste pas à une abdication totale de la race humaine.
Va-t-on continuer à céder à ce genre de campagne irresponsable, de celles qui, en leur temps, ont déjà ruiné les fourreurs ?»
Selon André Daguin, tout cela est de nature à favoriser un marché de contrebande avec, à l'arrivée, une flambée des prix: «Regardez ce qui s'est passé pour les ortolans depuis que leur chasse est interdite ! »
Reste que l'Angleterre ne représente qu'un faible débouché pour les producteurs. À peine 1,3 %, selon Philippe Baron, président de l'Association gersoise pour la promotion du foie gras.
Auteur : J.-M.D.
Depuis
quelques années, les conditions de vie des animaux de ferme appelés
aussi animaux d’abattoir alimentaient les débats entre les éleveurs et
les associations de défense d’animaux. Si les premiers veulent défendre
leur métier pour en tirer le maximum de profit, les seconds par contre
se préoccupent de la vie des animaux qui vont finir sans doute sur les
rayons des grandes distributions ou autres étals de boucherie. Les
associations de défense d’animaux dénoncent ainsi les conditions de
transport des animaux de ferme.
Sur de nombreux sites Internet comme www.dailymotion.com, on peut voir des images atroces quant à la façon dont ces animaux rejoignent le chemin de l’abattoir. Des bêtes très sales, avec des handicaps physiques et moteurs, sont embarquées dans des camions avec force. Après la diffusion de l’émission “Enquête” qui comme son nom l’indique, a fait des enquêtes sur le marché du bétail à Ottawa, Radio Canada a fait de terribles révélations. En fait, pour éviter que les verrats ne deviennent agressifs, ceux-ci se font casser la gueule, pour de bon, à l’aide de barre de fer quelques heures avant le départ !
Animals’ Angels qui considère que de telles pratiques sont inacceptables, a ainsi porté plainte auprès de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Cette dernière n’ayant pas pu vérifier la véracité des dénonciations s’est toutefois résolue à faire resserrer les réglementations sur les conditions de transport des porcs.
S’il s’avère que les plaintes de la souffrance sont à l’origine du langage, alors attendons-nous à voir parler des cochons, des bœufs, des moutons et des chevaux d’ici peu !
| La protection des animaux de ferme préoccupe |
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| Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque - Paris | |
| 28-02-2008 | |
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![]() Des
personnes manifestent à l’appel d’Eurogroupe-France, devant les
Invalides à Paris, contre l’élevage des poules pondeuses en batterie.
(Michel Pourny/AFP)
Gandhi disait : «On peut considérer une nation et son progrès moral à la façon dont elle traite ses animaux». Les animaux d’élevage ne sont pas des machines mais des êtres sensibles, des millions de poulets par exemple sont élevés en batterie, ils souffrent de déformation des pattes ou de paralysies, etc.
En outre, constamment dérangés par leurs congénères, ils ne
parviennent pas à récupérer leur énergie dans des phases de repos. Il y
a quarante ans, le poulet était un mets réservé aux dimanches et aux
grandes occasions. Aujourd’hui, le poulet est devenu un plat ordinaire
accessible à tous, mais pour cela les animaux subissent un univers
concentrationnaire, marqué par la souffrance. VERS UN TRAVAIL INTERMINISTÉRIEL SUR LA CONDITION ANIMALE
LA SOUFFRANCE DES ANIMAUX : EMPOISONNEMENT ALIMENTAIRE
Avec la PMAF |
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Cruauté sur animaux dans un abattoir français |
Cruauté
dans un abattoir en Alsace
Nouvelles brochures sur la boutique
Nous continuons à
étoffer la boutique de L214.
Vous pouvez maintenant y commander :
Droits des animaux : Théories d'un
mouvement
de Enrique Utria préfacé par Armand Farrachi
L'alimentation végétarienne, végétalienne et votre
santé
par les éditions La
Criée et l'Association Végétarienne de
France
La conscience des animaux – entre tabou et mensonges
collectifs
par Droits des
animaux
Poissons, le carnage
par les éditions
Tahin Party
Le foie gras - mythes et réalité
par
L214.
