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31/01/2009 Cinq chevaux abandonnés
La querelle des Zenfants et des ZanimauxLa querelle des Zenfants et des Zanimaux - Causeur La querelle des Zenfants et des Zanimaux Olé ! De quoi Michelito est-il le nom ? François-Xavier Ajavon, 30 ans, dont certains naïfs affirment qu'il soutiendra un jour sa thèse de philosophie, devrait avoir résolu son complexe d'Œdipe depuis le retour d'Ingrid B, notre mère à tous. La tempête qui gronde dans les provinces de France, le Joker sous acide qui charcute des petits lardons flamands, le coming-out tapageur de Roger Karoutchi… il restait bien peu de place dans les médias, ces derniers jours, pour évoquer une information pourtant importante dans le monde de la tauromachie : le petit torero franco-mexicain Michelito, 11 ans, est venu à bout de six taureaux dans les arènes de Mérida, au sud-est du Mexique, devant 3500 spectateurs éblouis." Je suis heureux d'avoir atteint cette si grande victoire", a déclaré le petit garçon à l'AFP à propos de sa performance historique lors de cette "encerrona", corrida d'un seul torero, qui s'est tenue samedi dernier. Le petit prodige, fils de l'ancien torero français Michel Lagravère, confronté à une demi-douzaine de taureaux juvéniles âgés de 1 à 2 ans, a déployé toute sa technicité et tout son jeune courage physique pour mettre à terre ces créatures impétueuses et cornues dans la Plaza de toros de Mérida. Et le tout en famille : le petit garçon affrontait ces taureaux avec l'assistance d'une "cuadrilla" composée de son petit frère Andresito, 10 ans, et de trois adultes de ses proches. L'exploit, qui est une première pour un enfant de cet âge1, a été salué avec enthousiasme par le grand public mexicain. A l'issue du combat insolite, le gamin, porté en triomphe par ses admirateurs, a pu exhiber à la foule en délire les oreilles arrachées aux taureaux vaincus. Olé ! "Il l'a fait. Il a tué les six taureaux, et il voulait même toréer le septième, gardé en réserve, mais nous l'avons fait renoncer à l'idée", a déclaré son père, appuyant encore l'image d'invincibilité de sa chère progéniture. Il y avait donc même un septième taureau en rabe ! Rien que pour la gourmandise ! Rien que pour le sport ! Le papa a tout fait dans les règles de l'art… pour amadouer la presse, il a même invité dans l'arène un quota d'enfants pauvres, destinés à vibrer à l'unisson de son mini-surhomme de fiston en habit de lumière : "Mais davantage que la corrida elle-même, ce qui m'importe c'est de voir comme les enfants sont heureux." C'est dire si les taureaux, même, ont du être satisfaits de leur sort funeste sous l'éclatant soleil mexicain ! Olé ! Mais j'arrête là dans le genre "apologie virile de la tauromachie". Nous ne sommes quand même pas là pour ça ! Ce n'est pas le genre de la maison ! Terminées les "espagnolades" ! Laissons cela à Hemingway, à Picasso et au fantasque Gabriel Fouquet de Blondin, qui torée des bagnoles dans Un singe en Hiver. A la rigueur Astérix en Hispanie, mais pas au-delà. Olé ! Non, ce qui est intéressant dans l'exploit du petit Michelito est la polémique qu'il a suscitée. Dans cette affaire les "ligues de défense" des zanimaux et des zenfants se sont coalisées pour empêcher le déroulement du spectacle. Le parquet de Mérida a été saisi – dès mercredi - par des associations anti-corrida et par la Commission locale des droits de l'enfant, afin d'interdire aux organisateurs de faire descendre le petit Michelito dans l'arène et de le laisser tuer d'innocents bestiaux. Mais vendredi, le parquet de Mérida a rejeté les demandes de ces opposants et autorisé cette corrida. Michelito a reçu, dans la foulée, le soutien de la Fédération mexicaine des écoles taurines, dont le porte-parole a déclaré : "C'est un des enfants toreros les plus remarquables au niveau mondial, orgueil de la Fiesta brava de notre pays. Son parcours, déjà long, dépasse de loin ce qu'ont réalisé jusqu'ici nombre de matadors professionnels d'Europe et d'Amérique, son énorme capacité technique et mentale, et son incontestable vocation." Les ligues de défense mexicaines des zanimaux et des zenfants n'ont donc pas réussi à avoir la peau du show taurin et de son précoce prodige. Cet été, par contre, les "ligues" françaises ont réussi à canaliser l'ardeur de Michelito : la justice a interdit aux organisateurs de plusieurs corridas du sud de la France de laisser le mini-torero affronter et mettre à mort de jeunes taureaux ; l'autorisant seulement à faire des démonstrations "non violentes", de type becerrada, avec des bêtes beaucoup plus petites que celles qu'il terrasse habituellement, et fièrement, en Amérique Latine. Olé ! En juillet dernier, Claire Starozinski, fondatrice de l'Alliance anti-corrida, qui avait porté plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui", déclarait dans la presse : "Comment peut-on laisser un enfant de cet âge descendre dans l'arène ?" La machine judiciaire à défendre les zenfants s'est alors rudement mise en branle : des enquêtes préliminaires ont été lancées par les procureurs du Gers, des Landes et des Bouches-du-Rhône, où l'enfant torero était à l'affiche durant l'été. Les défenseurs des zanimaux étaient également sur les rangs ! Horreur ! Impossible de laisser se dérouler un tel spectacle ignominieux ! Les pétitions ont crépité. L'indignation a