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31/12/2008 Animaux. Le mystère des chats disparusAnimaux. Le mystère des chats disparusDans le quartier du Haut-de-Lédar, régulièrement des chats sont retrouvés blessés ou disparaissent.Une vingtaine de chats ont disparu, sans laisser de traces, depuis trois ans dans le quartier du Haut-de-Lédar. D'autres ont été retrouvés blessés grièvement, pris dans des pièges, parfois mutilés. C'est avec un désespoir poignant que deux habitantes du quartier nous ont fait part de ce triste constat. Avec d'autres propriétaires de chats du quartier, elles ont également alerté, par une lettre, la gendarmerie et la SPA, alors que dernièrement, en pleines fêtes de Noël, ce sont deux nouveaux chats qui viennent de disparaître : « Un de mes chats de couleur gris foncé a disparu. Déjà cet été je l'avais retrouvé blessé : il avait deux fractures, le genou broyé. Il miaulait à mort quand je l'ai découvert. Un autre avait été retrouvé aussi les coussinets totalement arrachés. Souvent ce sont trois ou quatre chats qui disparaissent en même temps. Pourquoi tant de cruauté et de bêtise humaine ? » Désireuses de garder l'anonymat de peur de représailles, elles sont désespérées : « Depuis, nous ne sommes plus tranquilles. Nous ne demandons rien à personne. Mais, hélas ! il y a des gens qui ne pensent qu'à détruire. » Peines et amendes encouruesAlerté, le refuge de la SPA de Saint-Girons s'indigne. « C'est vrai que parfois les chats errants ne sont pas très aimés car ils se reproduisent vite, mais de là à s'en prendre également à des chats qui appartiennent à des habitants… » Dans cette lettre, ce collectif d'habitants souhaite alerter l'opinion : « Nous, propriétaires de ces animaux tant aimés, nous espérons voir un jour prochain la fin de nos cauchemars et de leurs calvaires dus aux agissements cruels sans motif plausible de certaines personnes qui se reconnaîtront. Amis des animaux en général et des chats en particuliers, nous demandons aux personnes sensées de signaler aux autorités compétentes tout acte suspect envers une bête innocente. » Sachant que des peines et des amendes sont encourues pour cruauté envers les animaux. http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/31/515112-Animaux-Le-mystere-des-chats-disparus.html Des tracas administratifs pour les Chtis copainsDes tracas administratifs pour les Chtis copainsmercredi 31.12.2008, 04:46 - La Voix du Nord | TAXI ANIMALIER |Le Tourquennois Laurent Fournie a créé Chtis copains en avril. Taxi animalier, promenade d'animaux, familles d'accueil, garde d'animaux à domicile, convoyage moyenne distance sont au programme. Et ça marche. Sauf que des administrations lui cherchent des poux dans la tête. Son activité est aujourd'hui menacée.