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On se
croirait revenu au temps de Zola. Une maison en ruines. Un jardin
transformé en décharge. Des bergers accrochés à des chaînes de moins
d'un mètre, pataugeant dans la boue et leurs excréments. Pour seule
nourriture, des os, jonchent le sol, au milieu de rats crevés. Et dans
la maison, des caniches et des labris enfermés dans une odeur
pestilentielle. Certains d'entre eux font jusqu'à 15 kilos : 4 kilo de
chair et d'os, le reste en kilos de poils ! Lundi matin, la SPA,
accompagnée par la Gendarmerie de La Flèche, près du Mans, a procédé à
la récupération de 21 chiens, 1 chat, deux tourterelles et une poule,
laissés dramatiquement à l'abandon. Pas de maladies graves, mais la
plupart souffrent d'otites, de la gale, de la teigne et de plaies
diverses. Aucun n'est tatoué ou pucé. Impossible donc, de remonter
jusqu'aux propiétaires d'origine.
La propriétaire des lieux
est une dame de 73 ans. Elle ne vit plus dans son taudis, mais chez une
nièce. Plusieurs fois par semaine, elle venait leur apporter ce qu'elle
trouvait à manger. "C'est une nouvelle histoire lamentable, avec des animaux victimes de l'irresponsabilité et de l'ingratitude humaine, commente sur LCI.fr Caroline Lanty, présidente de la SPA. Comme
à chaque fois, cela se passe dans des milieux très défavorisés. Pendant
que nous récupérions les animaux, cette Dame nous disait "je les aime
bien, ils vont bien, pourquoi les prenez-vous ?". Ces chiens,
elle dit les avoir récupéré sur les routes. Quelques uns lui ont été
confiés par des gens qui ne voulaient plus de leur animal de compagnie.
La SPA s'inquiète de la multiplication de ce type d'affaire. "Nous faisons entre 4 et 10 opérations similaires à nos frais chaque année, explique Caroline Lanty. Et il y a toujours plus d'animaux à récupérer. Quand il y en a une vingtaine, comme à La Flèche, c'est une petite opération". Il
y a quelques mois, près de Charleville-Mézière, ce sont ainsi 92 chiens
qui ont été retrouvés dans un appartement de 80 mètres carrés. La SPA
est également de plus en plus sollicitée pour des "mamies à
chats". "On fait régulièrement des opérations où l'on récupère 100 à
150 chats d'un coup et qui vivent dans des conditions inimaginables".
Les 21 chiens de La Flèche sont actuellement soignés et tondus par les
services vétérinaires de la SPA. D'ici trois semaines, ils seront
soumis à l'adoption.
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La Chine est un pays aux traditions un peu particulières. Et pour cause, selon les médecins traditionnels chinois, les chiens ont des vertus aphrodisiaques et des espèces d’animaux comme le tigre ou le requin des vertus thérapeutiques.
A l’approche des olympiades 2008, la consommation de viande de chien est remise sur le tapis dans toute la Chine et notamment à Pékin. Selon les restaurateurs, les mets à base de viande de chien ne sont pas des plats traditionnels dans la capitale chinoise. Ainsi ils se feront un grand plaisir d’y remédier en servant des clients qui viennent pour la première fois goûter cette tendre « viande de compagnie ». Les fins gourmets choisiront certainement du chien sauté aux pousses de bambou, ceux qui ont peur du cholestérol vont choisir du chien bouilli avec du tofu et les connaisseurs vont essayer d’autres recettes : du chien aux sauces de soja, braisé, avec du chili etc. on a l’embarras du choix !
Mais ce qui est accablant dans la consommation de viande de chien, c’est la façon dont on le tue. La méthode est décrite dans les rapports d’enquête de One Voice, une association française de défense d’animaux. Actuellement, une lueur d’espoir s’offre au saint-bernard et au berger allemand qui sont les plus prisés du moment, du fait de l’engouement de certains habitants pour la possession d’un animal de compagnie comme le chien. Ce phénomène ferait baisser la consommation de chien même dans le sud du pays où se trouvent les grands “adeptes”.
Mais gare aux chiens errants car quelques-uns des 2,5 millions de visiteurs attendus très prochainement dans la capitale chinoise seraient tentés de faire une petite dégustation… ne serait-ce que pour vérifier le “mythe aphrodisiaque”. “On n’est curieux qu’à proportion qu’on est instruit” écrivait si bien Jean-Jacques Rousseau dans “Emile ou De l’éducation”.