brillé de mille feux. La vigilance citoyenne poussait les bonnes âmes au comble de l'excitation morale. Pour la défense de la condition enfantine on était au bord des "marches blanches", à la limite des lâchers de ballons associatifs, et collectifs, et festifs ! Je guettais chaque matin, dans la presse, le premier journal qui publierait la tribune "Libérez Michelito !", co-signée par le moraliste Saint-François de Bégaudeau et par le bon Dr. Rufo, pédopsychiatre de la télévision et de l'opération Pièces Jaunes. Le pays tremblait, et courbait l'échine, tel le taureau dépressif, sous les banderilles inquiétantes de ce petit bourreau de poche. La France ne pouvait évidemment pas supporter le spectacle d'une telle ignominie… Olé ! De quelle ignominie s'agit-il ? D'un petit enfant, symbole intouchable de l'innocence et de la douceur, qui devient un tueur de taureau. Un tueur. Qu'un enfant, éternel ami de la paix, se voue à des jeux de violence et de mort. Qu'un enfant, toujours "divin", protégé par la Défenseur(e) des enfants, la Convention internationale des Droits de l'enfant, les juges pour enfants, et l'Education nationale, mette sa vie en jeu dans une activité si bêtement adulte, si sottement virile, si monstrueusement "sérieuse" que tuer des zanimaux pour la gloire. Ignominie médiatique cet enfant inactuel qui s'en prend au règne animal tout entier, à travers ses dignes représentants à cornes. Ignominie cette innocence enfantine corrompue qui s'en va en guerre, sportivement, contre l'infinie bonté des bêtes, qui - comme le savent bien la SPA, le WWF et Brigitte Bardot - sont non-violentes, en fourrure avantageuse, et vivent dans un monde de paix où le consensus s'étend de jour en jour entre proies et prédateurs. L'ignominie est donc certainement cette friction des deux innocences supposées… celle de l'enfant (du latin infans – "qui ne parle pas") et de l'animal, celle des êtres sans âmes, des êtres qui ne s'épanouissent pas dans le logos. Certes, me dira t-on, Michelito parle – Olé ! – mais son innocence, et sa maladressent, éclate à chacune de ses prises de parole. Ce qui a provoqué une telle levée de boucliers est le face-à-face, à la fois ridicule et tragique, de deux êtes similaires, presque semblables. Michelito, face au taureau juvénile, est un enfant qui s'attaque à un autre "enfant", qu'il peut tuer et qui peut le tuer. Michelito, face au taureau, et avant même d'avoir commencé à agiter sa muleta, a déjà perdu sa pureté virginale. Il est devenu un salaud. Brutal et agressif. Un salaud. Autant dire un adulte. Cette friction inhabituelle des innocences est évidemment insupportable au monde moderne, qui a construit son confort intellectuel dans un partage des tâches bien structuré : aux adultes la cruauté, la violence, la perversité, la guerre, la rudesse, la connerie ; aux enfants la bonté, la douceur, la bienveillance, la paix, l'affabilité, et les fulgurances cocasses d'un esprit juvénile mais clairvoyant. On rit bien volontiers de la connerie d'un gosse, d'un gras rire plein d'humanité et de reconnaissance, là où l'on s'afflige souvent de celle d'un adulte… Cela a donc conduit, au cœur de l'été dernier, certains militants du Bien au bord de l'apoplexie mentale… Jean-Claude Laborde, responsable de la Fédération de lutte pour l'abolition des corridas (Flac), s'est adressé à la presse devant les arènes d'Hagetmau pour dénoncer la tenue du spectacle : "Cela donne l'image d'une société décadente." La décadence ! Carrément. La bonne âme associative, déboussolée, s'est demandée: "N'y a t-il pas mieux à faire que de mettre face à face un bébé animal et un bébé humain ?" Bang ! Le mot est lâché… des "bébés"… Que répondre à cela ? Si l'enfant est innocent, le "bébé" est hors-concours… c'est un cador de la pureté, un matador immaculé du Bien. Olé ! On ne relit pas assez Jean de La Bruyère (1645-1696), surtout à l'ombre des arènes, et des "ligues de défense" qui "vont dans le bon sens". Le moraliste du XVIIe siècle a réservé aux enfants (dans son chapitre "De l'homme", au sein de son œuvre unique, Les Caractères) une place significative. Lucide, La Bruyère résumait ainsi le destin de l'homme : "Il n'y a pour l'homme que trois événements : naître, vivre et mourir." Évoquant la prime-enfance des hommes, La Bruyère assure : "Il y a un temps où la raison n'est pas encore, où l'on ne vit que par instinct, à la manière des animaux, et dont il ne reste dans la mémoire aucun vestige." Songeant à Michelito, et à ses congénères, on retrouve La Bruyère : "Les enfants sont hautains, dédaigneux, colériques, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés…" Puis songeant aux taureaux, victimes du petit matador, on poursuit avec le moraliste du XVIIe siècle : "Les enfants ne veulent point souffrir de mal, mais aiment à en faire : ils sont déjà des hommes. Les enfants n'ont ni passé ni avenir, et, ce qui nous arrive guère, ils jouissent du présent." Olé ! Et si l'enfant était un adulte comme les autres nous suggère La Bruyère. Et peut-être même en pire. Et si Michelito, lorsqu'il terrasse en série six taureaux (innocents ?) sous le soleil mexicain, était simplement lui-même ? Et si Michelito, de par sa violence, n'était-il pas seulement l'image exagérée de ce qu'est fondamentalement chaque enfant… un adulte en devenir, avec toute la férocité et tout l'esprit de compétition