C'était un peu un rêve pour Laurent quand il est parvenu à monter son affaire après de très longues années de galère à la rue. Aujourd'hui, le rêve tourne au cauchemar avec des courriers émanant l'un de la préfecture, l'autre de la direction régionale de l'équipement. Le premier lui interdit d'utiliser le mot « taxi » sur ses publicités. Le second lui demande de fournir un certificat de capacité de transport de marchandises. « Je n'ai jamais eu de remarque, ni de demande particulière venant des taxis, s'étonne-t-il. On ne m'a jamais demandé de fournir un agrément de taxi remise. » Sa communication lui a coûté plus de 2 000 E, avec aussi des documents imprimés en braille. Il s'étonne que l'on accepte le terme de « taxi colis » et pas celui de « taxi animalier », d'autant que le terme figure officiellement sur son extrait K bis émis par le tribunal de commerce. Il bénéficie d'une autorisation de transporter des animaux sur une durée maximale de huit heures, qu'il tient de la direction départementale des services vétérinaires. Seulement, la direction régionale de l'équipement lui demande une autre autorisation : celle de transporteur, car les animaux sont considérés comme des marchandises. Au final, il devrait saisir le médiateur de la République pour tenter d'obtenir des réponses claires et définitives de la part de ces différentes administrations. • CHRISTIAN VINCENT http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2008/12/31/article_des-tracas-administratifs-pour-les-chtis.shtml Nature. Chasse : pas touche à la martre et à la beletteNature. Chasse : pas touche à la martre et à la beletteÀ la suite d'un arrêté ministériel, elles ne figurent plus sur la liste départementale des nuisibles.Dans un arrêté, publié le 11 décembre dernier au journal officiel, le ministre de l'écologie a décidé de retirer de la liste nationale des animaux classés nuisibles la martre et la belette. Une décision qui forcément a des répercussions dans le Tarn-et-Garonne où, contrairement à certains départements, ces deux animaux étaient jusque-là dans la mire des piégeurs. Depuis 15 jours, les membres des piégeurs agrées de Tarn-et-Garonne n'ont donc plus le droit de toucher un seul poil de ces deux espèces. Une décision qui leur reste en travers de la gorge. « Il y a quelques mois, déjà, l'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a attaqué en justice la liste des animaux nuisibles (1)…Cette décision du gouvernement est un véritable coup de massue pour nous », explique Gabriel Gibert, le président des piégeurs de Tarn-et-Garonne. Selon lui, cette décision ne tient pas compte de certaines études scientifiques. « Ils affirment que la martre et la belette ne sont pas menacées. Elles n'ont pas fait de dégâts cette année, ce n'est pas pour autant qu'elles ne vont pas en faire dans les années à venir », assure Gabriel Gibert. Forcément, les membres de l'association pour la protection des animaux sauvages, qui militent depuis longtemps pour obtenir une telle mesure, ne sont pas du même avis. Sur le site internet, ils expliquent : « Cette décision est une véritable avancée, et nous saluons le courage du ministre de l'écologie qui a su résister aux pressions du monde de la chasse. Celles-ci se sont opposées à cette mesure de bon sens ». Dans leur texte, ils regrettent toute fois que le putois n'ait pas également été déclassé. Un nouveau souhait qui a le don d'irriter le président des piégeurs : « Cette décision n'est qu'un grignotage lent, mais sur, de la liste départementale des nuisibles. Ces gens là veulent notre disparition ». De fait, peut-être qu'un jour les piégeurs seront classés, eux aussi, parmi les espèces protégées. http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/31/514897-Nature-Chasse-pas-touche-a-la-martre-et-a-la-belette.html Nouvelle réglementation canadienne sur la chasse aux phoques : Des mesures dérisoires et inapplicables pour la Fondation Brigitte Bardot !
Un monde perdu découvert... sur Google Earth
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Une nouvelle étude met en évidence les effets toxiques sur les cellules humaines du Roundup, l'un des herbicides les plus utilisés au monde, y compris sur les OGM alimentaires.
Menée par Gilles-Eric Seralini et Nora Benachour, de l'université de Caen, cette étude (qui n'est pas la première du genre), publiée dans la revue scientifique américaine Chemical Research in Toxicology, s'est intéressée à la toxicité du Roundup sur différents types de cellules humaines (du cordon ombilical, de l'embryon et du placenta). L'expérience a porté sur quatre différentes formulations, à des doses correspondant à celles autorisées sur les cultures OGM (le soja notamment) modifiées génétiquement pour résister à cet herbicide.
Les résultats ont montré que ces formulations agissent à des doses infinitésimales (dilution jusqu'à 100.000 fois ou plus) et programment la mort de cellules (c'est l'apoptose). Elles causent aussi des dommages des membranes et de l'ADN, et empêchent la respiration cellulaire.
Le produit actif n'est pas seul en cause
Autre résultat, le mélange de différents constituants adjuvants des Roundup augmente l'action du principe actif de l'herbicide, le glyphosate, et qu'un de ses produits de transformation peut s'avérer encore plus toxique.