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Pétition : Soutenons la SPA d'Haguenau et les chiens de 1er cat. ! |
L'astrophysicien Hubert Reeves, le 7 novembre 2006 à Paris |
PARIS (AFP) — Trois ministres de l'Ecologie et de la Recherche et une brochette de chercheurs ont lancé mardi la Fondation scientifique pour la biodiversité, en espérant enrôler le mécénat d'entreprise pour donner chair à ses ambitions.
Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la Fondation - un vieux projet plusieurs fois remisé - vise à faire partager au plus grand nombre, le public mais aussi les milieux économiques, la connaissance des organismes vivants animaux et végétaux: plus de 10 millions d'espèces peuplent la Terre, 30 M peut-être, dont à peine 1,75 M sont aujourd'hui connues.
Or la sixième grande crise d'extinction est en cours et se déroule à un rythme de disparition des espèces 1.000 fois plus rapide que dans la situation naturelle, rappellent les scientifiques.
"Le réchauffement planétaire commence à être connu, mais la perte de pollinisateurs est à terme aussi importante et il faut la contrôler rapidement", a insisté l'astrophysicien Hubert Reeves, président de la Ligue Roc pour la protection de la Nature, lors de la présentation du nouvel organisme au Museum d'Histoire naturelle.
"Pour la première fois, on crée un lien entre les décideurs et ceux qui savent, les scientifiques, qui n'avaient jusqu'ici aucune écoute des milieux politiques et économiques", s'est-il réjoui. "Mais à condition d'un financement convenable, sinon ça n'a pas de sens".
En l'état, le budget annoncé ne correspond pas aux ambitions du Grenelle de doubler les crédits pour enrayer la perte de biodiversité: il sera essentiellement abondé par les organismes fondateurs, qui vont "regrouper et mutualiser" leurs moyens, a expliqué la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse.
L'Institut français de la biodiversité et le Bureau des ressources génétiques, deux "groupements d'intérêt scientifique" qui fédéraient déjà les huit grands organismes de recherche (CNRS, Cemagref, INRA, Cirad, Ifremer, IRD, Bureau des recherches géologiques et minières et Museum) mettent ainsi leurs budgets en commun.
Les huit instituts apporteront 2,8 M d'euros sur quatre ans, le ministère de la Recherche 830.000 euros chaque année et celui de l'Ecologie, 500.000. Pour le reste, le gouvernement compte lever de nouveaux moyens auprès du secteur privé.
"On va mettre en place une équipe d'une dizaine de personnes dédiées au mécénat, chargées d'expliquer aux entreprises françaises et européennes l'intérêt qu'elles auraient à financer la biodiversité", a fait valoir le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
"Aujourd'hui, seulement 5% du mécénat d'entreprise va à l'environnement. Il ne s'agit pas de vendre la nature, mais d'expliquer qu'elle a un coût et qu'elle mérite un financement, plutôt que d'ouvrir un énième musée dédié aux impressionnistes", a repris sa secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Alors que les deux-tiers de la population mondiale dépend des remèdes traditionnel d'origine naturelle, 60% des services vitaux rendus à l'homme par les différents systèmes naturels sont endommagés, selon une évaluation conduite en 2000 par l'ONU.
Le Medef, la principale organisation patronale, a d'ailleurs créé une "commission Biodiversité" à l'occasion du Grenelle: "Au début, et certainement encore aujourd'hui, 80% des membres du Medef ne savaient pas de quoi il retournait", reconnaît sa présidente Elisabeth Jaskulké, qui espère encore les "convaincre de la valeur économique de la nature".
Sur la Fondation, "nous n'avons été contactés que trop récemment" pour évoquer des projets, assure-t-elle. Mais, selon une autre source, six entreprises auraient déjà manifesté leur intérêt.
Vaud RSS
Un lynx vaudois va être transféré dans le canton de Saint-Gall. Le gouvernement a autorisé la capture d'un félin d'ici au 30 avril.
Alain Rouèche | Le lynx se porte bien dans le canton de Vaud.
ATS
Cette mesure vise à diminuer la pression sur la population de
chevreuils et de chamois, explique Sébastien Sachot, conservateur de la
faune vaudois. Leur nombre est en constante diminution depuis le milieu
des années 1990.