qui en découle. Olé ! Alors comment considérer les vagissements des "ligues de défense" des zenfants et des zanimaux, qui se sont gaiement coalisées pour interdire les performances scéniques de Michelito ? Ne faut-il pas regarder avec suspicion, et inquiétude, ces "ligues" si humanistes et progressistes, qui – tout défendant benoîtement les gosses et les bêtes – ne manquent pas d'appuyer leur rhétorique sur la haine de la maturité et de l'âge d'homme ? Ne faut-il pas s'inquiéter, et s'amuser aussi, de ces "ligues" qui démarrent au quart de tour à la moindre "atteinte" aux droits des mouflets et des mouflons ? L'enfant et l'animal, eux qui s'entredévorent et peuvent tuer à l'occasion, méritent-ils de telles attentions ? Olé ! Si Michelito a réussi, bien malgré lui, à unir des protecteurs de l'enfance et des animaux, c'est bien parce qu'il a poussé à son paroxysme l'image de l'enfant tel que nous ne voulons pas le voir, tel que nous voulons l'ignorer coûte que coûte, et finalement tel qu'il est en lui-même… Le problème n'est-il pas, fondamentalement, que Michelito, l'enfant tueur de taureaux, retrouve dans la tauromachie une bestialité qui l'arrache à tout jamais des mythes de l'enfance immaculée ? Sous le soleil mexicain, et en habit de lumière avantageux, Michelito n'a pas 11 ans… mais n'a pas d'âge… ou l'âge de l'intrinsèque violence humaine, dont les adultes n'ont pas le monopole, ni l'exclusive jouissance. Olé ! Nouveau réacteur EPR : le Grenelle, l’environnement, la démocratie sacrifiés sur l’autel d’EDF et Areva !Source / auteur : Greenpeace Nouveau réacteur EPR : le Grenelle, l’environnement, la démocratie sacrifiés sur l’autel d’EDF et Areva !vendredi 30 janvier 2009, par jesusparis
Greenpeace condamne avec le plus grande fermeté la décision, confirmée dans la soirée du 29 janvier par Nicolas Sarkozy, de construire d’un deuxième réacteur EPR en France, sur le site de Penly (Seine-Maritime). Greenpeace va employer les moyens qu’elle jugera adaptés pour contrer cette décision absurde. « Cette relance du nucléaire, décidée sans concertation, sans transparence, sans évaluation des besoins énergétiques, constitue un passage en force inacceptable et digne des années 1970 et non de la France de l’après-Grenelle ! Une telle décision n’a qu’un seul objectif : satisfaire quelques lobbies comme Areva, EDF ou GDF-Suez, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Ce deuxième EPR signe l’avis de décès du Grenelle de l’environnement : c’est le signe qu’en France, on privilégie la consommation tous azimuts, et non l’efficacité énergétique et les renouvelables. » Déni total de démocratieLe lancement d’un 2e EPR est le choix du prince : aucune concertation, aucune rationalité économique, aucune évaluation indépendante des coûts, des avantages et des inconvénients des différents modes de production électrique, aucune prise en compte des conséquences sanitaires et économiques des déchets radioactifs... Suite à la volonté exprimée en juillet dernier par Nicolas Sarkozy de construire un nouveau réacteur, l’État avait entamé une révision de la programmation pluriannuelle des investissements de production électrique (PPI). Cet exercice, piloté par le ministère de l’Écologie et de l’Énergie, vise à planifier les investissements nécessaires pour la production d’électricité, en fonction d’une analyse de la demande à l’horizon 2020. « Le président de la République n’attend même pas la finalisation de ce processus pour officialiser le 2e EPR, affirme Yannick Rousselet. Il s’agit d’un simulacre de concertation et de réflexion, et seuls les intérêts de l’industrie nucléaire guident la politique énergétique française ! » La France : le dernier pays où l’on a besoin d’un autre réacteurConstruire un nouveau réacteur EPR est en totale contradiction avec les engagements du Grenelle, qui prévoit une baisse des consommations et des besoins, en totale contradiction non seulement avec le développement de nouveaux réacteurs mais même avec le maintien d’un parc nucléaire aussi important. Augmenter la production d’électricité en France nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu’à présent : pas de maîtrise de l’énergie, les renouvelables relégués au second plan, coûts astronomiques du chauffage électrique, etc. « La France est en pleine schizophrénie, déclare Yannick Rousselet. Ce 2e EPR contredit les engagements du Grenelle, c’est-à-dire 23 % de renouvelables et 20 % d’économies d’énergie d’ici à 2020, comme ceux du paquet climat/énergie adopté par l’Union européenne en décembre dernier, sous présidence française ! » La France impose son nucléaire à l’EuropeQue va-t-on faire de toute cette
surproduction d’électricité ? Comment amortir le coût exponentiel de
construction de ces EPR, sachant que le prototype finlandais accuse 38
mois de retard et avoisine les 5,5 milliards d’euros, que le chantier
de Flamanville prend le même chemin et qu’EDF a déjà estimé le coût du
kilowattheure nucléaire d’un 2e EPR à 0,60 €, soit une augmentation de
plus 100 % en cinq ans... Une seule solution : augmenter encore les
exportations d’électricité, comme le prouve le scénario développé par
l’État dans le cadre de la révision de la PPI, qui table sur une
augmentation des exportations d’électricité jusqu’à 129 Twh en 2020
(contre 63 aujourd’hui), soit l’équivalent de la production de onze
EPR !