Cet effet des adjuvants « est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle que soit sa formulation de vente » indique dans un communiqué le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures).
Cette association demande aux autorités en charge de l'évaluation des pesticides de réévaluer les différentes formulations de Roundup en prenant en compte les effets de la toxicité du glyphosate.
Encore une loi pro-chasse !
Tous les deux ans, le législateur français, confondant démagogie populiste et démocratie bafouée par des modes de scrutins archaïques, offre aux chasseurs une loi marquant sa soumission absolue aux intérêts de ce groupe de pressions.
Le 18 décembre 2008, malgré un ordre du jour chargé et un climat politique conflictuel, les députés adoptèrent quelques cadeaux irresponsables aux porteurs de fusils :
---- Autorisation de porter une arme à feu, à la chasse, dès 16 ans ;
---- diminution de moitié du prix du premier permis de chasser pourles jeunes chasseurs, histoire d’enrayer la désaffection ainsi avouée de la jeunesse pour le loisir de mort ;
--- agrément des fédérations départementales des chasseurs au titre de la protection de la nature et de l’environnement, sans doute pour faire oublier que ces structures intervinrent si souvent dans le débat public pour faire allonger les périodes d’ouverture de la chasse, pour voir autoriser les modes de chasse non sélectifs ;
---- Autorisation de l’emploi du grand duc artificiel pour la chasse, procédé prohibé jusqu’à ce jour, afin de prévenir les massacres d’alouettes des champs ;
--- non automaticité du retrait du permis de chasser en cas d’infractions jusque-là sanctionnée par cette peine complémentaire ;
Qu’offrira le parlement aux chasseurs lors du prochain délire pro-cynégétique ?
En ce pays, le mal réside dans ce syndrôme d’indignité et d’irresponsabilité atteignant la classe politique.
Les élus se révèlent infiniment plus blâmables que les chasseurs qui ne sont jamais que ce qu’ils sont.
C’est la classe politique qu’il faut changer puisqu’elle méprise ainsi le peuple qu’elle a l’audace de prétendre représenter.
Qu’est-ce que ce sénat qui ne reflète, en sa majorité ruraliste et conservatrice, qu’une France du 19ème siècle !
Qu’est-ce que cette prétendue assemblée nationale où un parti qui ne recueille pas la majorité absolue des suffrages détient plus de 60% des sièges !
Qu’est-ce que cette classe politique professionnalisée, pérenne, titulaire de fiefs dignes d’une féodalité d’antan !
La chasse, mort loisir, passion d’une infime minorité hétéroclite et anachronique révèle le mal français.
Le moindre groupuscule local de braconniers obtient d’indécente génuflexion de politiciens qui, insultant ce pays, sacrifient la biodiversité, ignorent le caractère sensible de l’animal, méconnaissent les aspirations nouvelles de la majorité des citoyens, pour satisfaire une centaine de piégeurs aux lacets de crin ici, de poseurs de gluaux là-bas et autres traditions hautement culturelles.
Gérard CONDORCET
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.
Publié le mardi 30 décembre 2008 à 18H52
Christian Borelli a été victime d’un accident de chasse hier matin à Vitrolles et risque de perdre son œil gauche. Lundi matin, le conseiller municipal,
chef de l’opposition, était parti pour une journée de chasse sur le
Plateau. Vers 8h30, un homme âgé de 82 ans aurait vraisemblablement
voulu tirer sur un oiseau, mais sans voir que Chirstian Borelli était
dans sa ligne de mire.
Il a reçu de plein fouet une
décharge, surtout au niveau du visage. Il a été immédiatement
transporté à l’hôpital de la Timone à Marseille, mais les chirurgiens n’ont pas réussi à extraire un plomb logé dans son œil gauche. Il doit d’abord subir une greffe réparatrice, avant une seconde opération prévue pour plus tard.