La Confédération avait approuvé en juillet 2006 le déplacement de cinq
lynx des Alpes vaudoises, rappelle le Conseil d'Etat dans un
communiqué. Deux individus ont été transférés depuis dans le Jura
vaudois et un en Thurgovie. Le Canton de Vaud a obtenu une nouvelle
autorisation fédérale pour prélever les deux derniers lynx.
La
population de lynx vaudois est jugée suffisamment nombreuse pour que le
prélèvement d'un spécimen ne mette pas son existence en danger. Onze
lynx ont été identifiés dans le canton de Vaud, sans compter les jeunes
de l'année, précise M. Sachot.
Pas de mise à mort
Le canton de Saint-Gall a annoncé qu'il acceptait un lynx vaudois qui y
sera transféré dès sa capture. Le gouvernement vaudois a renoncé à la
capture d'un second lynx car, faute de preneurs, il aurait fallu
l'euthanasier.
Bien
qu'une éventuelle mise à mort soit prévue dans le Concept lynx suisse,
la base légale de cette mesure n'est pas bien établie, indique le
conservateur de la faune. Elle devrait être introduite en 2009 dans la
révision de la Loi fédérale sur la chasse et la protection des
mammifères et oiseaux sauvages.
Chasse limitée
Outre les déplacements de lynx, les autorités ont limité ces dernières années la chasse aux chevreuils et aux chamois pour permettre au cheptel de se reconstituer. Les chasseurs ne peuvent ainsi prélever qu'un seul chevreuil par saison dans les Alpes vaudoises et un seul chamois sur tout le canton, relève Sébastien Sachot.
« On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité » : partout dans le monde, ce précepte fait partie de la morale commune. Partout dans le monde, la consommation alimentaire de produits animaux est la cause principale pour laquelle des humains maltraitent et tuent des animaux, sans nécessité.
Le précepte précité n'est pas dénué d'impact : des personnes refusent de consommer des produits d'origine animale, d'autres réduisent leur consommation de viande, d'autres encore choisissent des produits issus d'élevages offrant quelques garanties sur le traitement des animaux ; des pays adoptent quelques lois protégeant les animaux d'élevage. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance : le nombre d'animaux élevés et pêchés dans le monde croît inexorablement, tandis que l'élevage industriel se généralise.
Il est illusoire d'attendre que les dispositions adoptées en faveur du bien-être animal finissent par assurer des conditions de vie et de mort décentes aux milliards d'animaux mangés chaque année : les éleveurs peuvent difficilement se résoudre à faire passer le bien-être des bêtes avant la rentabilité de leur exploitation, et on ne dispose ni des espaces ni de la main d'oeuvre requis pour traiter tant d'animaux avec soin.
La prise de conscience du fait que la production de chair animale a un impact environnemental désastreux ne conduira pas nécessairement à une amélioration du sort réservé aux bêtes : si l'intérêt des animaux n'est pas pris en compte en tant que tel, cette prise de conscience peut au contraire déboucher sur une intensification de l'élevage.
Le contraste entre les devoirs que les humains reconnaissent avoir envers les bêtes et la façon dont ils les traitent concrètement n'implique pas que les bonnes intentions affichées ne soient qu'hypocrisie. Ce contraste nous apprend toutefois que les changements spontanés de comportement des consommateurs ne constituent pas une force suffisante pour mettre fin à la boucherie. Il y a des raisons à cela. C'est par ailleurs une situation très commune : on ne réussit pas non plus à résoudre les problèmes de l'insécurité routière, de la pollution, de la misère humaine, de la maltraitance des enfants en comptant uniquement sur la capacité de chacun à modifier ses habitudes pour y porter remède, même lorsqu'il qu'il est largement admis qu'il s'agit de maux.
Pour mettre un terme au sort hideux réservé aux animaux mangés, il faut que la question soit portée (aussi) au niveau politique. Il s'agit d'enclencher un processus qui s'achèvera par l'adoption de lois interdisant la prédation (chasse, pêche) et la production (élevage) d'animaux pour la consommation humaine. Les institutions publiques ont également un rôle à jouer dans la reconversion des travailleurs dont le revenu dépend de ces activités.
Ce processus commence par l'expression publique de la revendication d'abolition de la viande.
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