« L’électricité construite par les EPR ne répond à
aucun besoin énergétique national ! Nicolas Sarkozy est en train de
préempter la politique énergétique européenne pour imposer son
nucléaire à ses voisins, condamne Yannick Rousselet. La
France ne peut pas faire pire ! Personne, du Giec aux Nations unies, ne
considère le nucléaire comme une réponse aux changements climatiques.
L’atome demeure une technologie dangereuse, mal maîtrisée, extrêmement
onéreuse. » http://hns-info.net/spip.php?article17093 Brésil, Etat du Mato Grosso : Greenpeace dénonce le rôle de l’élevage dans la déforestationSource / auteur : Greenpeace Brésil, Etat du Mato Grosso : Greenpeace dénonce le rôle de l’élevage dans la déforestationvendredi 30 janvier 2009, par jesusparis
Greenpeace a publié aujourd’hui au Forum Social Mondial de Belém un rapport édifiant - « L’empreinte de l’élevage en Amazonie dans le Mato Grosso : l’Etat de la destruction » - comprenant une série de cartes qui montrent le lien direct entre l’élevage et la déforestation dans cet Etat affichant le taux le plus élevé de déforestation au Brésil. L’élevage est aujourd’hui le premier moteur de la déforestation dans l’Amazonie Brésilienne, puisque 79,5% des terres déboisées y sont converties en pâtures pour le bétail. Les experts de Greenpeace ont utilisé des techniques d’analyse, de comparaison d’images satellite et de données montrant l’expansion des infrastructures, comme les routes et les installations liées à l’agrobusiness. Ces cartes illustrent clairement à quel point les anciennes forêts tropicales sont désormais utilisées pour l’élevage dans l’Etat du Mato Grosso. De 1996 à 2006, dix millions d’hectares – une superficie équivalente à celle de l’Islande- ont été rasés pour l’élevage bovin. Le Brésil possède par ailleurs le plus important cheptel au monde et est aujourd’hui le premier exportateur mondial de viande de bœuf. Le gouvernement souhaite représenter 60% de ce marché mondial à l’horizon 2018, soit le double de sa part actuelle. « Les subventions accordées par le gouvernement brésilien au secteur de l’élevage contredisent complètement ses promesses de lutte contre la déforestation, qui font partie du plan d’action brésilien de lutte contre les changements climatiques » explique Jérôme Frignet, chargé de campagne Forêts pour Greenpeace France. « La déforestation étant responsable de 75% des émissions de gaz à effet de serre brésiliennes, il est plus que temps pour le gouvernement de recouvrer la raison et de stopper la déforestation de l’Amazonie. Ceci passe par l’arrêt de l’expansion de l’élevage dès maintenant. » Le Brésil est actuellement le 4ème émetteur de gaz à effet de serre et donc le 4ème pays le plus pollueur au monde. Le rapport publié par Greenpeace expose les mesures que le gouvernement brésilien devrait prendre pour atteindre l’objectif de « Déforestation zéro » d’ici 2015, date à laquelle les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent absolument commencer à chuter au niveau mondial pour éviter une catastrophe climatique. En décembre, à Copenhague, les chefs d’Etats de la planète se retrouveront pour décider de notre futur lors de négociations absolument cruciales sur le climat, sous l’égide des Nations Unies. L’Union Européenne estime qu’il faudrait entre 15 et 25 milliards d’euros chaque année pour diviser par deux la déforestation. Sachant que la destruction des forêts tropicales est responsable d’1/5 des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GIEC), le plan post Kyoto pour sauver le climat doit passer inévitablement par des mesures très volontaristes pour stopper la déforestation. « Ce rapport met en évidence le besoin imminent d’une véritable coopération et d’actions internationales pour stopper la déforestation » poursuit Jérôme Frignet. « L’Union Européenne et les gouvernements des pays industrialisés doivent mettre autant d’énergie et de volontarisme à sauver les forêts tropicales qu’ils en ont mis pour sauver les grandes banques. » http://hns-info.net/spip.php?article17094 Le rappeur américain DMX condamné à 90 jours de prisonPublié le 31/01/2009 à 09:44 Reuters Le rappeur américain DMX condamné à 90 jours de prisonUn juge de l'Arizona a condamné le rappeur DMX à 90 jours de prison ferme, pour des délits liés à la drogue, mais aussi pour vol et cruauté envers des animaux. /Photo d'archives/REUTERS/Département du shérif du Comté de Maricopa Un juge de l'Arizona a condamné le rappeur DMX à 90 jours de prison ferme, pour des délits liés à la drogue, mais aussi pour vol et cruauté envers des animaux. Ce rappeur de 38 ans, dont le nom véritable est Earl Simmons, est en détention provisoire depuis décembre. Cela fait un an qu'il a des démêlés avec la justice de l'Arizona, Etat où il dispose d'une résidence, dans la ville de Phoenix. En mai, il avait été arrêté une première fois pour des questions de drogue et de cruauté envers des animaux, à la suite d'une perquisition chez lui. Des agents avaient retrouvé des carcasses de chiens et des pitbulls sous-alimentés. Tim Gaynor, version française Eric Faye OISEAUX 4.000 nichoirs distribuésOISEAUX 4.000 nichoirs distribués Associer le monde de la recherche et les habitants des villages pour préserver la biodiversité, c'est le projet du CNRS de Chizé, de Zoodyssée et de l'Ifrée. Ajourd'hui 31 janvier, à partir de 10 h et jusqu'à 12 h 30 à l'école primaire de Brûlain ou à celle de Prahecq, les habitants des communes voisines peuvent venir dans l'un ou l'autre établissement scolaire pour prendre possession d'un nichoir. A terme, 4.000 seront ainsi distribués aux habitants des villages de la plaine au sud de Niort d'ici 2010. Renseignements : http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=79&num=1096776 SAINT-NICOLAS- DE-BOURGUEIL Le chasseur violent renvoyé en correctionnelleEn