A lire demain dans La Provence (édition Etang) La Provence
http://www.laprovence.com/articles/2008/12/30/672087-Region-en-direct-Christian-Borelli-victime-d-un-accident-de-chasse-pourrait-perdre-un-oeil.php
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Le film « Les Ailes pourpres », qui suit le cycle de vie des flamants nains du lac Natron, en Tanzanie, est un véritable hommage à la nature. La promotion de ce film, en France, est assurée par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), associée à Disney Nature, qui est en effet le représentant de la ligue mondiale pour la sauvegarde des oiseaux. Qui mieux que Tony Williams, chargé de mission de la LPO en Brenne, pouvait-il donc animer le débat qui suivra la projection du film ? Le plus brennou des Anglais, dont on connaît la passion pour les oiseaux et l'enthousiasme communicatif, a effectué en tant que guide une vingtaine de voyages en Tanzanie, dont quatre au lac Natron. Situé hors des circuits touristiques classiques tout proches, comme le Serengetti ou le cratère du Norongon, « Ce lac est un milieu hostile, salé et très chaud. » C'est là que vit la plus grande colonie au monde de flamants nains et c'est aussi le site de nidification le plus important. « Avec 20 % du territoire en zone protégée, la Tanzanie, pays aux grands espaces, de savane et de grands animaux, est très riche en faune et en flore. Ce pays mise sur le tourisme, d'autant qu'aujourd'hui les problèmes du voisin kenyan lui sont plutôt profitables. C'est une nécessité pour ce pays qui reste tout de même le plus pauvre du monde. » Tony Williams répondra aux questions du public et fera partager sa connaissance du site du lac Natron à l'issue de la projection du film « Les Ailes pourpres », samedi 3 janvier, à 21 h, au Studio République. |
L’émergence
de la cyber-deforestation en Amazonie est rendue possible par un
nouveau système de certificats électroniques introduit en 2006 au
Brésil. L’enquête
ayant débuté en avril 2007, 202 personnes sont actuellement accusées.
Beaucoup des entrepreneurs incriminées sont suspectés d’autres types de
délits, environnementaux et sociaux (usage de main d’oeuvre esclave). Rappelons
qu’en Amazonie, environ 25 000 kilomètres carrés de forêt environ
disparaissent chaque année, et que près de 20% de la forêt a déjà
disparu depuis la moitié du XXe siècle. Source : Greenpeace Brésil
107
entrepreneurs forestiers en Amazonie ont embauché des hackers pour
faire intrusion dans le système de contrôle de transport du bois. Dans
l’état du Para, une des régions d’Amazonie brésilienne souffrant le
plus de la déforestation, le gouvernement a faire migrer en 2006 les
autorisations nécessaires à la commercialisation des espèces
forestières, jusque là sous forme papier, en format électronique, avec
un système semblable à celui qui gère les transactions bancaires
sécurisées.
Aux alentours de 22 heures, le propriétaire dormait dans son divan. Toutes les portes étaient fermées à clé sauf celle de la cuisine par laquelle il allait chercher du bois.
Réveillé par du bruit, l'homme a constaté la présence de quelqu'un qui lui volait sa télévision. Immédiatement, il s'est alors rendu à l'étage pour se munir d'une arme de poing, un 9 mm. En redescendant, il a mis le voleur en joue, qui par ailleurs tenait son ordinateur, sans savoir qu'un autre voleur se trouvait dans son dos.
Le parquet de Namur précise que c'est en sentant une présence derrière lui que le chasseur a tiré un coup. La balle est directement allée se loger dans la carotide, ne laissant aucune chance de survie au voleur. Descendus sur place à la demande des autorités judiciaires namuroises, le médecin légiste et l'expert en balistique ont déclaré que les propos de l'auteur quant au déroulement des faits semblaient cohérents. Néanmoins, celui-ci a été déféré devant le juge d'instruction. On ignore encore le chef d'inculpation: soit des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec légitime défense, soit un homicide involontaire. Le corps de la victime sera autopsié mardi après-midi à Gilly.
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/207205/--Il+abat+un+voleur+en+action+%C3%A0+Namur
Le zoo de La Flèche (Sarthe) a déposé plainte contre X pour le vol,
lundi en plein jour, de cinq singes appartenant à des espèces
protégées. Deux ouistitis, deux saïmiris et un tamarin pinché ont été
dérobés entre 12H00 et 14H00, peu avant l'arrivée du public dans le
parc.
Les voleurs «ont forcé le cadenas des enclos, découpé le grillage et
ouvert les cages» afin de dérober ces animaux de petite taille,
protégés par la convention de Washington qui régit le commerce
international des espèces sauvages menacées d'extinction, indique un
communiqué de la gendarmerie.
Leparisien.fr avec AFP
http://www.leparisien.fr/societe/vol-de-singes-a-la-fleche-30-12-2008-357423.php
En ce moment sur Planète repasse presque tous les jours (et pour cause...) un reportage : Le foie gras, enquête sur un produit d'exception.
La veille du réveillon, n'ayant pas évité pour Noël la dinde, les
crevettes de Madagascar, les huîtres, les langoustines, bref!
différents produits de fêtes issus d'animaux eux aussi que j'ai
dégustés modérément mais avec plaisir, je me suis demandée si j'allais
"pousser plus loin" et sacrifier au plaisir du foie gras pour le
réveillon de fin d'année : c'est dans cette optique que je me suis
décidée à regarder ce reportage, en grande partie pour me convaincre
que "oui je pouvais y aller" ou bien carrément pour y renoncer cette
année et sans doute définitivement... C'est dire si mon regard était
ouvert, prêt à tout voir et tout entendre et en tirer mes propres
conclusions.
Le reportage était bien fait. Dans la pure tradition de l'INRA sur le plan technique et "scientifique" et parallèllement tout à fait dans l'autre tradition française de la gastronomie (la gastronomie et la tradition, les deux grands pôles de notre exception culturelle qui nous font par rapport aux autres pays européens avoir un énorme retard quant au bien-être animal...) On y évoquait bien de temps en temps les "activistes" de la défense des animaux (plutôt que les "associations de protection des animaux"... les termes choisis sont édifiants... un peu comme on dit "terroristes" plutôt que "résistants" en d'autres lieux...) mais dans l'ensemble on faisait un tour d'horizon de la question assez honnête. Une petite visite chez plusieurs éleveurs consciencieux qui font courir à l'extérieur les oies au printemps puis après les gavent de 4 à 5 mois à l'aide d' un embuc rempli de quantités croissantes de maïs en grains entiers ou broyés. Elles sont en contention dans des box individuels permettant aux éleveurs de faciliter le gavage et de n'avoir pas à capturer l'oiseau pour chaque gavage (3 fois par jour...) car la capture, c'est "stressant" nous dit-on... plus que de se faire fourrer dans le gosier de force un tuyau en plastique rempli de bouffe... Mais on nous précise que les oies sont boulimiques, que si on leur mettait de la nourriture à volonté, elles seraient capables d'engloutir par exemple 3 kilos de carottes en une seule journée ou deux fois plus de glands qu'un cochon... Bon alors, elles veulent bien... Le plus hallucinant fut quand même un éleveur, au demeurant très sympathique, qui tenait amicalement, dehors dans un pré, une oie entre ses genoux qu'il flattait de la main et l'oie avait l'air d'apprécier ses caresses, nous dire : "En fait tout l'organisme de l'oie est fait pour ça " (le gavage) et démonstration à l'appui , il nous faisait voir le long cou qu'il étirait de sa main (dans lequel peut glisser le tuyau, l'embuc), la grande poche souple et large en bas de celui-ci qu'il faisait balloter dans sa main, un organe visiblement fait pour recevoir une quantité de nourriture ahurissante et la stocker puis l'envoyer au bazouka direct dans le foie avant la prochaine séance de gavage...