bref : Saint-nicolas- De-bourgueil Le Chasseur Violent Renvoyé En
Correctionnelle • Sncf Travaux De Maintenance Et Perturbations
Indre-et-Loire / Faits Divers SAINT-NICOLAS- DE-BOURGUEIL Le chasseur violent renvoyé en correctionnelle Pour un obscur différend sur un droit de chasse, une rixe avait opposé, la semaine dernière, deux chasseurs de Saint-Nicolas-de-Bourgueil. L'un d'eux avait porté plainte (lire la NR du 29 janvier). Le parquet a décidé de renvoyer l'autre devant le tribunal correctionnel le 20 février. Dans l'attente, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de chasser et obligation de rendre ses armes à la gendarmerie. David Abiker & les Infonautes : C’est cher, ça tue les animaux et on peut s’en passer : faut-il arrêter de manger de la viande ?David Abiker & les Infonautes : C’est cher, ça tue les animaux et on peut s’en passer : faut-il arrêter de manger de la viande ?David Abiker - Hier, 15:45Ci-dessous, le clip des végétariennes américaines pour nous inciter à laisser tomber la viande alors que demain se tient la journée pour l’abolition de la viance... Alors, la viande ? Stop ou
encore ? C’est cher, ça tue les animaux et on peut s’en passer. Faut-il
arrêter de manger de la viande ?
Trafic de chiens. Manifestation aujourd'hui à BaudTrafic de chiens. Manifestation aujourd'hui à Baud - Morbihan - Le Télégramme Trafic de chiens. Manifestation aujourd'hui à Baud31 janvier 2009 Rumeur ou réalité? Depuis plusieurs semaines, en tout cas, l'hypothèse d'un trafic de chiens dans la région de Baud alimente de nombreuses conversations. La représentante locale de la fondation Brigitte Bardot est, quant à elle, persuadée de l'existence de ce trafic. Ce matin, elle prendra la tête d'un mouvement qui entend manifester devant les grilles de la gendarmerie pour tenter d'en savoir un peu plus sur ce dossier quelque peu mystérieux. Du côté de la gendarmerie, on souhaite en revanche relativiser les faits. «Pour l'instant, aucun élément ne permet d'accréditer la thèse d'un trafic de chiens dans le département, assurent-elle dans un communiqué adressé à la rédaction. Depuis le 1er janvier2008, les gendarmes du Morbihan ont enregistré huit plaintes de propriétaires à la suite de la disparition de leur animal. Dans deux cas seulement, le vol d'animal a pu être caractérisé. La plupart du temps, les chiens ont échappé à la vigilance de leur maître. Dans un cas au moins, un chien est rentré au domicile de son propriétaire». «S'agissant de la dernière plainte enregistrée jeudi dernier, le propriétaire indique que son chien de type Saint-Bernard aurait été aperçu par plusieurs personnes à bord d'un véhicule de type voiturette sans permis. La brigade locale chargée de l'enquête procède actuellement aux vérifications d'usage», précisent-ils. Enfin, ils tiennent à rappeler que «chaque année, la gendarmerie du Morbihan est saisie de centaines de signalements de divagations sur la voie publique. Un chiffre à croiser avec celui donné par la SPA qui recense annuellement 1.000 à 1.500 cas d'abandons de chiens dans le Morbihan». Abolir les protéines animales
horaires de diffusion
5h12, 6h49, 11h42, 14h12 et 15h49
- Abolir la viande Abolir les protéines animalesNathalie Fontrel - 05:15
Alors que 50 milliards d’animaux terrestres sont
abattus chaque année sans compter les espèces marines, ces associations
dénoncent les conditions d’élevage, l’entassement des bêtes dans des
univers carcéraux. Mais ce que réclament les défenseurs des animaux, c’est
la suppression pure et simple de la viande ou du poisson dans nos
assiettes. On peut vivre sans en manger confirme la nutritionniste Pascale Modaï.
Les végétariens sont d’ailleurs en meilleure santé que la moyenne de la
population mais on ne sait pas si cela est lié à leur alimentation ou
au fait qu’ils sont plus soucieux de leur mode de vie, ils ne fument
pas par exemple. Voilà pour l’avis du nutritionniste. Reste un argument : la pollution des élevages. Pollution des sols, de l’eau, et du climat. Le méthane dégagé par les rots des vaches lorsqu’elles ruminent est un gaz à effet de serre dont le pouvoir réchauffant est 20 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Les rots des vaches représentent 3% des gaz à effet de serre. Consommer de la viande c’est aussi favoriser les émissions de CO2 par le transport de l’alimentation pour les animaux puis des animaux pour l’alimentation des hommes.