On
était bouche bée devant une démonstration aussi convaincante. Il est
vrai que le gavage des oies existant depuis 4500 ans en Egypte puis
étant devenu en France pratique courante à l'époque romaine, on peut se
demander, en bon darwinien, si pendant tout ce temps la morphologie de
l'oie ne s'est pas adaptée à nos "besoins" humains, ne s'est pas
transformée, petit à petit : son cou s'est allongé, son estomac élargi
et... elle est devenue boulimique... tout ça pour que nous puissions
déguster son foie aux fêtes de fin d'année. C'est bien fait quand même
la nature au service de l'homme... Il faut dire, et les chercheurs de
l'Inra nous le rappellent, que contrairement à ce qu'affirment les
"activistes", quand on mange du foie gras, on ne mange pas un foie
malade. Le foie des palmipèdes, principalement oies et canards est "un
site majeur de synthése et de stockage des lipides". Pendant le gavage,
l'intégrité fonctionnelle des cellules du foie gras est préservée et le
processus d'engraissement est toujours "réversible". C'est pour le cas
ou après avoir gavé cinq mois une oie, pris de remord, on décide de la
faire sortir de sa minuscule cage et de la remettre en liberté pour
qu'elle aille elle-même se gaver d'herbe, de glands, de figues etc...
A propos de figues, quelques méthodes alternatives de production de foie gras sans gavage sont en cours. Eduardo Sousa, éleveur espagnol a mis au point un foie gras sans gavage avec des oies en liberté qui se nourrissent (boulimiquement mais volontairement) de figues, glands, lupins et ne sont pas mises en condition pour fournir un foie valable en 15 jours comme les autres exploitants mais en un an! Solution donc non économiquement rentable : cet éleveur ne peut pas fournir le gros marché du foie gras qui explose en fin d'année... D'ailleurs le foie gras étant une spécialité bien française (80% de la production mondiale est produite en France), un petit espagnol écolo et malin ne fera pas le poids. Sa production est du coup beaucoup plus vendue (et connue) en Angleterre et il est impossible d'en trouver en France.
Et
comme nous dit le reportage (on retrouve la pression gastronomique
typiquement française) un grand Chef - un "expert",Thierry Marx -
ayant goûté ce foie "alternatif" l'a trouvé un peu sec, pas très
goûteux . En gros on comprend que s'il est présenté comme "un bon
pâté"ça peut aller mais... rien à voir avec le foie gras... Pourtant ce
producteur espagnol a remporté un Prix l'an passé au SIAL (Salon de
l'agroalimentaire) , le Prix "Coups de coeur" catégorie foie gras
ibérique biologique et sans gavage. Mais les pros du foie gras
français, inquiets, ont vu cela comme un coup médiatique et se sont
"rebellés", ont sorti la grosse artillerie. Ils ont tout de suite
assimilé ce foie gras-là au "faux gras", pâte composée à 50% de foies
d'oies ou de canard élevés en plein air et non gavés mélangés à de la
graisse des mêmes volailles c'est-à-dire, en quelque sorte, à de la
"mousse de foie".
Les solutions alternatives sont-elles un voeu pieu ou un objectif véritablement envisageable? On parle de la possibilité de raccourcir la durée de la période de gavage. Si on veut la raccourcir, c'est bien que le gavage n'est pas un traitement si anodin et indolore que ça...Le 22 décembre 99 sont parues des recommandations concernant les oies domestiques et les canards de Barbarie et mulard (l'oie landaise, les canards mulards et de Barbarie sont les palmipèdes qui peuvent fournir le foie gras. L'oie landaise, abandonnée depuis quelque temps a été remplacée par le croisement d'une cane commune, souvent cane de Pékin ou de Barbarie, et d'un canard de Barbarie, en fait deux espèces très distinctes, qui donne le canard mulard représentant actuellement 90% de la production française).