Archives de la chronique Planète environnement
http://www.france-info.com/spip.php?article245149&theme=81&sous_theme=144 On assiste à des tirs records de sangliers, et ce n’est pas fini!On assiste à des tirs records de sangliers, et ce n’est pas fini!ENVIRONNEMENT | Près de 650 cochons sauvages sont tombés cette saison sous les plombs des chasseurs vaudois. Du jamais vu! Le canton prolonge cette chasse partout, sauf dans la Grande Cariçaie.![]() ©
JEAN-CLAUDE CURCHOD / A | Cet hiver, les chasseurs vaudois réalisent un
véritable carton sur le sanglier, notamment grâce à la neige qui permet
de pister l’animal. La corporation est toutefois divisée sur l’ampleur
de ce que certains appellent une «hécatombe». CHRISTIAN AEBI | 31.01.2009 | 00:03 Le pire ennemi des sangliers? La neige! Grâce aux traces laissées dans la poudreuse, les chasseurs ont fait un carton cet hiver. Près de 650 sangliers auraient déjà été tués dans le canton. C’est 20 à 30% de plus que les autres années. Et ce n’est pas fini: la chasse vient d’être prolongée de quinze jours, jusqu’au 14 février. «Le sanglier n’est pas une espèce menacée, au contraire! explique Philippe Gmür, conservateur de la nature, à l’Etat de Vaud. Les hardes prolifèrent et provoquent d’importants dégâts à l’agriculture. Ces tirs sont nécessaires.» La prolongation qui vient d’être accordée est valable dans les Alpes, le Plateau, le Jura. Mais pas sur la rive sud du lac de Neuchâtel: la réserve de la Grande Cariçaie est épargnée afin de ne pas y déranger les oiseaux de retour de migration. Autant dire que c’est désormais la terre d’asile des cochons sauvages. Ils coûtent cher… «L’hécatombe» de cet hiver partage les adeptes de chevrotines. «Je m’exprime à titre personnel, insiste André Cherbuin, président de la section payernoise de la Diana, la société de chasse. Cette prolongation n’a pas lieu d’être. Il en va de la protection du capital. On ne sait pas combien il reste de sangliers. Nous n’avons aucun chiffre. La seule certitude, c’est que les caisses sont vides et que l’on veut économiser sur les coûts des dégâts. Alors, on tire.» André Cherbuin n’a qu’un seul sanglier à son tableau. D’autres en ont annoncé 25, pour un seul chasseur! Du jamais vu. «C’est une honte, s’indigne un chasseur. On passe pour des «viandars» . On ne chasse plus, on extermine.» «Vers des tirs plus ciblés» http://www.24heures.ch/vaud/assiste-tirs-records-sangliers-fini-2009-01-30 Maroc: six ans de prison pour avoir pris le mot "hot dog" à la lettre CASABLANCA (AFP) - 30/01/2009 16h4Maroc: six ans de prison pour avoir pris le mot "hot dog" à la lettreCASABLANCA (AFP) - 30/01/2009 16h43
Un tribunal marocain a condamné à six ans de réclusion un restaurateur qui vendait de la viande de chien en faisant croire à ses clients qu'il s'agissait de boeuf, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Ses quatre complices, qui "chassaient les chiens avant de les abattre", ont été condamnés à des peines de 8 mois à quatre ans de prison par le même tribunal de Casablanca.
Le principal accusé, condamné aussi à verser une amende de 10.000 dirhams (900 euros), avait été arrêté après une dénonciation le 16 janvier dans un quartier populaire de Casablanca en possession d'importantes quantités de viande canine et de saucisses avariées.
Il a avoué lors de l'enquête avoir procédé au mélange de la viande canine à des produits chimiques pour dissimuler l'odeur et la couleur des morceaux écoulés.
Dans les quartiers populaires du Maroc, aussi bien à Casablanca qu'à Rabat, les saucisses grillées sont le plat favori des revenus les plus modestes.
© 2009 AFP http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=ins&idArticle=newsmlmmd.9fd21598a2132b24f557443a3226e861.101.xml&titre=Maroc%3A+six+ans+de+prison+pour+avoir+pris+le+mot+%22hot+dog%22+%E0+la+lettre 30/01/2009 Près de deux millions de bovins privés de pâturage sont morts
Lettre d'information n°327 du vendredi 30 janvier 2009
NaturaVox : partager pour préserver
La nourriture pour chiens "bio" a du succès auprès des AméricainsLa nourriture pour chiens "bio" a du succès auprès des AméricainsWASHINGTON — De nombreux propriétaires d'animaux domestiques ont décidé de faire mentir le dicton "c'est pas fait pour les chiens", en matière de nourriture. Aux Etats-Unis, ils sont de plus en plus à chercher des produits biologiques ou respectueux de l'environnement pour Rex et Médor. L'entreprise Packaged Facts, spécialisée dans les études de marché, estime que les ventes de nourriture "naturelle" pour animaux ont atteint 1 milliard de dollars (712 millions d'euros) en 2007, soit 6% des ventes globales de nourriture pour animaux, et une croissance de 50% depuis 2003. Packaged Facts prévoit une croissance de 16% d'ici 2012, pour atteindre plus de 2 milliards de dollars (1,4 milliard d'euros). Une nouvelle offre très abondante a alimenté le boom de l'industrie des produits pour animaux, dont les ventes ont atteint 43,4 milliards de dollars (30,9 milliards d'euros) en 2008, dont 16,9 milliards en nourriture (12 milliards d'euros). Dix ans plus tôt, cette industrie ne générait que 23 milliards de dollars (16,4 milliards d'euros). Des douzaines de gammes de produits spécialisés sont apparues sur le marché récemment. Les marques traditionnelles s'y sont également mises et les cinq plus gros fabricants de nourriture pour animaux ont lancé des gammes "bio" ces dernières années. On trouve même des marques "nature" dans des grandes surfaces comme Wal-Mart. L'attrait pour des aliments pour animaux plus sains a sans doute été alimenté par le rappel en 2007 de nourriture avariée qui avait rendu malades, ou tués, des milliers d'animaux de compagnie américains. Mais il reste des confusions sur l'étiquette. Aux Etats-Unis, il n'existe pas de définition commune des termes "naturel" ou "biologique", et la réglementation concernant la composition de la nourriture pour animaux (à la fois classique et "bio") peut varier d'un Etat à l'autre. Quoi qu'il en soit, "la personne qui cherche des aliments sains pour elle-même se dit: 'Si c'est bon pour moi, c'est bon pour Médor"', résume Robert Ventre, président de l'Association américaine des produits pour animaux, une association professionnelle. C'est ce que pense Liora Robinson. Après une dizaine d'années d'activité dans le domaine des animaux domestiques, en magasin et chez un vétérinaire, elle a lancé sa propre entreprise il y a trois ans. Ses boutiques croulent sous les objets "sains" pour animaux: gamelles sans plastique, médicaments homéopathiques contre le mal des transports et shampooing "bio" pour chien, entre autres. "Je voulais un magasin où tout ce que vous pouvez trouver sur les étagères soit sain pour votre animal", dit-elle. "Je savais que ça existait pour les gens. Au fond de moi, je savais que c'était nécessaire pour les animaux". Peggy Lynn Steck n'hésite pas à faire un grand détour pour acheter chez Liora Robinson certaines marques de nourriture pour Jasmine, son épagneul. "C'est bon pour sa digestion", assure-t-elle. "Avant, on avait un labrador qui était toujours en surpoids. Jasmine est en forme, elle est très énergique. J'ai noté une grande différence". Mais cette tendance aux produits "bio" pour les animaux peut aussi se résumer à une préférence personnelle. Certaines personnes peuvent manger de la "junk food" tous les jours et vivre jusqu'à cent ans. Manger sain n'a pas le même effet sur la santé de chacun. Il en va de même avec les animaux. Les
animaux ont toujours besoin d'aliments spécifiques et non pas d'un
régime pour humains, met ainsi en garde Joe Wakshlag, professeur
assistant de nutrition clinique au Collège de médecine vétérinaire de
l'université Cornell. L'une des tendances actuelles, qui consiste à
ajouter des légumes ou des baies à la nourriture pour animaux, peut
être séduisante, mais les bienfaits de tels ingrédients pour les
animaux sont douteux, estime-t-il."Certaines personnes pensent
qu'il n'y a pas de problème à nourrir un caniche avec uniquement du
poulet", ajoute M. Wakshlag. "Mais ça pose problème. Vous pouvez
définir vous-même le régime alimentaire de votre animal, mais appelez
d'abord (...) votre Sur la piste des empoisonneurs de sangliersL'Union : LE DOSSIER DU JOUR / Sur la piste des empoisonneurs de sangliers - Faits divers LE DOSSIER DU JOUR / Sur la piste des empoisonneurs de sangliers
![]() « Admirez le travail des sangliers », ironisent sur une pancarte Étienne Maillard et Thierry Jannot, agriculteurs dans la Meuse. • La prolifération des sangliers provoque une
crise sans précédent entre agriculteurs et chasseurs. Exemple dans la
Meuse où, dans un climat délétère, des animaux ont été empoisonnés.
• Les présidents de fédération des chasseurs se défendent en détaillant toutes les mesures de régulation qu'ils prennent depuis des années. • Plus de 23.000 sangliers sont abattus chaque saison dans l'Aisne, la Marne et les Ardennes. Les dégâts aux cultures s'élèvent à plus de 1,7 million d'euros pour les trois départements. Enquête
Alain Jurion, garde de l'Office national de la chasse, distingue l'agrainage, « utile en mars-avril, au moment des semis de maïs », du nourrissage, qui « dérègle les cycles de reproduction. Il n'est pas normal d'avoir des marcassins à cette période de l'année ». Un garde meusien de l'Office national de la chasse préfère parler sous couvert d'anonymat, tant le sujet est actuellement sensible. « La paix sociale est en danger », affirme-t-il. Lui qualifie l'agrainage de « faux problème ». « Certes, il y a un peu moins de mortalité, les populations sont fixées, mais l'impact des glandées est bien plus important sur l'évolution démographique. Seuls les chasseurs, avec de la volonté, peuvent faire baisser les populations mais toutes les sociétés de chasse ne jouent pas le jeu. » La Nature compensera-t-elle la mauvaise volonté de certains chasseurs en régulant d'elle-même avec une violente épidémie de peste porcine ? L'agrainage, en favorisant le contact entre animaux, est propice à l'apparition d'épidémies. « L'Alsace a été affectée par la maladie. ça n'a pas suffi à faire baisser de manière significative les populations », remarque un garde-chasse. Malgré des tableaux de chasse impressionnants (plus de 24.000 sangliers tués sur l'Aisne la Marne et les Ardennes), le montant des dégâts augmente. Comme si le sanglier, gibier mythique, était devenu incontrôlable au grand dam des chasseurs, Frankenstein de la nature, dépassés par une créature de plus en plus gourmande et prolifique. Prévention / Situation fragile dans l'Aisne, la Marne et les Ardennes Si le torchon brûle entre agriculteurs et chasseurs dans la Meuse, la situation restent également tendue par endroits dans la Marne, l'Aisne et les Ardennes. Les fédérations de chasseurs de la région, embarrassées par le