Ces
recommandations ne remettent pas en cause la production de foie gras
mais celle-ci ne doit plus être pratiquée que là où c'est le cas
actuellement (exactement comme pour la corrida où la loi a prévu de la
laisser perdurer là où elle a l'habitude d'être pratiquée :
c'est-à-dire qu'il est interdit de torturer un taureau à Brest mais à
Nîmes, c'est légal...). Sont proscrites l'utilisation de sol en
caillebotis intégraux et les cages individuelles. Tout animal doit
bénéficier d'une alimentation adéquate et des soins appropriés à ses
besoins physiologiques. La limitation de la taille des élevages à 1000
places de gavage par exploitant est exigée. Les recommandations en
vigueur doivent être réexaminées dans un délai de 5 ans et le cas
échéant, amendées. La rédaction future de directives relatives à ces
espèces n'est pas à exclure. La production de foie gras est interdite
dans plusieurs pays européens et les textes français ne s'appliquent
pas aux pays tiers. C'est sans doute ce qu'on appelle, l'exception
culturelle.
Bon après avoir bien examiné la question, je crois que je vais acheter du saumon fumé pour le réveillon. Et je n'irai pas voir les problèmes posés par cet élevage... Car il doit aussi y en avoir... Et à la fin, on ne pourrait plus rien manger. Si l'on en juge par l'autre reportage actuellement diffusé par la chaîne Planète, Notre pain quotidien, avant de finir dans nos assiettes, les animaux de boucherie connaissent l'enfer des abattoirs. On le sait mais il est toujours bon de le rappeler : "Dans un box en fer, un boeuf passe la tête dans un étau. Il tressaute de peur. Un ouvrier l'électrocute. La bête tremble encore. La tête tombe. On ouvre le sas. La masse tombe. On la met encore la tête en bas. On incise. Le sang coule. C'est incroyable, tout le sang que cela perd, un boeuf. (Doan Bul pour le Nouvel Obs)
Et pourtant, dans notre assiette, un bon faux-filet de boeuf flambé au cognac, c'est plutôt alléchant. Pour devenir nourriture acceptable et sociale, l'aliment doit s'éloigner le plus possible de son état premier d'où ce travestissement que Roland Barthes dans Mythologies a si bien souligné en parlant d'une cuisine du revêtement et de l'alibi, qui s'efforce toujours d'atténuer ou même de travestir la nature première des aliments, la brutalité des viandes ou l'abrupt des crustacés.
http://bellesplumes.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/12/30/les-oies-faites-pour-ca.html
| Par Anne-Laure Porée |
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| 30-12-2008 | |||||
Krek
(Cambodge), le 6 février 2002. Enfants de villageois regardant
des singes victimes de trafic, saisis par la Wildlife Protection
Mobile Unit © John Vink / Magnum
L'Union internationale pour la conservation de la nature
(UICN) classe cet animal mythique dans la catégorie des espèces en
danger, c'est-à-dire qu'il est confronté à un très haut risque
d'extinction à l'état sauvage. Peut-être que la sous-espèce censée
vivre dans les forêts du Cambodge mais aussi de Birmanie, du Laos, de
Thaïlande, du Vietnam et de Chine, compte quelques centaines
d'individus dispersés, mais au Cambodge même, les chasseurs tableraient
sur moins d'une vingtaine... Véronique Audibert-Pestel, qui a achevé en
2004 un documentaire sur le trafic de tigre au Cambodge et préside
aujourd'hui l'association Poh Kao,
dresse un triste constat : "Il reste des tigres aujourd'hui, mais très
peu à l'état sauvage. Il y en a même davantage en captivité chez des
particuliers aux Etats-Unis que dans des zoos ! Sur neuf sous-espèces
de tigres, trois ont déjà disparu."