sujet, craignent une contagion. Elles multiplient les contacts avec le monde agricole et donnent des gages de leur bonne volonté dans la maîtrise des populations de sangliers. Le président Jacky Desbrosse, de la fédération de la Marne, a provoqué une réunion fin novembre avec tous les acteurs du dossier : « Les dégâts sur maïs ont été multipliés par 2,5 depuis 2007. Est-ce là l'effet d'un relâchement après avoir annoncé que nous avons atteint le seuil des 42.000 quintaux de dégâts, seuil défini comme acceptable par le monde agricole ? » Jacky Desbrosse a de nouveau exhorté les détenteurs de lots de chasse à maîtriser le nombre de sangliers. Il a également annoncé un nouvel outil statistique pour affiner le nombre d'animaux et leur gestion. « Une prise de conscience tardive alors que problème perdure depuis une dizaine d'années, regrette Vincent Jourdan, agriculteur en montagne de Reims, zone dite sensible : « Heureusement, nous ne sommes pas dans la situation de la Meuse. Le dialogue n'est pas rompu. Les chasseurs dans mon secteur commencent à exercer une bonne pression de chasse. Il faut le reconnaître. Je veux être constructif mais je resterai ferme. Le système d'indemnisation est à revoir, l'agrainage doit être interdit, les fédérations doivent maîtriser leurs troupes - ce qu'elles ont beaucoup de mal à faire -, et les préfets doivent lancer des battues administratives quand c'est nécessaire. » En 2004, en Argonne, une battue administrative avait provoqué un électrochoc. Si cette solution radicale, vécue comme un échec par les chasseurs, a peu d'impact sur le nombre de sangliers, elle a au moins le mérite de réveiller les consciences. Depuis cette date, la situation est à peu près sous contrôle dans ce secteur. « Ca va mieux, mais on est quand même sur le fil du rasoir », explique Dominique Patizel, un agriculteur qui exploite des terres à la fois dans la Marne et en Meuse. Dans l'Aisne, le préfet, Stéphane Fratacci, s'est inquiété en réunion publique du « développement des sangliers, source d'insécurité routière ». Cette année, la chasse au grand gibier dans ce département coûtera 62 € au lieu de 38 en 2007. Là encore, la faute aux dégâts. L'équivalent de 500 hectares a été saccagé par le gibier. Ici comme ailleurs, des chasseurs tentent de trouver un équilibre agro-cynégétique alors que d'autres entretiennent de véritables « bordels à cochons », pour reprendre l'expression d'un président de fédération. Des dégâts compensés mais... C'est la loi, les chasseurs sont tenus d'indemniser les pertes de récolte provoqués par le gibier. Les sommes déboursées chaque année sont impressionnantes : autour de 1 million d'euros dans la Marne, 500 000 € dans l'Aisne, 300 000 € dans les Ardennes. Auxquels il faut aujouter 10% de frais d'expertise et différentes mesures de prévention telle que la pose de clôture électrifiée. La procédure fonctionne peu ou prou même si les agriculteurs sont rarement d'accord avec le montant défini par l'expert. Vincent Jourdan, agriculteur en Montagne de Reims, critique « une procédure lourde, longue qui peut mettre en péril la trésorerie des entreprises. » L'indemnisation, pour être la plus équitable possible, est indexée sur le cours des céréales. Ce qui fait dire à certains que si les prix en 2008 s'étaient maintenus au niveau de ceux 2007 , des fédérations de chasseurs auraient été contraintes de déposer le bilan. Des chasseurs, fatigués de voir le prix de leur loisir atteindre des sommets, rétorquent que les agriculteurs veulent le beurre et l'argent du beurre. « Certains tirent des revenus de la location de chasse. Ils exigent en plus des indemnisations de plus en plus délirantes. Or, c'est quand même à cause d'eux qu'il n'y pas plus de petit gibier en plaine », explique un passionné de la chasse aux sangliers. Des arguments recevables dans certains départements mais pas dans la Meuse où les agriculteurs ne tirent pas de revenus de la chasse. Les Robins des Champs critiquent « la chasse business », où la densité de gibier justifie des prix de location prohibitif. « Le système est pervers. Plus la chasse coûte cher, plus les sociétés de chasse laisse le gibier proliférer pour attirer les clients. », dénonce Etienne Maillard. La vraie faiblesse du système d'indemnisation, concerne les pâtures. Une compagnie de sangliers peut provoquer des dégâts quasi irréversibles en prairie les éleveurs se plaignent de ne pas être correctement dédommagés. D'où la grogne actuelle. Déjà en 1952, la myxomatose Le virus de la myxomatose a été découvert en Uruguay vers 1896 et introduit en Australie vers 1950 afin d'éradiquer les lapins de garenne. Pour les mêmes raisons et pour céder à la pression des agriculteurs, la maladie a été importée en France, en 1952. Cette épizootie s'est répandue très rapidement dans tout le pays puis en Europe et en Afrique du Nord et a provoqué la mort de plus de 90 % des lapins de garenne. Dans la forme aigüe de la maladie le temps d'incubation est de deux à dix jours, et les lapins meurent après cinq à sept jours (taux de mortalité jusqu'à 99 %). Il n'existe pas de traitement curatif efficace à 100 %. Le traitement des terriers par pesticides est trop délicat, et il est même de pollution. Pour l'élevage, le seul moyen de protection est la prévention par vaccination des lapins.
Article paru le : 30 janvier 2009
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