Les enfants sensibilisés à la protection des animaux sauvages
Les espèces reconnues en danger par les autorités cambodgiennes
Liens utiles - Comité français de l'UICN, le réseau des organismes et des experts de l'Union internationale pour la conservation de la nature en France - Wildlife Alliance propose de parrainer un animal. Il est ainsi possible de faire un don en ligne pour financer la prothèse de Chhouk, l'éléphant cambodgien - Traffic, un réseau de surveillance du commerce de la vie sauvage (EN)
Egalement sur Ka-set
- Quand la médecine traditionnelle rend malade faune et flore du Cambodge (18-07-2008) - Dauphins d'eau douce du Cambodge : le déclin se poursuit, les scientifiques gardent espoir (01-05-2008)
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Retourner à la nature et quitter la civilisation pour gagner des espaces vierges de toute empreinte, inaccessibles aux promeneurs et aux skieurs. Voilà certaines des raisons qui poussent toujours plus de citadins à tenter l'expérience des raquettes. Sans oublier que cette «discipline» n'est pas chère et n'exige pas de formation.
Sentiers balisés
Pour répondre à cet engouement, de nouveaux parcours sont inaugurés chaque hiver. Dans l'Arc jurassien, une centaine de kilomètres de pistes attendent les randonneurs. Des offices du tourisme en passant par les magasins, tout le monde mise sur les raquettes. Une activité qui constitue un apport économique non négligeable pour les métairies.
«Les demandes de renseignements pour les raquettes à neige sont en nette augmentation», relève Monika Kornmayer de Jura Tourisme à Saignelégier (JU). Nombreux sont les amateurs à venir de la Suisse alémanique ou de la région biennoise. «Nous accueillons aussi bien des familles que des groupes».
Accessible à tous
La multiplication des points de location de cet équipement illustre le succès de cette pratique, relève Katherine von Ah, directrice de Jura bernois Tourisme. «Cette discipline est accessible à tout le monde».
Phénomène également relevé par un magasin de location d'articles de sport à Tramelan (BE): «Depuis plusieurs années, la demande de raquettes à neige est en hausse», explique une vendeuse. Mais cet article n'est pas parvenu à détrôner l'équipement de ski alpin.
Reste que le nombre d'adeptes ne cesse d'augmenter à l'instar de Didier. «Je trouve dans cette activité une paix de l'esprit, une forme de communion avec la nature», explique ce quadragénaire qui parcourt à raquettes le Mont-Sujet aux Prés-d'Orvin (BE).
Respect de l'environnement
Si les guides et les offices du tourisme rendent le randonneur à raquettes attentif au respect de la faune et de la flore, personne ne l'empêchera de quitter les sentiers. D'autant que cela n'est pas illégal. Mais il risque de déranger des animaux affaiblis par les rigueurs de l'hiver.
«Les gens vont parfois dans tous les sens et ne sont alors plus canalisées», explique Nicolas Wüthrich, porte-parole à Pro Natura, évoquant un réel problème. D'où l'importance de sensibiliser les randonneurs pour qu'ils ne quittent pas les chemins balisés. Les organisateurs doivent eux se renseigner auprès des communes pour s'assurer qu'ils ne vont pas empiéter sur une réserve naturelle.
Une intrusion dans une réserve peut affoler des chamois, des chevreuils ou des tétras-lyre. En s'enfuyant dans la haute neige, les animaux doivent déployer beaucoup d'énergie ce qui peut leur être fatal. Les bêtes peuvent payer au prix fort ce sentiment de liberté. /ats
Le randonneur doit également faire preuve de prudence comme pour tous les sports d'hiver et surtout ne pas surestimer ses capacités. La chaîne jurassienne exige d'être approchée avec prudence, mettent en garde les Chemins de fer du Jura (CJ). Brouillard et blizzard peuvent transformer une balade en aventure périlleuse. /ats
http://www.arcinfo.ch/journal/region/jura/article/125200/le_succes_des_raquettes_inquiete_les_amoureux_de_la_nature.html
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